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“Ce qui se passe dans la paroisse de Trappes a une dimension prophétique”

À Trappes, ville "sensible" des Yvelines, une quarantaine d’adultes se prépare à un sacrement de l’initiation chrétienne. Un signe parmi tant d’autres du dynamisme des paroisses populaires, annonciatrices "d’une humanité réconciliée", estime son curé, le père Étienne Guillet.

5 min de lecture

Source: Pascal Deloche / Godong

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Forte de 35.000 habitants et située à une douzaine de kilomètres de Versailles, Trappes souffre de sa réputation. À en croire les relais médiatiques, elle n’est que violence, trafic de drogue et délinquance. Un de ses quartiers, les Merisiers, n'a-t-il pas été désigné dès 2018 "quartier de reconquête républicaine" (QRR) parce que la délinquance y avait augmenté de manière significative ? Une délinquance qui ne faiblit pas pour autant. Elle a même bondi de 10% sur les six premiers mois de l'année 2021 par rapport à la même période en 2019. Sans compter que Trappes a vu grandir plusieurs jeunes partis mener le djihad avec le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak entre 2014 et 2016.

Alors Trappes, une ville perdue ? Mais ce qui compte n’est-il pas ce qui se passe réellement au-dedans ? Et dont le père Étienne Guillet, curé depuis 2015, donne une image différente, lumineuse même, loin des informations anxiogènes. "Bien sûr, il y a des problèmes à Trappes, mais ce serait réducteur de ne retenir que cela ! Il y a un vrai dynamisme dans les paroisses des quartiers populaires. Il se passe quelque chose de prophétique, qui annonce une humanité réconciliée", confie le prêtre à Aleteia. "À l’image de la ville, la paroisse de Trappes est jeune, vivante, multiculturelle, et même si elle a ses faiblesses, elle est le signe que vivre ensemble est possible, que le multiculturalisme n’est pas un drame".