Aleteia logoAleteia logoAleteia
Vendredi 12 août |
Sainte Jeanne-Françoise de Chantal
Aleteia logo
Tribunes
separateurCreated with Sketch.

Une enquête sur ce qui donne sens à la vie

Article réservé aux membres Aleteia Premium
FAMILY

Shutterstock

Blanche Streb - publié le 10/01/22

Notre chroniqueuse Blanche Streb a lu les résultats d’une enquête mondiale sur le sens de la vie, récemment parue. Des réponses à la fois rassurantes et inquiétantes.

La question la plus éternelle, la plus commune à tous les hommes depuis que l’Homme existe est peut-être celle du sens de la vie. Quel sens à la vie ? Quel sens à ma vie ? Un centre de recherche américain vient de publier une étude baptisée « Où trouve-t-on un sens à sa vie ? » Elle se base sur une enquête menée dans dix-sept pays du monde auprès de 19.000 adultes. Elle a été menée par le Pew Research Center de Washington, connu pour ses statistiques et informations sociales fournies sous forme de d’études démographiques, sondages d’opinion et analyses. 

La famille à la première place

Bonne nouvelle. Parmi les dix-sept réponses proposées, à classer selon son ordre de préférence, une source de sens est prédominante : la famille. Dans quatorze des dix-sept pays, la famille est citée en priorité dans ce qui donne le plus de sens à la vie, plus que toute autre donnée. Les personnes interrogées mentionnent leurs relations avec leurs parents, frères et sœurs, enfants, petits-enfants, le temps de qualité passé avec eux, la fierté éprouvée devant les réalisations de leurs proches et même le désir de vivre une vie qui laisse un monde meilleur à leurs enfants. En Australie, en Nouvelle-Zélande, en Grèce et aux États-Unis, c’est plus d’une personne sur deux qui place la famille à la première place. En France aussi, elle est en tête, mais seulement pour 32% des Français. 

Ensuite, dans l’ordre, nos concitoyens interrogés plébiscitent leur activité professionnelle (25%). En cette période de pandémie qui n’en finit pas, la santé est considérée pour un Français sur six comme source de sens à la vie (17%). Suit derrière le bien-être matériel (14%), qui passe avant les amis (12%) et les hobbys (10%). La liberté finalement ne récolte qu’un petit 8%, la nature à égalité avec la société sont à 7%, la retraite décroche 4%, le conjoint — sûrement déjà inclus aussi dans la famille — un petit 3%, à égalité avec les voyages, mais un peu au-dessus de l’éducation (2%). Tout en bas de la liste, la foi est placée au même rang que les animaux de compagnie et l’engagement associatif, pour décrocher un humble petit pour cent.

Les besoins de l’âme

Je ne suis pas surprise par ce magnifique plébiscite en faveur de la famille, ni par celui du travail qui offre à beaucoup les moyens de se réaliser, de se sentir utile. En revanche la place des amis, de la liberté, de l’engagement et plus encore celle de la foi m’ont laissé coite. Finalement, ce qui manque cruellement à ce genre d’enquêtes, pas inutiles au demeurant, ce sont les réponses qui évoquent d’autres besoins de l’homme que sont les besoins de l’âme. L’art, la beauté, la vérité, la responsabilité, l’espérance… moins faciles à « quantifier » et pourtant si essentielles au quotidien. 

Le bien-être matériel avant les amis ? Tout en ayant du mal à le croire, me revient à l’esprit cette pichenette du pape François aux jeunes, les invitant à quitter leur confort, à éviter la paralysie de confondre le bonheur avec un canapé…  Le Saint Père qui, en la solennité de l’épiphanie du Seigneur, nous disait depuis Rome ce 6 janvier que « la crise de la foi, dans notre vie et dans nos sociétés, […] est liée au sommeil de l’Esprit, à l’habitude de se contenter de vivre au quotidien, sans s’interroger sur ce que Dieu veut de nous. Nous nous sommes trop repliés sur les cartes de la terre et nous avons oublié de lever le regard vers le Ciel ; nous sommes rassasiés de beaucoup de choses, mais dépourvus de la nostalgie de ce qui nous manque. La nostalgie de Dieu. Nous nous sommes fixés sur nos besoins, sur ce que nous mangerons et de quoi nous nous vêtirons, laissant s’évaporer le désir de ce qui va au-delà ». Est-ce que le 1% recueilli par la foi viendrait de là ? 

Et la liberté ?

Quant à ce 8% pour la liberté… Ces derniers jours, le président Emmanuel Macron a rappelé, dans un entretien controversé, cette étriquée définition « à la française » de la liberté : ma liberté s’arrête là où commence celle des autres… Comment alors ne pas penser à la mise en garde de Bernanos, dans l’une de ses conférences : « La pire menace pour la liberté n’est pas qu’on se la laisse prendre, — car qui se l’est laissé prendre peut toujours la reconquérir. C’est qu’on désapprenne de l’aimer, ou qu’on ne la comprenne plus. » Où trouver un sens à la vie ? Aucune enquête ou algorithme ne nous donnera jamais cette réponse, sans prix. Et si c’était la vie, le sens ? Cette vie qui, sans cesse, nous appelle et nous invite à prêter l’oreille pour faire de nos errances, notre chemin.

La suite est réservée aux membres Aleteia Premium

Vous êtes déjà membre ?

Gratuit et sans aucun engagement :
vous pouvez résilier à tout moment

et je bénéficie des avantages suivants

Aucun engagement : vous pouvez résilier à tout moment

1.

Accès illimité à tous les contenus « Premium »

2.

Accès exclusif à la publication de commentaires

3.

Publicité limitée aux partenaires de Aleteia

4.

Accès exclusif à notre prestigieuse revue de presse internationale

5.

Réception exclusive de la newsletter “La lettre du Vatican”

6.

550 monastères accueilleront vos intentions et les porteront dans leur prière quotidienne

Et vous soutenez le média qui porte vos valeurs chrétiennes
Et vous soutenez le média qui porte vos valeurs chrétiennes
Tags:
FamillelibertéSociétévie
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
FR_2_NEW.gif
Le coin prière
La fête du jour





Confiez vos intentions de prière à notre communauté de plus de 550 monastères


Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement