En 330, une vieille dame fait le pèlerinage de Terre Sainte. Il ne s’agit pas de n’importe qui ; Hélène, en effet, est la mère de l’empereur Constantin. Chrétienne, c’est elle qui, la première, a parlé du Christ à ce fils, né d’une liaison de jeunesse avec un officier prometteur, Constance Chlore, avant que celui-ci la répudie pour épouser la fille d’un des co-empereurs et ainsi se rapprocher de la pourpre. Cela fait maintenant vingt ans que Constance est mort, mais Constantin a su, en dépit des difficultés, s’emparer du pouvoir et il règne sans partage sur l’Orient et l’Occident.
Cette toute-puissance a sa contrepartie et le souverain qui, malgré la publication, en 313, de l’édit de Milan autorisant officiellement le culte catholique, n’a jamais demandé le baptême, s’est plusieurs fois rendu coupable de crimes profitables. Le pire d’entre eux est certainement le meurtre de son fils aîné, Crispus, né d’un premier lit. Il a fait exécuter ce fils sans l’entendre après une dénonciation calomnieuse de sa seconde épouse, Fausta, désireuse de libérer la place d’héritier du trône pour ses propres enfants. Quand il a compris, trop tard, l’innocence de Crispus, Constantin a fait exécuter Fausta, ajoutant le crime au crime…













