Chaque semaine, l’essayiste Jean Duchesne décrypte les mouvements de fond qui traversent la société. Agrégé d’anglais, il salue cette semaine la mémoire du Sud-Africain Desmond Tutu, rappelé à Dieu le 26 décembre. L’ancien archevêque du Cap n’était peut-être pas un évangélisateur modèle, mais il lui a été donné d’être l’homme qu’il fallait au moment où il fallait.
Le monde entier rend hommage à Desmond Tutu, ancien archevêque anglican du Cap en Afrique du Sud. Ces louanges sont assurément méritées, en raison de l’autorité morale qu’il a exercée. Reste à tirer les leçons de ce parcours exceptionnel.
Ce qui ressort bien sûr dans l’histoire de ce petit (il mesurait 1 mètre 63) grand homme au regard intense et malicieux, est le rôle qu’il a joué, dans un duo pas toujours harmonieux avec Nelson Mandela, dans la lutte victorieuse contre le régime d’apartheid, la ségrégation raciale dans son pays. Il est remarquable qu’il ne se soit pas imposé simplement en tant que porte-parole de la majorité opprimée. Son image était plus complexe et sa vision sans doute plus large et plus profonde.












