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Noël : la joie de la foi dans la proximité de Jésus

petite fille devant la crèche

Fred de Noyelle / Godong | Ref:420

Dom Samuel Lauras - publié le 24/12/21

La grâce de Noël, ce peut-être la lumière de l’Étoile qui éclaire la proximité de Jésus que nous ne savons pas toujours voir. Le père abbé de l’abbaye cistercienne de Nový Dvůr en République tchèque, dom Samuel Lauras, nous aide à trouver la joie dans la foi qui donne confiance. (3/3)

Mercredi, dom Samuel Lauras nous aidait à discerner la présence de Dieu qui, depuis la crèche, se fait proche de chacun de nous. Hier, il nous aidait à découvrir la présence de Dieu dans nos vies. Aujourd’hui, il nous invite à trouver la joie dans la foi qui donne confiance. « Soyez sans crainte, je vous annonce une grande joie », proclame l’évangile de la nuit de Noël selon saint Luc.

Aleteia/Katolický týdeník : Noël, c’est aussi la jour où l’on se fait des cadeaux, à commencer par des vœux. Que souhaiteriez-vous offrir à l’Église, à vos amis, à la société, au monde… ?
Dom Samuel : La joie. La foi et la joie. Disons : la joie de la foi. J’ai parlé de notre époque mouvementée, de nos soucis, de notre solitude. La vie serait-elle un drame ? En quelque sorte, oui. Alors que vient faire la joie dans ce drame ? Comment trouver la joie dans ce drame, une joie qu’aucune peine ne déracine ? Nous aspirons à une joie qui n’ait rien à voir avec la résignation passive des bons chrétiens qui supporte avec patience toutes les « croix » qu’ils ont l’impression de recevoir de Dieu. Ce n’est pas sûr que ce soit Dieu qui nous envoie ces « croix » ! 

Nous avons parlé de la nuit de la foi et de la foi dans la nuit : comment trouver le chemin qui conduit à la joie ?
La joie chrétienne, elle est là, réellement : le Seigneur est proche. Le mot « proche » a deux sens : proche chronologiquement, le Seigneur va venir — c’est l’attente de son retour ; proche physiquement ou spirituellement, il est là, à côté de moi — c’est ce que saint Bernard appelle le medius adventus, la manifestation du Christ aujourd’hui, dans nos cœurs. 

Noël, c’est aussi un temps pour faire le bilan de l’année écoulée.
Regarder le passé n’a de sens que si c’est pour construire l’avenir, avec plus d’expérience, plus de sagesse, peut-être plus de détachement, moins d’illusion, plus de confiance et de reconnaissance. Parmi les actes de l’année écoulée, ceux qui ont compté, égrenés au fil des jours, sont ceux qui provoquèrent une rencontre de nos êtres assoiffés de Dieu avec Celui qui se fait proche. Ce que tout cela nous a coûté, inscrivons-le aux pertes et profits. Pour acquérir une perle de valeur, on ne lésine pas sur le prix. Si parfois nous nous sommes un peu égarés, reconnaissons-le avant de l’oublier. C’est la rencontre qui importe ! Or, c’est Lui qui vient à notre rencontre. 

Ce que vous dites n’est-il pas réservé aux moines, et non aux chrétiens ordinaires ?
Je comprends… mais c’est une erreur. Saint Bernard explique que ces manifestations de Dieu, qu’il appelle aussi des « visites du Verbe », ne sont pas sensibles. On ne sent rien dans la vie de foi, ou si peu. Ce n’est pas du côté de la sensibilité qu’il faut chercher. Le fond de notre vie chrétienne, c’est la sainte messe, la liturgie des Heures, la Bible, la prière, et une vie morale que nous nous efforçons de rendre cohérente avec l’Évangile. Mais, de fait, celui qui vit sérieusement tout cela, dans la foi, percevra parfois très discrètement que Jésus est proche. Il ne s’agit pas d’un grand miracle qui déplace des montagnes, non ! Dans les peines qu’on éprouve, descend un petit rayon de lumière ; ou bien un proche nous dit une parole consolante qui nous met dans la paix ; ou bien on commence à se débarrasser d’une mauvaise habitude tenace ; ou bien un passage de la Bible s’éclaircit ; ou bien on devient aimable avec un proche qui nous exaspère ; ou bien la paix descend, au milieu de l’angoisse ; ou bien on rend grâces à Dieu pour un moment de joie humaine… C’est toujours discret. On peut dire : Jésus est passé. Il faut la foi pour l’affirmer. C’est comme une oasis dans le désert de la vie de tous les jours.

Vous connaissez l’histoire de Notre Dame de Guadalupe au Mexique ? La Vierge apparaît à Juan Diego, un pauvre agriculteur, elle invite à avoir confiance, elle lui demande de bâtir une chapelle, et pour l’aider à convaincre son évêque, elle jette dans son tablier une brassée de roses et grave sur le tissu son image. Jamais un tel miracle ne viendra éclairer notre vie, mais le Seigneur et la Vierge sont proches de nous, et à la manière qui nous convient, ils éclairent nos vies. Confiance… Aujourd’hui, le Seigneur attend de nous que nous lui fassions confiance.

Propos recueillis par Jiří Macháně pour « Katolický týdeník” »à Prague.

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