Ceux qui prétendent que les femmes n’ont jamais tenu que des rôles de figurantes dans l’histoire de l’Église gagneraient à se pencher sur la vie de l’un de ses saints les plus populaires, Vincent de Paul (1581-1660). Sainte Louise de Marillac, première supérieure de la Compagnie des Filles de la Charité, est en effet loin d’avoir été la seule "influenceuse" de l’illustre apôtre de la charité. Parallèlement aux dames du monde d’alors, une humble paysanne, née aux portes de Paris sur une terre de vignobles, a orienté de manière décisive l’action du petit pâtre devenu aumônier de la reine.
Treize ans avant leur rencontre, le père Vincent a fondé en 1617 dans sa paroisse de Châtillon-les-Dombes (Ain) les Confréries de la Charité, pour contrer la misère matérielle et spirituelle des campagnes. Des petites équipes de femmes bien nées exerçant la charité auprès des crève-la-faim. Par un effet boule de neige, le mouvement gagne Paris en un peu plus d’une décennie.












