Aller au contenu principal
WEB2-MARGEURITE-NASEAU-FILLE-DE-LA-CHARITE.jpg

Sans elle, les Filles de la Charité n’auraient peut-être jamais vu le jour

Sans Marguerite Naseau (1594-1633), jeune vachère de Suresnes (Hauts-de-Seine), les Filles de la Charité, œuvre commune des saints Vincent de Paul et Louise de Marillac, n’auraient peut-être pas vu le jour. Les chrétiens du diocèse de Nanterre se réjouissent de la décision de l’Assemblée plénière d'automne 2025 des évêques à Lourdes qui a voté l’ouverture de la cause, en vue d’une éventuelle béatification, de Marguerite Naseau.

4 min de lecture

Source: Site des Filles de la charité, province Belgique-France-Suisse

Marguerite Naseau.

Partager sur :

Ceux qui prétendent que les femmes n’ont jamais tenu que des rôles de figurantes dans l’histoire de l’Église gagneraient à se pencher sur la vie de l’un de ses saints les plus populaires, Vincent de Paul (1581-1660). Sainte Louise de Marillac, première supérieure de la Compagnie des Filles de la Charité, est en effet loin d’avoir été la seule "influenceuse" de l’illustre apôtre de la charité. Parallèlement aux dames du monde d’alors, une humble paysanne, née aux portes de Paris sur une terre de vignobles, a orienté de manière décisive l’action du petit pâtre devenu aumônier de la reine. 

Treize ans avant leur rencontre, le père Vincent a fondé en 1617 dans sa paroisse de Châtillon-les-Dombes (Ain) les Confréries de la Charité, pour contrer la misère matérielle et spirituelle des campagnes. Des petites équipes de femmes bien nées exerçant la charité auprès des crève-la-faim. Par un effet boule de neige, le mouvement gagne Paris en un peu plus d’une décennie.