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« Soyez dans la joie, le Seigneur est proche »

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Mickaël Le Nezet - publié le 12/12/21

Le père Mickaël Le Nezet, curé de la paroisse de Rochefort, commente les lectures de ce dimanche de Gaudete. « Le Seigneur est tout proche », là est notre joie. Nous préparer à la venue du Seigneur, c’est entendre que sa proximité nous détache de nous-mêmes en nous rendant plus libres, sur le chemin de la vraie joie retrouvée.

En ce dimanche de la joie (gaudete), nous nous interrogeons : « Que devons-nous faire ? » « Que devons-nous faire pour être dans la joie et la paix véritable ? » Le prophète Michée donnait déjà une réponse à cette question : « Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu » (Mi 6, 8). Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens nous invite lui aussi à cette joie et à cette allégresse (Ph 4, 4-7). Et la raison la voici : « Le Seigneur est proche. » C’est une certitude que nous devons accueillir sans cesse dans notre vie. Le Seigneur est proche de nous, désirant faire de notre vie sa demeure. Et cette proximité de Dieu est vraiment source de joie. 

C’est la joie de savoir que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes mais que le Seigneur est avec nous dans tout ce qui fait notre vie, dans les moments heureux comme dans les moments plus douloureux. Il se fait notre compagnon de route, notre guide et notre conseiller, une lumière pour nos pas. Le Seigneur est proche. Il se tient à notre porte, prêt à entrer pour y demeurer pourvu que nous la lui ouvrions. Le Seigneur est proche lorsque nous sommes confrontés à nos pauvretés et nos limites, il les a déjà prises sur lui pour nous en libérer. Le Seigneur est proche lorsque nous sommes abîmés par le péché, il s’est fait lui-même péché pour nous en délivrer (2 Co 5, 21). « Le Seigneur est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité » chante le psalmiste (Ps 144,18).

Plus jamais seul

Et voilà pourquoi saint Paul nous encourage aussi à prier, à supplier et à rendre grâce pour faire connaître à Dieu nos demandes. C’est une invitation à toujours nous en remettre à Dieu, à toujours nous confier à Lui, à cesser de faire sans Lui. C’est choisir de remettre notre vie entre ses mains et de nous laisser conduire par Lui dans une grande confiance. Puisque le Seigneur est proche, « alors il n’y aura ainsi plus jamais de solitude ni d’abandon. Même si tous s’en vont, lui sera là, comme il l’a promis : “Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” Il remplit tout de sa présence invisible, où que tu ailles, il t’attendra. Car il n’est pas seulement venu, mais il vient et continuera de venir chaque jour pour t’inviter à marcher vers un horizon toujours nouveau » (pape François, Christus vivit, n. 125).

Nous préparer à la venue du Christ, dans ce temps de l’Avent, c’est entendre que nous ne pouvons pas « faire l’impasse » de cette dimension de sobriété, de solidarité et de fraternité.

Nous n’avons donc rien à craindre, ni être inquiet de rien nous dit saint Paul dans sa lettre puisqu’Il vient, celui qui est plus fort que Jean-Baptiste et que tous les prophètes avant lui. « Voici le Dieu qui me sauve, j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. » « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi » proclame aussi Sophonie (So 3, 14-18a). Quelle joie de savoir cela, quel bouleversement !

Se décentrer de nous-même

Et c’est ainsi que cette certitude de la proximité du Seigneur qui nous a rejoint et nous rejoint encore pour marcher avec nous, nous encourage à un décentrement de nous-même. Saint Paul nous le dit aussi dans sa lettre aux Philippiens : « Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » (Ph 2, 4). La proximité de Dieu, sa bienveillance pour chacun, nous détache de nous-mêmes et nous rend plus libre, plus disponible pour nous tourner alors vers les autres et ainsi prendre soin de celles et ceux qui nous entourent. C’est comme de savoir que l’on est aimé, que l’on compte pour quelqu’un, ça donne des ailes, ça fait sortir de soi, ça donne une puissance d’amour prête à s’offrir. Regardez la Vierge Marie ! Comblée de grâce, « pleine » du Seigneur, elle s’empressera de se rendre chez sa cousine Elisabeth pour lui venir en aide.

Aussi nous dit saint Paul, « que votre bienveillance soit connue de tous les hommes » (Ph 4, 5). Nous préparer à la venue du Christ, dans ce temps de l’Avent, c’est entendre que nous ne pouvons pas « faire l’impasse » de cette dimension de sobriété, de solidarité et de fraternité. C’est entendre pour nous-mêmes l’appel intérieur à nous rendre proche des plus pauvres, des plus fragiles et des petits qui sont toujours les préférés de Dieu et qui nous évangélisent. La parole de Jean Baptiste dans l’évangile est claire et concrète : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Non, personne ne peut se sentir exempté de la préoccupation pour les pauvres et pour la justice sociale redira le pape François. 

Vivre dans la confiance

Et dans ces temps troublés que nous vivons en Église, nous savons que cette proximité et cette attention pour les pauvres est un chemin de salut, le chemin de la vraie joie retrouvée, car n’y-a-t-il pas en effet plus de joie à donner qu’à recevoir (Ac 20, 35) ? La rencontre, l’accueil, l’écoute bienveillante de l’autre, l’attention à l’autre, le service gratuit, tout cela ouvre à cette joie qui nous est promise, une joie qui demeure.

Alors, « que devons-nous faire ? » Non pas des choses extraordinaires mais tout simplement vivre notre vie dans une grande confiance et un abandon en Celui qui se fait proche, Emmanuel, Dieu avec nous pour nous faire alors nous aussi proches de nos frères et sœurs en humanité en les servant, en les aimant. Nous irons alors dans la joie à la rencontre du Seigneur.

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