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Peut-on critiquer le rapport de la Ciase?

7 min de lecture
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Crédit : Aleteia

Henri Quantin a lu l’étude critique du rapport de la Ciase par huit membres de l’Académie catholique de France. Cette étude suscite beaucoup de commentaires, mais pour l’auteur de "l’Église des pédophiles" (Cerf, 2021), celle-ci fait plutôt honneur à la logique du débat dans la recherche commune de la vérité.

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Y a-t-il matière à scandale, anathèmes ou démissions ? L’agitation que provoque l’examen critique, par huit membres de l’Académie Catholique de France, du rapport de la commission Sauvé inquiète autant qu’elle rassure. Elle rassure, si elle témoigne que plusieurs lectures d’événements, reconnus par tous comme graves et douloureux, sont encore possibles. Elle inquiète, si elle démontre que le champ de la discussion s’amenuise et que le chrétien doit renoncer à réfléchir, dès que des évêques ou des laïcs missionnés par eux ont parlé. 

De quoi s’agit-il, en somme, si ce n’est d’admettre la possibilité de l’esprit critique ? Que le rapport de la Ciase soit lu avec attention, discuté avec précision, contesté avec rigueur devrait être vu comme une bonne nouvelle par tous ceux qui demandent aux chrétiens de ne pas fermer les yeux. S’il faut au contraire le recevoir comme une vérité définitive, on voit mal en quoi il permettrait de rompre avec la supposée soumission béate des fidèles.