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Ajout de “sœur” dans le Missel : concession faite au féminisme ou fidélité au texte latin?

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Crédit : François-Régis Salefran (Vivre la messe, Mame 2021)

La nouvelle traduction du Missel romain, qui entre en vigueur ce dimanche 28 novembre, remplace dans certaines prières liturgiques « frères » par « frères et sœurs ». Eclairages du père Henri Delhougne, coordinateur de la Commission du Missel romain (Comiro), et du père Samuel Berry, délégué épiscopal pour la pastorale liturgique et sacramentelle.

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Concession faite au féminisme ou fidélité au texte latin ? La nouvelle traduction du Missel romain remplace à plusieurs reprises le mot "frères" par la formule "frères et sœurs", et "serviteurs" par "serviteurs et servantes". C’est le cas dans l’introduction du rite pénitentiel : "Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’eucharistie, en reconnaissant que nous avons péché" et à deux reprises dans le Je confesse à Dieu : "Je confesse à Dieu tout-puissant, Je reconnais devant vous, frères et sœurs, que j’ai péché en pensée, [....] C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, frères et sœurs, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu."

La nouvelle prière sur les offrandes inclut également cette nouvelle adresse : "Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout puissant." Enfin, la prière eucharistique I mentionne les serviteurs et les servantes : "Souviens-toi Seigneur, de tes serviteurs et de tes servantes… ". "Ce n'est pas une concession faite au féminisme mais un retour à la richesse du texte latin", explique Bernadette Mélois, directrice du Service national pour la pastorale liturgique et sacramentelle : ""Frères et sœurs" renvoie à la fraternité tant significative de l’Église du premier millénaire. En incluant les "sœurs" dans le discours, le Missel reprend l’antique manière des chrétiens de s’adresser les uns aux autres, comme "frères et sœurs", égaux dans le Christ-frère".