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« Il y a une vie après la rue », la campagne qui bouscule

Fondation Abbé Pierre

Agnès Pinard Legry - publié le 22/11/21 - mis à jour le 22/11/21

La nouvelle campagne de sensibilisation de la fondation Abbé Pierre, qui bouscule les images habituellement choisies pour évoquer la pauvreté.

Il y a une vie après la rue. La phrase est claire et la formule bouscule. La nouvelle campagne de sensibilisation lancée par la fondation Abbé Pierre ne laisse pas indifférent. Qui, en croisant un sans-abri, ne l’a jamais réduit à l’image qu’il renvoyait à cet instant précis, assis sur son banc, entouré de sacs et le regard dans la vague ? Pourtant, celles et ceux qui vivent à la rue ont eu une vie avant. Et en auront une après.

Sur la première affiche on voit une jeune femme dans son lit, son réveil indique qu’il est 3h46 du matin. Mais elle a le sourire. « Virginie n’en veut pas à ses voisins. Avant, c’était le froid qui la réveillait », peut-on lire en commentaire. Sur la deuxième, qui représente un éboueur qui sourit, on peut lire : « Aujourd’hui, Raphaël se réjouit de ramasser les poubelles. Avant il les fouillait. » Sur la dernière c’est un homme souriant qui est au volant qui accompagne ce slogan : « Chaque jour, Sébastien est heureux de passer un peu trop de temps en voiture. Avant, il y passait la nuit. »

Avec cette signature, « Il y a une vie après la rue », cette campagne « s’inscrit une fois encore dans une perspective volontariste et engagée dans laquelle elle affirme que la pauvreté et l’exclusion ne sont pas une fatalité et que nous pouvons y mettre fin, ensemble », précise la fondation.

Outre ces affiches visibles notamment dans les transports en commun, la fondation abbé Pierre a réalisé un court métrage d’un peu plus d’une minute. Il est centré sur l’histoire de Virginie, qui a connu la rue, en est sortie, et qui traverse toutes les contrariétés du quotidien avec distance et optimisme. Du réveil au coucher on la voit qui essuie des désagréments quotidiens tels que renverser quelque chose, l’ascenseur en panne ou un réveil en pleine nuit avec le sourire. Jusqu’aux deux scènes finales. Brutales. Sur la première le banc que regarde Virginie est vide. Sur la seconde elle se voit, certainement des années avant, alors qu’elle était encore à la rue. Oui, il y a une vie après la rue. À condition d’agir pour ne pas en faire une fatalité.

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