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La Vierge Marie, meilleure éducatrice à l’espérance

Virgin Mary

Bogdan VASILESCU | Shutterstock

Jean-Michel Castaing - publié le 19/11/21

À notre monde en quête d’espérance, la Vierge Marie est d’un grand secours. Pour avoir traversé la plus profonde des épreuves de toute l’histoire humaine, elle enseigne que seul Dieu est la source de l’espérance qui ne déçoit jamais.

Notre monde occidental a perdu l’espérance. Adolescents victimes d’éco-anxiété, chrétiens qui se demandent comment ils pourront transmettre la foi à leurs enfants, hommes politiques qui peinent à mobiliser les citoyens sur un projet commun pour notre pays, pessimisme des Français qui pensent que le déclin est inévitable, quand ils ne souscrivent pas à la thèse de la décadence irrévocable : les indicateurs du manque d’espoir sont nombreux, variés et insistants. Dans ces conditions, les disciples du Christ ont leur mot à dire avec la vertu d’espérance qui est l’une des trois vertus théologales avec la foi et la charité. Encore faut-il qu’ils vivent eux-mêmes de cette vertu. C’est ici que le secours de la Vierge s’avère précieux et fondamental.  

Elle nous ramène à la source de l’espérance

En cette période où la foi est en fort déclin et où certains prophétisent la disparition du christianisme, pourquoi en appeler à la mère du Christ dans cette crise dont la résolution semble impossible ? Précisément parce que la Vierge nous ramène à la source même de l’espérance : Dieu lui-même ! Notre mère du ciel nous délivre cette leçon de première importance : c’est à Dieu qu’il faut en appeler dans les cas les plus désespérés en apparence.

Autrement dit, l’espérance est une vertu « théocentrée », une vertu qui a Dieu pour source, centre et but. C’est Lui que nous devons prier, c’est en Lui que nous devons espérer avant même de chercher des consolations ou des moyens humains. Or, si la Vierge est capable de nous tourner vers la source divine de l’espérance, d’opérer en nous un recentrement spirituel et théologique, c’est parce qu’elle est passée, dans son existence terrestre, par le plus formidable trou d’air de l’histoire humaine : la mort du Fils qui soutenait, en tant que Parole de Dieu, le monde. La Vierge a connu cet instant inouï où la source de la vie a été mise à mort. Et elle a continué à croire ! Il n’existera plus jamais dans l’histoire d’exemple plus remarquable d’héroïcité de la foi ! À ce titre, Marie est bien placée pour nous éduquer à surmonter les épreuves touchant l’obscurcissement de la foi.    

Elle a connu le trou d’air le plus vertigineux de l’histoire   

La perte qu’a subie Marie sur le Calvaire est incommensurable. Certes, elle sait obscurément que c’est au bénéfice des hommes que Jésus a donné sa vie. Toutefois, cela n’empêche pas sa douleur d’être « immense comme la mer » (Lm 2, 13), à la mesure de l’être qu’elle a perdu : Jésus, le Messie et Fils de Dieu. Autrement dit, la Vierge n’a pas attendu de Dieu, le Samedi saint, lendemain de la crucifixion de Jésus, une consolation à hauteur d’homme, une demi-mesure susceptible d’atténuer provisoirement son deuil. La Vierge savait que la réponse de Dieu serait à la hauteur de ce que représentait Jésus pour Lui. Par sa foi, la mère du Christ sait que Dieu proportionne toujours son Salut à la situation qui le requiert. Or, avec la mort de Jésus, c’est l’édifice du monde qui a tremblé sur ses bases.

En effet, le Christ, homme parfait, était le seul à pouvoir justifier le monde et les hommes qui le peuplent. La Vierge connaissait son fils et avait reconnu en lui le Sauveur universel. Aussi Dieu ne pouvait-Il pas ne pas répondre à l’importance incommensurable de sa mort par un mystère qui ne le céderait en rien à la dimension vertigineuse de celle-ci : ce sera la Résurrection. La portée de celle-ci enveloppe toute l’histoire humaine parce qu’elle est la réponse à l’événement inouï du Calvaire. Le Samedi saint, la Vierge a l’intuition de cette vérité. Voilà pourquoi elle confie toute son espérance à Dieu.

La force de s’en remettre à Dieu

En ces temps d’incroyance, le croyant qui se tient aux côtés de Marie retrempe sa vertu d’espérance dans les eaux de son baptême par lequel il est ressuscité avec le Christ. Il n’est plus question ici de psychologique, de stage de remise en forme spirituelle ou de méditation. C’est d’abord à Dieu, à Celui qui ne change pas, qui ne devient pas, qui ne fluctue pas mais qui demeure à jamais, que la Vierge nous conseille d’en appeler. Les hommes d’aujourd’hui sont titillés par la tentation de tout attendre de leurs efforts, de leurs projets, de leur ingéniosité.

Cependant, l’apostasie de grande ampleur que nous traversons actuellement est un moment historique qui n’est pas à la mesure humaine. Il s’agit d’un fait massif dont Dieu seul sera en mesure d’inverser le cours, de même qu’il fut le seul à changer le destin de Jésus de Nazareth en le ressuscitant d’entre les morts. Telle est la leçon d’espérance de la Vierge du Samedi saint. Et il ne s’agit pas là d’un savoir théorique : Marie a payé de sa personne avant de nous l’enseigner. Telle est la Femme auprès de laquelle le chrétien ressourcera avec profit son espérance, pour lui comme pour la collectivité tout entière.

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