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Comment le grand saint Martin triompha d’un incendie

SAINT MARTIN

Pascal Deloche / Godong

Saint Martin sur son cheval

Anne Bernet - publié le 12/11/21

Le 11 novembre, les chrétiens fêtent le grand saint Martin, l’apôtre des Gaules, dont 500 églises de France portent le nom. Aleteia achève l’histoire des mésaventures de l’évêque de Tours avec cette visite pastorale dans un presbytère qui faillit mal tourner. (3/3)


Un soir des années 480, alors que, depuis bien des années, Martin est évêque de Tours et qu’il fait sa tournée pastorale, le prêtre du village où il passe la nuit, soucieux d’installer au mieux le vieux prélat, lui installe un lit dans la plus belle pièce de son presbytère et la seule chauffée. L’on est en effet en janvier et le froid est terrible. Martin, habitué à vivre à la dure, est fort agacé de tant de sollicitude mais, ne voulant pas blesser son hôte, il ne fait aucune remarque et se borne, une fois seul dans la chambre et la porte fermée, à pousser dans un coin de la pièce les draps, les couvertures, les oreillers, l’épais matelas, enfin tout ce qui fait le confort de son lit, et, selon ses habitudes de pénitence, il se couche à même le sommier bien dur.

Seul au milieu des flammes

Il n’a pas prêté attention, en déménageant ainsi son couchage, au mauvais état du dallage de sa chambre. Installé dans une ancienne villa romaine, le presbytère jouit encore d’un système d’hypocauste, l’ancêtre du chauffage central, qui permet de chauffer la maison par le sol. Si la maison n’avait été si vétuste, les tuyauteries auraient été en bon état, mais, dans cette demeure laissée à demi à l’abandon, il fallait se contenter d’allumer du feu sous le dallage de la pièce que l’on voulait chauffer. C’était ce que l’on avait fait. 

Son sang-froid revenu, et bien que les flammes lui lèchent déjà le corps, Martin, imperturbable, s’agenouille et trace au-dessus du brasier le signe de la Croix.

Or, à l’endroit où Martin avait empilé draps, couvertures, oreillers et matelas, le sol est disjoint et, alors qu’il dort, le feu, mal surveillé, prend à cet amoncellement de combustibles. La chaleur étouffante et la fumée réveillent Martin vers minuit et, quand il comprend que sa chambre est en feu, il réagit comme n’importe qui eût réagi en pareil cas : il court à la porte et tente de l’ouvrir pour s’échapper. Or, bien qu’il sent le verrou sous ses doigts, la porte ne s’ouvre pas… Blocage accidentel ou volonté mauvaise, rien n’y fait. Alors, Martin appelle au secours. Personne ne vient… Comment se fait-il qu’on ne l’entende pas, qu’on ne sente pas l’odeur de brûlé, qu’on ne voit pas les flammes ?

Le signe de la Croix

Soudain, retrouvant ses esprits et dominant sa panique bien compréhensible, l’évêque fait un retour sur lui-même. Ce qui se passe, en dépit, à l’origine, de causes ordinaires, banales, relève du surnaturel. C’est le diable, son vieil ennemi, qui tente de le tuer et de le perdre. Et c’était sa faute car, tout à l’heure, avant de se coucher, il avait péché par orgueil, en voulant renchérir dans la pénitence, par colère, en envoyant promener la literie pour se passer les nerfs, par manque de charité, en méprisant les efforts de son hôte, et par manque de foi, enfin, en se laissant aller à la panique au lieu d’opposer les armes de Dieu à celles du Malin.

Son sang-froid revenu, et bien que les flammes lui lèchent déjà le corps, Martin, imperturbable, s’agenouille et trace au-dessus du brasier le signe de la Croix. Alors, ainsi qu’il le raconterait à son biographe, Sulpice Sévère : « Dès qu’il reprit l’étendard de la croix et les armes de la prière, le centre du brasier s’écarta et il sentit les flammes comme une rosée après avoir fait la fâcheuse expérience de leur brûlure. » Enfin accourus à son aide, les secours, qui se lamentaient, convaincus de le trouver mort, découvrirent l’évêque à genoux au milieu d’un brasier contenu et désormais impuissant à lui nuire. 

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