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Comment montrer à un enfant qui ment la beauté de la vérité ?

fizkes | Shutterstock

Caroline Moulinet - publié le 10/11/21

Il n’est pas rare de se retrouver confrontés aux mensonges d’un enfant. L’origine de son mensonge dépend en partie de son âge. Cependant, comment initier l’enfant à la vérité ? Comment partager avec lui que l’honnêteté permet d’être vraiment libre et heureux ?

Avec l’arrivée du langage, les enfants découvrent la puissance de la communication. De la douceur d’un « je t’aime » à la dureté d’une critique, la variété de la communication permet une palette immense de partage d’émotions, d’événements, d’idées, de valeurs. Le langage permet également de dire le vrai… et de dire le faux.

Le jeune enfant peut s’émerveiller de la puissance créatrice du langage et, dans les premières années de sa vie, affabuler. Pas tant pour mentir à ses parents, mais parce qu’un univers sans limite s’ouvre à lui ! Des plus belles prouesses sportives dans la cour de récréation aux aventures de son ami imaginaire, les mots le transportent vers un univers imaginé et merveilleux.

Mais comment faire quand l’enfant ment délibérément ? Quand il cache son échec ou maquille son accident ? Quand il jette la faute sur son voisin ou quand il refuse d’assumer sa responsabilité ? La peur est bien souvent le nœud du problème : peut-il apparaître si misérable devant ses parents ? Ses parents l’aiment : ne vont-ils pas être déçus d’avoir un enfant comme lui ?

La grâce et la force que reçoit la Samaritaine d’oser dire en vérité son histoire est l’étape qui lui permet au Christ d’agir dans sa vie.

La parabole de la Samaritaine donne des pistes à ces questions. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire » et elle de s’offusquer d’une telle demande (Jn, 4, 7). L’enfant pris en flagrant délit ou questionné sur une chose qu’il sait ne pas être très avouable se sent agressé également. Il peut se dire « Comment toi me demandes-tu de justifier justement ce point de mon histoire ? Tu m’embêtes ! »

« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » A cet instant, les parents auraient bien envie de dire à leur enfant : « Je me doute de ton erreur, mais si tu savais comme je t’aime, me dirais-tu qui tu es vraiment et ce que tu as fait ? ». Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif. Dans ce même esprit, les parents sentent bien : « Si tu ne me dis pas la vérité, ton cœur restera agité, tu ne seras pas en paix, ni avec toi-même, ni envers nous ».

Heureux l’enfant qui ose croire à un tel amour

Alors la Samaritaine commence à désirer cette eau pour éviter la fatigue d’aller puiser au puits. Peut-être trouver le repos ? L’enfant aussi est tenté de croire à cet amour qui aimerait au-delà de sa faute. Peut-il s’ouvrir avec honnêteté et trouver la paix ?

Plus loin, la femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari ». La grâce et la force que reçoit la Samaritaine d’oser dire en vérité son histoire est l’étape qui lui permet au Christ d’agir dans sa vie. Alors Jésus peut la rejoindre et elle trouve la paix, et plus loin dans le passage, la joie ! Elle part appeler les habitants du village !

Le Christ a parlé en vérité, énonçant des faits, sans accuser et sans diminuer la réalité de la vie de la femme. Les parents sont invités à la même démarche : mettre les mots justes sur l’événement et inviter l’enfant à se dévoiler. Juger ne guérira pas la blessure, mais appeler la vérité dans leur histoire, même si cette vérité n’est pas très belle à voir (comme la vie amoureuse de la Samaritaine), est libérateur. Cette vérité est source de paix, et de joie, car elle seule permet de continuer leur route le cœur apaisé.

Heureux les parents qui parviennent à montrer à leur enfant que leur amour pour lui et la vérité sur leur histoire sont plus grands que toutes les fautes qu’il pourrait accomplir. Heureux l’enfant qui ose croire à un tel amour, il courra vers les autres parler de ces merveilles !

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