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Les questions du Pape pour mesurer son désir de fraternité

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Mathilde de Robien - publié le 20/10/21

« Soyez des disciples missionnaires », exhorte le Pape en vue de la journée mondiale des missions le 24 octobre prochain. Pour le Saint Père, l’évangélisation passe par cinq dispositions du cœur : la compassion, l’espérance, la fraternité, la rencontre et la joie. En cette semaine missionnaire, Aleteia propose de courts examens de conscience, à l’aune des réflexions du Pape, afin d’évaluer son ardeur missionnaire. Aujourd’hui, sa manière de vivre la fraternité. (3/5)

Après la compassion et l’espérance, la troisième « marque de fabrique » du disciple missionnaire, selon le pape François, est sa manière de considérer son prochain comme son frère. « Vivre la mission, c’est s’aventurer à développer les sentiments mêmes du Christ Jésus et croire avec lui que celui qui est à mes côtés est aussi mon frère et ma sœur », invite le Saint Père dans son message pour la journée mondiale des missions 2021. Chaque chrétien est appelé à une mission de fraternité car « il est important de développer la capacité quotidienne d’élargir notre cercle, d’atteindre ceux que spontanément nous ne sentirions pas comme faisant partie de « nos centres d’intérêts » ».

S’il est un pape pour qui la notion de fraternité est fondamentale, c’est bien le pape François. Il y a consacré sa troisième encyclique, Fratelli tutti, dans laquelle il entend, à l’instar de saint François d’Assise, « proposer un mode de vie au goût de l’Évangile ». Un mode de vie qui s’applique à chaque pan de la société (individuel, politique et religieux), et qui « invite à un amour qui surmonte les barrières de la géographie et de l’espace ». Le saint d’Assise exhortait à aimer l’autre « autant lorsqu’il serait loin de lui comme quand il serait avec lui ». « En quelques mots simples, explique le Pape au tout début de l’encyclique, il exprime l’essentiel d’une fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite ».

Est-ce que, comme saint François d’Assise, j’agis comme si j’étais le frère ou la sœur de tous ? Est-ce que je reconnais et aime mon prochain, qu’il soit loin ou éloigné de moi ?

Dans le Nouveau Testament, l’appel à l’amour fraternel retentit avec force : « Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5, 14). Ou : « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et il n’y a en lui aucune occasion de chute. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres » (1 Jn 2, 10-11). Ou encore : « Nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort » (1 Jn 3, 14).

Est-ce que je suis conscient de cet appel vital du Seigneur à aimer mon prochain comme moi-même ? Dans quels lieux, ou de quelle manière, dans ma vie de tous les jours, puis-je répondre à cet appel ?

Rencontrer, et aimer son prochain, contribue à réaliser ce pour quoi l’homme est fait. « Un être humain est fait de telle façon qu’il ne se réalise, ne se développe ni ne peut atteindre sa plénitude « que par le don désintéressé de lui-même ». Une démarche qui est source de vie, selon le Pape. « La vie subsiste où il y a un lien, la communion, la fraternité ; et c’est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité. En revanche, il n’y a pas de vie là où on a la prétention de n’appartenir qu’à soi-même et de vivre comme des îles : dans ces attitudes, la mort prévaut ». Le Saint Père conclut son encyclique en fournissant un modèle en matière de fraternité : le bienheureux Charles de Foucauld. Il est devenu le frère de tous les hommes et femmes, grâce à son expérience intense de Dieu, mais aussi grâce à sa proximité avec les plus pauvres et les plus faibles.

« Il a orienté le désir du don total de sa personne à Dieu vers l’identification avec les derniers, les abandonnés, au fond du désert africain. Il exprimait dans ce contexte son aspiration de sentir tout être humain comme un frère ou une sœur, et il demandait à un ami : « Priez Dieu pour que je sois vraiment le frère de toutes les âmes ». Il voulait en définitive être « le frère universel ». Mais c’est seulement en s’identifiant avec les derniers qu’il est parvenu à devenir le frère de tous. Que Dieu inspire ce rêve à chacun d’entre nous. »

Qui sont les « derniers », les plus petits, dont je peux me faire proche au quotidien, pour devenir moi aussi frère universel ? Ai-je demandé à Dieu, dans la prière, de m’aider à devenir le frère, ou la sœur, de tous?

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