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Jean-Paul Belmondo est mort

L'homme de Rio

Collection ChristopheL via AFP

Jean-Paul Belmondo.

La rédaction d'Aleteia - publié le 06/09/21

Considéré comme l’un des derniers monstres sacrés du cinéma français, l’acteur Jean-Paul Belmondo est décédé ce lundi 6 septembre à l’âge de 88 ans.

Il a été l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français de ces cinquante dernières années. Jean-Paul Belmondo est décédé à l’âge de 88 ans ce lundi 6 septembre. Très affaibli depuis un AVC en 2001, il limitait ses apparitions publiques.

Né le 9 avril 1933, Jean-Paul Belmondo n’était pas particulièrement assidu en classe mais pratiquait avec passion de nombreux sports le football, cyclisme et, bien sûr, la boxe. C’est finalement une crise de tuberculose qui l’éclairera sur sa vocation : il sera comédien ou il ne sera pas rien. 

De lui on se souvient avec plaisir dans À bout de souffle, l’As des As, le Professionnel ou encore le Magnifique. Mais aussi dans sa touchante interprétation dans Léon Morin, Prêtre. Prix Goncourt de l’année 1952, Léon Morin, prêtre est d’abord un roman de Beatrix Beck, quelque peu autobiographique. Le réalisateur Jean-Pierre Melville s’en empare pour le porter à l’écran neuf ans plus tard. En 1959, Jean-Pierre Melville et Jean-Paul Belmondo se croisent pour la première fois dans un escalier, sur le tournage du film de Godard À bout de souffle, dans lequel le réalisateur a accepté de jouer un rôle. C’est ce film qui révèle l’acteur au grand public. Mais c’est sur un autre tournage, celui de La Ciociara de Vittorio De Sica, que Jean-Pierre Melville parviendra à convaincre Jean-Paul Belmondo d’incarner Léon Morin dans son film.

Le réalisateur est athée et s’en revendique, pourtant la portée spirituelle du film ne fait pas défaut dans son film, bien qu’il insiste sur le rapport de séduction et l’amour impossible entre les deux protagonistes. La trame est donc soutenue par ce rapport guidé par le désir, mais Dieu gagne la partie, avec un Léon Morin résolu à ne pas se détourner de Lui. Ce qui fit d’ailleurs écrire à François Mauriac dans le Figaro littéraire de novembre 1961 : “La grâce s’imite donc, me disais-je. Qu’un bon acteur (Belmondo) puisse devenir n’importe quelle créature, entrer dans toutes les peaux, je le savais. Mais ici il fallait devenir ce saint qui ne sait pas qu’il est saint et qu’il fût en même temps ce garçon aimé d’une jeune femme et qui sait qu’il est aimé”.

Tags:
Cinémadécès
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