Le nom de sainte Anne n’est pas celui que l’on associe d’abord à l’histoire religieuse de la Provence. Ceux de Marie-Madeleine, Marthe et Lazare viennent plus spontanément à l’esprit. Pourtant, la petite ville d’Apt, évêché avant la Révolution, abrite un sanctuaire de l’aïeule du Christ plus ancien et jadis plus fameux qu’Auray, d’où proviennent toutes les reliques de la sainte vénérées dans le monde.
À l’origine de ce culte, se retrouvent les très vénérées saintes Maries de la Mer. Rien d’étonnant à cela puisque, selon la Tradition, Marie Salomé et Marie Cléophas sont les nièces d’Anne. Ce serait donc tout naturellement que, chassées de Palestine lors de la persécution hérodienne de la fin des années trente, abandonnées au milieu de la Méditerranée sur une nef « sans voile ni gouvernail » en compagnie de leurs amis Lazare, Marthe, Marie-Madeleine, Maximin, Zachée et Bérénice, que l’on nomme aussi Véronique, les saintes femmes auraient emporté dans leur exil les restes mortels de leur tante, qui reposait jusque-là dans la vallée de Josaphat, à Jérusalem, près de Joachim son époux.








