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Neuvaine à Sainte Joséphine Bakhita, la force de vie

Sainte Josephine Bakhita

© Public Domain

Sainte Josephine Bakhita

Hortense Verdier - Hozana - Publié le 24/05/21

Découvrez cette neuvaine consacrée à Joséphine Bakhita, esclave soudanaise devenue sainte qui a ému le monde entier par son histoire.

Joséphine Bakhita est née en 1869 au Soudan dans une famille aimante. A l’âge de 7 ans, elle est enlevée et se retrouve réduite en esclavage jusqu’à l’âge de 14 ans. Pendant ces sept années, elle va vivre d’atroces souffrances. Le traumatisme est tel qu’elle en oublie son prénom et le nom de son village. Ses ravisseurs lui donnent le  nom de Bakhita qui signifie « la chanceuse ».  À 14 ans, le Consul d’Italie l’achète et la place dans une famille italienne. C’est au sein de cette famille qu’elle découvre le Christ, qui, comme elle, a souffert et donné sa vie. Plus tard, elle est baptisée et reçoit le prénom de Joséphine puis devient religieuse à 24 ans chez les Filles de la Charité Canossiennes. Extrêmement dévouée et aimante, elle fera, toute sa vie, le bien autour d’elle. 

Quelle vie et quel destin incroyable pour cette jeune femme devenue une sainte ! À nous de s’en inspirer et d’oser lui demander des grâces pour devenir, comme elle, sainte malgré les épreuves ! Commençons par rejoindre la neuvaine proposée par Hozana pour marcher sur les pas de cette grande figure de sainteté.  

Une femme libre

La liberté est le leitmotiv de notre société actuelle. Liberté des relations amoureuses, liberté de partir à l’autre bout du monde, liberté d’avoir un enfant quand je veux et si je veux… L’homme contemporain se veut libre et sans contrainte aucune. Mais n’est-ce pas une vision erronée de ce qu’est la vraie Liberté ? Celle qui veut notre Bien, celle qui nous fait grandir, cette voix intérieure, qui ne fait pas de bruit, mais qui nous rend profondément heureux.

Bakhita, qui a pourtant été esclave pendant des années, est le symbole de la femme libre par excellence. Libre car elle a su se laisser guider toute sa vie par cette voix intérieure, celle de Dieu, qui voulait lui montrer combien Il l’aimait inconditionnellement. Pour Bakhita, Dieu était son « Patron », son Maître, elle se laissait guider et aimer. « Comme veut le Patron ! C’est Lui le Patron, moi sa pauvre créature ! »

Une femme qui pardonne

Le pardon peut sembler parfois si difficile à donner, qu’il faudrait un miracle. Alors oui, le pardon est une décision humaine mais il puise sa force dans la grâce infinie de Dieu. Comme le Christ qui, sur la Croix, dit « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », Bakhita dira avec tellement d’amour : 

 « Je n’ai jamais détesté personne. Qui sait, peut-être qu’ils ne se rendaient pas compte du mal qu’ils faisaient ? Si je rencontrais ces négriers qui m’ont enlevée et ceux-là qui m’ont torturée, je m’agenouillerais pour leur baiser les mains, car si cela ne fût pas arrivé, je ne serais pas maintenant chrétienne et religieuse. Les pauvres, peut-être ne savaient-ils pas qu’ils me faisaient si mal : eux, ils étaient les maîtres et moi j’étais leur esclave. De même que nous sommes habitués à faire le bien, ainsi les négriers faisaient cela, par habitude, non par méchanceté ». 

Elle pardonne à ses bourreaux qui pourtant l’ont martyrisée jusqu’au sang. Quelle force de vie, quel amour ! Comme elle, apprenons à pardonner au quotidien les petites offenses que l’on nous fait pour trouver la paix de l’âme. 

Une femme pleine d’abandon

L’homme a un penchant naturel à vouloir tout contrôler dans sa vie. C’est d’autant plus vrai  aujourd’hui dans un contexte où la technique semble nous le permettre. Bakhita, a été enlevée, achetée et vendue à maintes reprises, elle ne sait pas de quoi demain sera fait mais elle s’est laissée conduire par le Christ qui l’a menée jusqu’aux portes du convent. Ce couvent l’a accueillie alors même qu’elle pensait ne pas pouvoir y rentrer puisqu’elle était noire. Toute sa vie, elle a vécu dans l’action de grâce en remerciant le Seigneur de lui avoir donné le cadeau de la foi. Dieu seul lui suffisait. Elle n’avait pas peur du lendemain et encore moins de la mort. Juste avant de mourir elle dira : « Lorsqu’une personne aime beaucoup une autre, elle désire ardemment l’approcher, donc pourquoi craindre tellement la mort ? La mort nous emmène à Dieu ».

À l’image de Bakhita, ayons confiance en Celui qui pourvoit à nos besoins et qui veut notre bonheur. « Ne vous mettez pas en souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui- même; à chaque jour suffit sa peine » (Mat 6, 34). Qu’il est bon d’avoir des modèles de vie comme Joséphine Bakhita pour prendre conscience que nous sommes tous appelés à la sainteté. Nous y sommes tous appelés, non pas demain ou après-demain, mais aujourd’hui même, avec notre passé, nos fragilités, nos combats et avec tout ce que nous sommes.

Pour découvrir la neuvaine, cliquez ici.

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