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Sept attitudes que les catholiques peuvent adopter pour trouver la paix

Di etonastenka|Shutterstock

La rédaction d'Aleteia - Publié le 23/05/21

Nous sommes nombreux à être en proie à un mal-être, particulièrement en cette période difficile. Voici quelques conseils pour retrouver la sérénité.

En ces temps troublés, nombre de catholiques se sentent à la fois désorientés et à cran, incapables de trouver la paix qui vient du Christ. Ces sept conseils peuvent aider à retrouver ce don que le Seigneur nous a faits avant de monter vers son Père : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » (Jn 14,27)

1Fuyez le tourbillon médiatique

Nos sens sont constamment sollicités par des mots, des sons, des images : ce brouhaha audio-visuel dont nous devons nous extraire pour retrouver le repos qu’offre le Christ. S’en éloigner permet d’obtenir le silence au cœur duquel naît la prière. 

« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu. » (Ps 45,11). Accros à nos smartphones, ordinateurs ou autres tablettes et télévisions, nous entrons dans des sphères où règnent irréalité et illusion. Nous sommes bel et bien devenus esclaves de technologies créées à l’origine pour nous rendre service, même si nous avons tendance à l’occulter. 

Certains justifient leurs lectures en disant : « Tel ou tel article est rédempteur pour mon âme ». Certes, tout ce qui circule dans les médias n’est pas mauvais, et nous ne pouvons laisser le champ entièrement libre à ceux qui renient ou ignorent l’Évangile. Mais ne nous leurrons pas : si nous passons plus de temps à consommer du contenu en ligne plutôt que devant Dieu dans la prière, c’est que nos priorités ne sont pas ajustées. Et qui parmi nous n’a pas besoin d’un rééquilibrage ?

2Vivez la liturgie, ne la contestez pas

L’Église nous offre la liturgie comme un moyen d’initiation aux mystères de Dieu. Ceux qui en perçoivent la splendeur devraient prendre garde à ne pas l’abîmer et donc à ne pas la « politiser » via d’interminables débats. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas réagir face à ce qui nous semble être de l’irrévérence. Il y a toujours des occasions de promouvoir une liturgie à la mesure de la grandeur de Dieu, et il serait dommage de passer à côté. 

En revanche, se chamailler sans cesse sur les choses sacrées n’est pas sans danger, surtout lorsque l’on est persuadé d’être dans ce qui est juste. Si certains rites ou coutumes sont défaillants, ils finiront par être abandonnés. Et peut-être que ce qui nous semble défectueux comporte en réalité quelques mérites. 

Quoi qu’il en soit, une vie sainte est le meilleur témoignage que l’on puisse rendre au pouvoir transformateur de la liturgie, célébrée de manière juste. Or sainteté rime avec charité, et la charité n’impose pas, elle n’est pas vindicative, elle « ne cherche pas son intérêt ». (1 Co 13,4)

3Ne cherchez pas à accumuler de vaines connaissances

Un sincère désir de connaître Dieu se distingue assez nettement d’un attrait démesuré pour la théologie. « Je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. » (Ps 130,1) Le désir de connaître Dieu naît de l’humilité. Il stimule une assiduité à la prière, une méditation attentive des Écritures, une saine étude des textes des Pères et des Docteurs de l’Église. Il génère paix, gentillesse, charité. À l’inverse, un attrait disproportionné pour la théologie naît de l’orgueil, et pousse à une consommation déraisonnée de lectures, de sites Internet, de podcasts… Un goût sans limite pour la conversation en découle, mais celle-ci ne mène qu’à un sentiment de sécheresse et d’épuisement. Naturellement, il convient de consulter les auteurs qui font autorité de temps à autre, notamment lorsque l’on manque d’un bon pasteur. Mais pour autant, cela a-t-il du sens de passer plus de temps à se documenter sur les Écritures qu’à les lire directement ? Les sources de la sagesse sont sous nos yeux, il n’y a qu’à s’y abreuver. 

4Préservez-vous de l’esprit de dispute

Il arrive que nous soyons appelés à témoigner posément de notre foi, mais c’est plutôt rare. D’une manière générale, il vaut mieux éviter de se lancer dans d’âpres débats avec des non-croyants ou des frères plus « fragiles ». « Il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien, sinon à perturber ceux qui les écoutent. » (2 Ti 2,14) Laissons plutôt le témoignage de la croix et du Christ en nous venir convaincre ceux qui ont besoin de l’être. 

La retenue est d’autant plus de mise quand il est question de controverses concernant la doctrine ou l’institution ecclésiale. Ces problématiques sont souvent inextricables et ne comportent pas de réponse toute faite. Les aborder ne fait qu’attiser les passions inutilement. Quand nous entamons une discussion, évitons donc les polémiques inutiles et favorisons une saine conversation autour de « tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges ». (Ph 4,8)

5Mettez la politique en perspective

Comme tout citoyen, nous avons à remplir nos obligations civiques, et en tant que chrétiens, il est bon que nous apportions le message du Christ dans l’espace public, mais il convient de ne pas s’investir à outrance dans les affaires de la cité. Il y a un temps et un lieu pour faire de la politique. 

Un engagement en faveur du bien commun ne veut pas dire qu’il faut vivre la politique comme un jeu, ni nous laisser absorber par des flots d’informations en continu ou encore traiter des élections en des termes apocalyptiques. 

Enfin, gardons en tête qu’aucun mouvement ou personnalité politique ne parle au nom de la foi. En résumé, « ne compt[ons] pas sur les puissants, des fils d’homme qui ne peuvent sauver » (Ps 145,3) mais souvenons-nous que « nous avons notre citoyenneté dans les cieux ». (Ph 3,20)

6Ne faites pas achopper vos frères avec des opinions clivantes

La mort du Christ et le Salut par la croix sont des scandales (cf. 1 Co 23 ; Ga 5, 11). La proclamation d’un Messie crucifié est insensée pour beaucoup de monde. Le chemin vers le Christ n’est pas aisé. Essayons donc de ne pas encombrer celui de nos frères avec des propos qui sèment la division, surtout lorsqu’ils concernent des problématiques qui ne sont pas d’une importance fondamentale en vue du Salut. 

« Cessons de nous juger les uns les autres ; mais jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant un frère qui le fasse achopper ou trébucher. » (Rm 14,13)

Bien sûr, il est parfois indispensable de dire les choses sans détour. Mais combien de fois blessons-nous le Christ et notre prochain sous le valeureux prétexte de « dire les choses franchement ». Non, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, particulièrement lorsqu’elles peuvent blesser nos frères. Souvent, mieux vaut se taire que de discréditer la Bonne Nouvelle en tenant inutilement des propos outranciers. 

7Consacrez le dimanche à Dieu et non au monde

Le dimanche nous donne l’occasion de marquer une pause et d’absorber la lumière du Christ pour ensuite la faire rayonner dans le monde. Pourtant, nous négligeons bien souvent cette opportunité, préférant faire du sport, des courses ou au contraire ne rien faire du tout. Bien sûr, il est légitime de répondre à certaines exigences du quotidien, mais il est bon aussi de faire du dimanche un jour à part, en le consacrant à des activités qui favorisent la réflexion et la louange, afin de nous ressourcer en profondeur et d’avoir un avant-goût de la vie éternelle. Après tout, nous sommes des créatures incarnées dans le temps. Si nous n’accordons pas à Dieu des moments pour qu’Il vienne nous rencontrer et demeurer avec nous, nous n’aurons pas d’intimité avec Lui. Évertuons-nous donc à faire du dimanche un jour consacré à rendre grâce au Seigneur et chanter pour le nom de Celui qui nous a faits, car c’est si bon ! (Ps 91,4)

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