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Que penser des expériences de mort imminente ?

© Artège

Mgr André Joseph Léonard - Publié le 13/05/21

Les expériences de mort imminentes (EMI) nous rappellent que notre perception quotidienne est très en deçà de la réalité, et leurs éléments caractéristiques sont très cohérents avec la foi chrétienne.

Les expériences de mort imminentes (EMI) sont des expériences aujourd’hui bien connues, attestées dans toutes les cultures et sur tous les continents, et sur lesquelles on a maintenant de nombreuses études et plusieurs milliers de témoignages convergents. À l’origine, c’est le psychologue et épistémologue Français Victor-Émile Egger, professeur à la Sorbonne, qui emploie pour la première fois l’expression « expérience de mort imminente » en 1896 dans Le Moi des mourants. Docteur en philosophie et médecin américain, Raymond Moddy a repris l’expression sous le nom de « Near Dealth Experience » (NDE) et il a étudié sérieusement le phénomène pendant une vingtaine d’années, en analysant quantité de témoignages de personnes attestant avoir vécu une expérience de mort imminente. Il écrit trois ouvrages qui ont fait date : Life after life (La Vie après la vie) en 1975, le premier ouvrage consacré à la question des EMI, vendu à 20 millions d’exemplaires, qui rapporte 150 récits de comas ou de morts cliniques ayant déclenché des EMI. Reflections on Life After life (Lumières nouvelles sur la vie après la vie) en 1977 ; The Light Beyond (La Lumière de l’au-delà) en 1988.Au terme de son étude pionnière, Raymond Moody en arrive à expliquer le phénomène d’une manière assez spiritualiste, ne voyant pas comment expliquer les choses de manière plus rationnelle.

Un phénomène aujourd’hui bien analysé

Depuis une quarantaine d’années, le développement et l’amélioration extraordinaire des techniques de réanimation ont permis de multiplier brutalement le nombre des EMI, et donc de mieux approfondir le phénomène. Des témoignages de plus en plus nombreux ont peu à peu permis à tous les « expérienceurs » de sortir du silence dans lesquels ils s’enfermaient dans le passé, de peur qu’on les prenne pour des fous. Le phénomène est aujourd’hui connu et suffisamment important pour que l’on puisse l’étudier de manière statistique et scientifique, à partir de données qui viennent de toutes les parties du monde et de toutes les cultures (voir Evelyn Elsaesser-Valarino, D’une vie à l‘autre. Des scientifiques explorent le phénomène des expériences de mort imminente, Paris, 1999). Le 17 juin 2006, une rencontre réunit les plus grands experts internationaux à Martigues afin de faire pour la première fois le bilan d’années de recherches et de réflexions, autour de ce phénomène hors du commun qui a maintenant suscité de nombreuses études.

Trois phases successives bien distinctes

Les témoignages reprennent en général une partie des éléments caractéristiques suivants : « sortie » du corps, « passage » dans un tunnel sombre, décision de retour « difficile ». La première phase fait suite à un accident, un arrêt cardiaque ou à d’autres facteurs, une personne (homme ou une femme, adulte ou enfant) est en état de mort cérébrale. Soudain, elle a l’impression de « sortir hors de son corps » et de flotter au-dessus de son propre corps, au plafond de la pièce ; elle peut voir, observer des choses qui se passent aux alentours, sous tous les angles. À ce stade, elle semble jouir de capacités inconnues jusqu’à lors : vision à 360°, franchissement des murs et autres cloisons, légèreté corporelle, communication instantanée, « d’esprit à esprit », etc.

Lors de la deuxième phase, le sujet est attiré dans un long « tunnel », débouchant dans une lumière ineffable, magnifique. On a pu comparer cette beauté lumineuse à la porte du paradis. Le sujet peut alors « rencontrer », pas systématiquement, parents ou amis disparus, un « être de lumière », des « anges », ou même Jésus ou Marie. Les paysages qui l’entourent sont indescriptibles de beauté. La personne entend parfois une musique improbable. Enfin, lors de la troisième phase, le « patient » réintègre son corps, retrouve les douleurs qui étaient siennes, se sent à nouveau limité dans son enveloppe de chair. L’aspect le plus remarquable est la similitude des étapes rapportées par les témoins qui les ont vécues et racontées, quelle que soit leur race, leur âge, leur langue ou leur pays.

Des caractéristiques communes

Moody a pu le premier définir une liste de points communs qui se retrouvent dans la plupart des témoignages :

– La grande difficulté de trouver des mots capables d’expliquer l’expérience
– Le patient qui s’entend déclarer mort
– Le sentiment de calme et de paix
– L’audition de bruits
– Le tunnel sombre
– La décorporation
– La rencontre avec d’autres personnes
– La vision d’une lumière aveuglante, bienveillante, pleine d’amour
– La vision de sa propre existence
– L’arrivée à un stade ou l’on sent que l’on ne peut pas aller plus loin
– La décision du retour
– Le changement de la manière de vivre après l’expérience
– La perte de la peur de la mort

Plusieurs récits d’expériences EMI ne font allusion qu’à une ou deux des caractéristiques communes, mais celles-ci provoquent la plupart du temps une impression si puissante et si forte, qu’elles se traduisent par des changements radicaux dans la vie des personnes.

Une sensation de bien-être

L’ensemble de l’expérience est le plus souvent caractérisé par une sensation de bien-être, ceci malgré l’impression ou la certitude d’être en train de mourir. Tous les témoignages s’accordent sur la parfaite lucidité pendant l’expérience, que tous décrivent comme aussi réelle, sinon plus, que la vie de tous les jours. Elle est en particulier bien différenciée d’un rêve ou d’une hallucination. Les témoins évoquent parfois la rencontre « d’êtres chers disparus » ou encore d’un « être rayonnant de bonté, de sagesse et d’amour », qui parfois les accompagne dans une revue de leur existence, en orientant leur attention sur des points importants. Certains disent avoir perçu l’ensemble de leur vie d’un seul coup d’œil, d’autres ont revécu certains moments clés, percevant simultanément les émotions de tous les participants à la scène, ainsi que les conséquences de leurs actes. Puis le témoin comprend qu’il faut retourner d’où il vient, avec, souvent associée, la notion d’une tâche à terminer.

EMI négatives et morts partagées

Il existe aussi des EMI négatives, effrayantes, mais elles sont rares. Celles-ci se traduisent par des visions de flammes ou d’eaux sombres, avec des aspects angoissants (souffrances, cris, hurlements, néant, vide, enfer) ; contrairement aux EMI positives peu de cas ont été recensés, mais dans la plupart de ces cas on constate aussi de profonds changements de vie.

Les EMI confirment l’existence d’un réel élargi à l’approche de la mort.

Sont attestées aussi quelques « expériences de mort partagée » (EMP). Raymond Moody les appelle dans son dernier ouvrage : Témoins de la vie après la vie parce qu’elles ressemblent aux EMI (avec décorporation, vision autoscopique, lumière mystique, sentiment de bien-être, d’amour et de paix) à un détail près : elles sont vécues par des personnes en bonne santé, physique, et psychologique et elles se manifestent au moment du décès d’un proche. Ces personnes se tiennent alors près du corps et se sentent transportés ailleurs, comme sortis de leur propre corps, immergés dans une intense lumière. Elles participent au départ du proche après avoir généralement visualisé à ses côtés le film de sa vie.

Les explications scientifiques sont insuffisantes

Ces phénomènes étonnants ont beaucoup d’intérêt car ils rappellent que notre perception du quotidien est très en deçà de la réalité : après la science qui a montré que nous n’avons accès qu’à une partie infime du cosmos, et la foi qui enseigne que le Paradis terrestre et le Paradis céleste nous échappent aussi, les EMI confirment l’existence d’un réel élargi à l’approche de la mort. Il y a beaucoup de témoignages étonnants, portant sur des détails matériels concrets que les « expérienceurs » ne pouvaient connaître. Les études citent, par exemple, celui de Maria, qui a vécu son EMI lors d’un arrêt cardiaque. Pendant celle-ci, elle a pu voir de l’extérieur une « chaussure de tennis usée à l’emplacement du petit orteil et dont le lacet était coincé sous le talon » posée sur le rebord du deuxième étage de l’extrémité nord du bâtiment où elle était située. Après avoir écouté Maria, un médecin incrédule partit à la recherche de la mystérieuse chaussure et après avoir examiné chaque fenêtre de la zone décrite, il finit par trouver l’objet, exactement comme l’avait décrit la femme. Certaines EMI ont révélé des secrets de famille, tels que l’existence d’une fratrie ignorée jusqu’à lors, ou bien de nombreux détails matériels ou dialogues que la personne qui vivait l’EMI ne pouvait pas entendre ou voir du lieu où elle se trouvait. De tels faits sont assez inexplicables, et la science peut difficilement y apporter une explication qui soit psychologique, matérielle ou rationnelle.

La perception d’un environnement — au sens large du terme — sans le secours des organes des sens habituels (nombre de témoignages ont pu être corroborés dans lesquels le témoin ne pouvait pas physiquement avoir perçu ce qu’il rapporte). Il y a des communications — toujours au sens large — uni ou bilatérales, sans le secours des organes normalement dédiés à cet usage et dans une dimension de la réalité qui n’est pas facile à décrire. Dans le même ordre d’idée, il y a souvent apport d’information difficile à expliquer, par exemple ces nombreux témoins, étudiés en particulier par le cardiologue Michael Sabom en 1983, qui ont « assisté » à leur propre réanimation et pouvaient décrire les gestes de l’équipe de réanimation, ou par exemple le fonctionnement détaillé d’un défibrillateur, etc. Les témoins font état aussi de particularités perceptives, que l’on rencontre couramment comme par exemple la perception « globale », non visuelle, l’environnement « observé » sur 360°, la perception simultanée de la scène depuis plusieurs points de vue, l’éclairage ne respectant pas les lois de l’optique, la communication non verbale, la perception de sons sans le secours de l’appareil auditif, la perception (vérifiée) des pensées de participants à la scène, etc. Ils parlent aussi de la perturbation des notions d’espace et de temps, qui semblent soit inadéquates, soit totalement différentes, en tout état de cause difficiles à décrire. Plusieurs évoquent aussi l’accès, rapporté par de nombreux témoins, à une sorte de savoir universel, à un réservoir illimité de connaissances.

L’esprit semble rester actif sans le secours du corps

Pamela Reynolds, une américaine de 35 ans, a vécu une expérience d’EMI en 1991 pendant son opération d’un anévrisme géant. Le neurochirurgien Robert F. Spetzler a utilisé la technique de l’« arrêt hypothermique », pour laquelle il est expert. Cette technique délicate consiste à baisser la température du corps à 15.5°C et mettre en place une circulation sanguine extracorporelle. Pamela a ainsi été maintenue 45 minutes avec un encéphalogramme plat. On peut donc en déduire que son système cérébral était dépourvu de toute activité. Pourtant, l’EMI de Pamela s’est déroulée selon ses dires durant cette période d’arrêt cardiaque hypothermique. Elle aurait subi une décorporation au moment de l’arrêt hypothermique et elle a pu raconter l’opération dans ces moindres détails en rapportant, à l’étonnement du personnel médical, les conversations précises des chirurgiens. Elle a aussi été capable de décrire les instruments utilisés lors de son opération, toutes choses que les médecins n’arrivent toujours pas à comprendre. L’expérience de Pamela s’est traduite par la vision du tunnel et de la lumière extraordinaires caractéristiques. Ce témoignage a été très médiatisé, mais beaucoup d’autres rapportent les mêmes éléments et notamment la vision ou l’écoute de choses que les « expérienceurs » ne pouvaient pas matériellement appréhender là où ils se trouvaient. Ces témoignages remettent en cause profondément la dépendance de la conscience par rapport au corps. Les explications scientifiques imaginées ne sont pas compatibles avec ces témoignages concrets qui les invalident. Il n’est pas possible d’expliquer de façon entièrement rationnelle le phénomène des EMI, qui ne peut assurément pas être réduit à de simples interactions cérébrales.

L’échec de la science

La science ne peut que buter sur de telles choses, parce que ses méthodes et ses moyens sont liés aux lois physiques d’ici-bas et elles ne sont pas pertinentes ni opérantes au-delà. Erwin Schrödinger écrivait déjà à ce sujet en 1954 dans Nature and the Greeks :

Je suis stupéfait de constater à quel point l’image scientifique du monde réel autour de moi est déficiente. Elle nous fournit quantité d’informations factuelles, ordonne toutes nos expériences de manière magnifiquement cohérente, mais elle est horriblement silencieuse quant à toute cette diversité de choses qui nous tiennent effectivement à cœur et qui nous importent réellement. Elle ne peut rien nous dire à propos du rouge et du bleu, de l’amer et du sucré, de la douleur physique et du plaisir physique ; elle ne connaît rien du beau et du laid, du bon ou du mauvais, de Dieu et de l’éternité. La science prétend parfois répondre à des questions dans ces domaines, mais les réponses sont très souvent si ridicules que nous ne sommes pas enclins à les prendre au sérieux.

Convergence avec la doctrine chrétienne sur la mort

Les EMI qui se situent « au seuil » de la mort, et non « après », ne disent pas tout de notre destin au-delà de la vie présente. Elles parlent d’une limite au-delà de laquelle tout retour est compris comme impossible. Tous les témoignages que nous avons ne peuvent évidemment évoquer que ce qui se situe en deçà de cette limite comprise comme décisive et irrévocable, et donc « au seuil » de la mort, et non « après ». Ces éléments relativisent évidemment la possibilité de parler de la mort d’une manière complète : elles n’évoquent qu’une partie de notre destin au-delà de la vie présente. Il est cependant frappant de constater la surprenante convergence entre le phénomène des EMI et ce qu’enseigne la doctrine chrétienne sur la mort et ses suites. Selon l’enseignement de la foi chrétienne, le passage de la vie terrestre à la vie éternelle par l’étape de la mort suppose aussi certains éléments, qui peuvent être très facilement mis en correspondance avec les éléments caractéristiques des EMI :

– Séparation à la mort de l’âme (spirituelle, immortelle) et du corps (mortel)
– Existence d’un autre monde (flottement dans espace nouveau)
– Existence d’une vie après la mort (multiple être dans espace nouveau)
– Pas de réincarnation (tunnel et passage ressenti comme irréversible)
– Possibilité de l’enfer (NDE négatives)
– Possibilité de purgatoire (tunnel noir progressivement plus lumineux)
– Possibilité de paradis (lumière attirante bienveillante)
– Jugement de la vie (vision de la vie entière)
– Communion des saints (être proches reconnus)
– Accompagnement par les anges (être spirituels)
– Rencontre avec le Christ Lumière du monde (être de lumière au bout du tunnel)
– Jugement particulier dans l’amour (amour au bout du tunnel)
– Résurrection dans le Christ (vie des êtres proches)
– Vie éternelle très attirante (attirance forte pour la réalité lumineuse)

Les EMI reprennent de manière précise et détaillée l’ensemble des thèmes traditionnels qui sont présents dans la doctrine chrétienne, au centre de laquelle, il est affirmé que « Dieu est amour ». Le Christ est selon l’Évangile la « Vie », la « Lumière » qui « illumine tout homme », au milieu des ténèbres, et qui conduit l’âme impérissable à la « vie éternelle ».

Les personnes qui ont vécu des EMI en sont en général profondément marquées.Cette expérience est décrite par tous comme inoubliable, forte, marquante et elle induit un changement de vision du monde et de compréhension de la nature et de l’univers. Les études montrent qu’elles voient généralement leurs valeurs totalement remises en question, certaines rompent avec leurs anciennes relations et parfois même avec leur famille, avec qui elles ne sont plus forcément en phase. En 1988 le cardiologue Pim Van Lommel, en association avec les psychologues Ruud Van Wees et Vincent Mejers, a effectué une étude rétrospective au Pays-Bas. Cette étude est le fruit de quatre ans de recherches. Cette étude rétrospective post-EMI a été suivie d’une autre étude longitudinale, en suivant les « expérienceurs » dans la suite de leur vie. Les patients ayant subi une EMI ont été suivis pendant deux à huit ans après leur arrêt cardiaque. Il en est ressorti que la plupart d’entre eux ont changé d’attitude par rapport à leur entourage, la mort, la religion et ont finalement davantage confiance en la vie et en eux-mêmes.

L’expérience conduit à des changements de vie

Les expériences de mort imminente ont presque toujours un impact profond sur l’individu qui se traduit par un changement de vie. Cet impact est reconnu par les psychologues qui ont étudié les cas d’EMI. Les attitudes matérialistes et la recherche de réussite sociale et financière se transforment souvent en un besoin d’aider les autres. De plus, dans la plupart des cas, la personne devient intimement persuadée de l’existence d’une réalité spirituelle indépendamment parfois de toute pratique religieuse. La majorité des personnes ayant vécu une EMI se « convertit » dans les semaines ou mois suivants. Leur attrait pour les choses matérielles et les réussites de ce monde diminuent tandis que croît leur goût pour la spiritualité, l’invisible, l’éternel.

Tous sont convaincus d’une forme de vie après la mort. Bien qu’aucun lien n’ait été trouvé entre l’orientation religieuse et la probabilité d’avoir une EMI, de nombreuses autres études rapportent aussi un accroissement du sentiment religieux après l’EMI et d’un plus grand intérêt pour la spiritualité, la prière, etc. Après cet « aperçu du ciel » ou leur « vue du Seigneur » la plupart sont ensuite absolument convaincus d’une forme de vie après la mort.

Il faut bien distinguer entre la foi et les EMI

Il faut cependant bien se garder d’assimiler ces EMI avecl’expérience authentiquede la foi, qui n’a nullement besoin d’expériences extraordinaires pour être forte, grande et vraie. Assimiler sans discernement la foi et ces expériences risquerait de troubler les esprits et les cœurs plutôt que de les éclairer. D’abord, les EMI ne sont pas du tout réservées aux chrétiens : des gens de toutes religions et de toutes cultures peuvent vivre une telle expérience. Or le cœur et le but de la vie chrétienne, c’est le Christ et son message, ce qui suppose de les connaître. D’autre part, la qualité de la vie chrétienne ne se mesure pas au nombre ou à l’intensité des expériences extraordinaires : on peut être un grand croyant sans jamais avoir « vu », de ses yeux de chair, le Christ ou la Vierge ou les anges ! On peut devenir un saint sans connaître de « ravissement ». La référence absolue pour les chrétiens — le Christ et son Évangile — n’est pas affaire d’extase, de décorporation ou de lumière inconnue. Seul un acte de foi — donc de confiance envers le Ressuscité — donne l’assurance d’être sur le bon chemin vers le face-à-face éternel.

La foi chrétienne ne passe pas ordinairement par des expériences mystiques. L’Évangile donne priorité aux croyants et non aux prodiges ou aux extatiques. Croire au Christ consiste non à désirer le voir matériellement mais à accorder une confiance totale, absolue, en ses paroles transmises par les apôtres et conservées par l’Église. EMI et extases disent le cœur humain à sa surface, comme l’écume de la mer, mais seule la parole du Christ, lumière venue d’en-haut, en découvre les profondeurs.

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