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Six bonnes raisons d’embaucher un volontaire Fidesco

Fidesco

Pierre, gestionnaire de foyer pour personnes polyhandicapées à Madagascar.

Mathilde de Robien - Publié le 25/03/21

Si développer des compétences d’adaptation, de management et d’organisation n’est pas l’objectif premier d’une mission humanitaire, il n’en demeure pas moins que de telles compétences sont recherchées par les entreprises.

Le retour en métropole après deux ans de mission humanitaire s’accompagne généralement d’un vrai discernement quant à la vie d’après. Concernant la reprise d’une activité professionnelle, il arrive que les volontaires se sentent démunis, déphasés ou dépassés par les attentes et les exigences du monde du travail. Pourtant, ils sont riches de compétences et de talents qui, s’ils sont correctement mis en valeur, sont de véritables atouts pour des employeurs. Marguerite Chevreul a travaillé pendant 20 ans en ressources humaines dans de grands groupes internationaux. Coach spécialisée dans le développement des talents, auteur de Ta vie est une mission (Editions Emmanuel), elle anime depuis dix ans le séminaire « Prendre un nouveau départ » destiné à tous les volontaires Fidesco de retour de mission qui souhaitent se faire accompagner dans leur reprise d’activité professionnelle. De manière réaliste et pragmatique, elle met en avant les compétences acquises lors d’une mission humanitaire, ainsi que la manière de les mettre en valeur face à un recruteur.

1Des profils courageux

Il n’est pas donné à tout le monde de tout lâcher – famille, amis, confort, travail… – pour partir deux ans au bout du monde se mettre au service des plus pauvres. Une décision qui demande du courage, au moment du départ, mais aussi pendant la mission, en raison des conditions qui ne sont pas toujours simples. Une qualité qui a de la valeur aux yeux d’un recruteur.

2Des profils généreux

Marguerite Chevreul en est persuadée : les anciens volontaires sont des personnes généreuses, qui ont le sens du bien commun et qui ont tendance à s’impliquer totalement quand le travail a du sens pour eux. Si les recruteurs craignent parfois le tempérament idéaliste des profils humanitaires, il ne tient qu’à ces derniers de leur prouver qu’ils ont les pieds sur terre et qu’ils sauront s’impliquer dans des projets qui leur tiennent à cœur.

Marine, sage-femme au Lesotho.

3Des profils autonomes

Fine connaisseuse de l’univers de la mission, Marguerite Chevreul est bien placée pour reconnaître l’autonomie dont font preuve les volontaires. Ces derniers arrivent dans des pays dont ils ignorent la langue et/ou la culture, leurs missions ne sont pas toujours parfaitement définies en raison des aléas de la communication entre les partenaires sur place et la métropole, mais malgré cela, ils apprennent à faire face et savent prendre seuls les décisions adéquates.

4Des profils responsables

Les volontaires font bien souvent face à des situations difficiles, tant au niveau de la précarité de la population que de la situation sanitaire du pays dans lequel ils sont envoyés. Une expérience qui les amène à prendre un recul incroyable sur la vie, sur le sens des priorités. « Après une mission, rien n’est grave, rien n’est compliqué aux yeux d’anciens volontaires », témoigne Marguerite Chevreul. Une expérience qui les rend aptes à gérer des crises ou à faire face à des situations complexes en entreprise. Cependant, souligne le coach, il est important de savoir mettre en avant ces qualités en face d’un recruteur. Il ne suffit pas de dire que l’on a géré un budget, ou des travaux, à tel endroit pendant deux ans. Le recruteur ne peut prendre conscience de l’intérêt de la mission que si le volontaire est suffisamment précis : quel montant ? quel type de travaux ? nombre de personnes managées ? etc… Il est bon de donner des exemples concrets. Même s’ils concernent une mission au bout du monde, les compétences développées sont les mêmes que celles requises pour un poste en France.

Solène en mission à Madagascar.

5Des profils capables de s’adapter

Dans un environnement totalement nouveau, les volontaires savent s’adapter. Quelques surprises leur sont souvent réservées à l’arrivée… Ils sont en contact avec des profils très variés : partenaires sur place, diocèse local, familles très pauvres… Pourtant, forts de leur volonté à rendre service, ils savent se mettre au niveau des personnes qu’ils ont en face d’eux, ils font face aux imprévus et augmentent en cela leur capacité à s’adapter. Parfois, leur mission n’a même rien à voir avec leur formation initiale. Ils se découvrent alors de nouvelles compétences, de nouveaux talents. Marguerite Chevreul confie être bien souvent le témoin d’anciens volontaires qui se découvrent des talents de manager ou d’entrepreneur. De véritables révélations pour leur vie professionnelle après.

6Des profils doués d’une expérience multiculturelle

Mondialisation oblige, de plus en plus d’entreprises ont un rayonnement à l’international. Les profils multiculturels sont recherchés. Deux ans au contact d’une population à l’étranger permet de se faire une bonne idée des cultures locales. Connaître les mentalités asiatiques, la culture africaine ou encore les coutumes d’Amérique Latine est un atout majeur dans une entreprise.

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