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L’Ircom forme les nouveaux visages de la communication politique

Alix Dieudonné

La rédaction d'Aleteia - Publié le 19/03/21

En septembre 2021, l’Ircom lance un nouveau parcours “Communication publique et politique” destiné aux étudiants du master* Management de la Communication. Depuis près de 40 ans, l’école forme des managers engagés dans les domaines de la communication, du marketing et du journalisme.

“Les étudiants veulent s’engager dans la vie publique car ils se rendent compte que c’est là qu’ils feront bouger les choses”, assure Olivier Mathonat, responsable du futur parcours “Communication publique et politique” de l’Ircom. Ce nouveau module de l’établissement angevin a pour ambition de former des communicants capables de s’engager dans la vie publique et politique de leur pays. En effet, si la politique est un levier de transformation de la société au service du bien commun, il est nécessaire de se former pour agir. Mais attention, prévient Olivier Mathonat : « Former ne veut pas dire formater. Les jeunes qui s’intéressent aujourd’hui à la politique aspirent à un renouvellement ».

Une formation sur le terrain 

Les offres d’emploi dans le domaine de la communication publique et politique ne manquent pas. Et le profil des diplômés de l’Ircom intéresse collectivités et élus. À l’instar d’Alice Rineau, 27 ans, diplômée en 2020. Elle travaille aujourd’hui au conseil départemental du Maine-et-Loire comme community manager pour les élus de la majorité. Elle les accompagne dans leurs stratégies digitales et les aide à s’approprier les réseaux sociaux afin qu’ils puissent développer un lien avec leurs électeurs. De sa formation à l’Ircom, elle a retenu une invitation à s’engager et à se forger sa propre vision critique : “On nous apprend à avoir un regard élargi sur ce qui nous entoure et à construire une réflexion personnelle”, souligne-t-elle. Elle se souvient notamment des revues de presse et des professeurs qui poussaient leurs étudiants à ne pas se cantonner à leurs lectures habituelles mais à se tourner vers d’autres types de presse pour enrichir leur regard. 

La deuxième année se déroule en alternance, avec trois semaines par mois sur le terrain, afin de renforcer l’employabilité des étudiants à l’issue de la formation. Le parcours, qui comprend une centaine d’heures de cours, est ouvert à une douzaine d’étudiants, offrant ainsi un suivi ultra personnalisé. Au programme, cours d’histoire des idées politiques, stratégie de communication politique, stratégie territoriale, etc.

Les étudiants sont avides de travailler dans des structures qui ont du sens. Mais ce n’est pas suffisant d’attendre que la société s’accorde à leurs valeurs : ils savent que c’est à eux de participer à cette transformation.

Mais s’engager dans la vie publique ne veut pas  obligatoirement dire travailler pour un parti ou une structure territoriale. Ce n’est du moins pas le projet immédiat d’Étienne Boulet, 22 ans. Après une double licence en sciences politiques et en lettres, le jeune homme originaire de Bordeaux est actuellement en master 1 à l’Ircom. Depuis janvier, il est en stage dans une agence de communication où il se forme pour devenir consultant en relations publiques. “Je suis travaillé par deux grandes passions : l’organisation de la cité, en tant que société, et les mécanismes d’influence qui ont trait à la communication”, lance l’étudiant avec enthousiasme. “Pour moi, cette formation répond complètement à ces deux intérêts et me permettra de les mettre au service du bien commun”. 

Stratégies de communication, relations publiques et presse sont autant de domaines qui l’intéressent. Mais Étienne a bien conscience qu’il est nécessaire d’acquérir une vraie maîtrise professionnelle de ces outils avant de les développer pour le compte d’une institution locale ou militante. “Il y a des codes et des aspects techniques. C’est une culture à laquelle il faut se former”, insiste-t-il. Et en même temps, reprend-il, “il faut que cette communication soit nourrie avec des idées”. 

“Nous avons beaucoup de demandes de la part de collectivités locales comme les départements, les régions, les mairies, mais aussi des élus, qui ont du mal à recruter des jeunes diplômés”, relève Paul Delava, directeur du master. ”Ils recherchent de nouveaux profils d’étudiants, des étudiants formés autrement. On voit un vrai besoin sur le marché”. “Les étudiants sont avides de travailler dans des structures qui ont du sens”, abonde Olivier Mathonat. “Mais ce n’est pas suffisant d’attendre que la société s’accorde à leurs valeurs : ils savent que c’est à eux de participer à cette transformation”.

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