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Pierre et Charles, une cordée vers le Ciel

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Famille Douillet.

Pierre et Charles Douillet.

Agnès Pinard Legry - Publié le 23/12/20

Jumeaux et compagnons de cordée, Pierre et Charles Douillet, étudiants et alpinistes confirmés de 22 ans, sont morts à la veille de Noël, le 24 décembre 2014, dans le massif du Mont-Blanc. Six ans après leur mort, leur souvenir demeure vivace dans le cœur de leurs proches. Des souvenirs joyeux, à leur image, que la douleur de leur disparition n’a pas réussi à ternir, leur conférant un éclat d’éternité.

Ils sont venus au monde comme ils l’ont quitté, ensemble. Pierre et Charles Douillet, frères jumeaux de 22 ans, ont été emportés à la veille de Noël, le 24 décembre 2014, par une avalanche dans le massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, sur le glacier d’Armancette. Troisième et quatrième d’une fratrie de sept enfants, mordus d’escalade et d’alpinisme, ils formaient dans la vie comme lors de leurs nombreuses courses (nom donné à une sortie d’alpinisme, ndlr) « une sacrée paire et une cordée de rêve », se souvient leur mère, Véronique Douillet. Parfaitement ajustés l’un à l’autre, « Pierrot » et « Charlot » comme on aimait les surnommer, grimpaient « en harmonie, avec audace et prudence ». En ces vacances de Noël 2014, quelle joie pour les deux frères de se retrouver dans le chalet familial de Nâves (Savoie). Séparés par leurs études – Pierre est en école d’ingénieur à Grenoble tandis que Charles est à l’école des officiers de l’armée de l’air à Salon-de-Provence – ils ont prévu de se retrouver pour une course au Dôme de Miage. C’est le sourire aux lèvres, sous un soleil radieux, qu’ils quittent donc le chalet familial ce mardi 23 décembre au matin. « Ils nous ont dit qu’ils partaient pour une randonnée de deux jours et qu’ils seraient de retour le 24 décembre avant notre départ pour la messe de Noël des familles vers 18h-19h », se souvient leur mère qui les revoit débarquer dans la cuisine en tenue, prêts à gravir des sommets.

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Famille Douillet
Charles Douillet pris en photo par son frère Pierre. Décembre 2014.

Pendant que les jumeaux grimpent, la vie suit son cours au chalet, chacun vaquant à ses occupations et se hâtant de terminer les derniers préparatifs pour Noël. Au moment de partir à la messe de Noël, Pierre et Charles ne sont toujours pas rentrés. « Je ne me suis pas particulièrement inquiétée même si Pierre et Charles étaient ponctuels car des contretemps ça peut arriver, surtout en montagne ! ». Au cours de la messe, son mari, Loïc, commence à vraiment s’inquiéter. Ne les trouvant pas au chalet à leur retour, ils préviennent les secours en montagne. Les deux sœurs aînées, Laure et Sibylle, qui passaient leur premier Noël dans leurs belles-familles, sont prévenues et décident de prendre la route rapidement.

Commence alors une nuit infernale. L’ordinateur de Pierre leur permet de retrouver la course des jumeaux. En contact permanent avec le PGHM, la famille voit les minutes défiler avec angoisse. Les secours partent d’abord à pied afin de voir s’ils n’ont pas été tout simplement retardés en raison d’une blessure ou d’un problème de matériel. Et puis vient le premier coup de semonce : une équipe survolant la zone en hélicoptère confirme qu’il y a eu une avalanche de plaque, que tout un pan de la montagne s’est décroché.

Le deuxième tombe vers 3h du matin, au cœur d’une nuit sans lumière. « Ils nous ont dit qu’ils voyaient un corps, c’était celui de Pierre, et qu’il n’y avait aucune chance de retrouver Charles vivant », se remémore douloureusement Véronique Douillet. La mère de famille se met à hurler sous le coup de la douleur. « Nous avons été pris dans une spirale de souffrance et mes hurlements étaient ceux d’une bête. C’étaient tellement dingue de penser qu’ils étaient morts ». Les cris réveillent Hugues et Alix, âgés respectivement de 16 et 18 ans, à qui les parents apprennent la terrible nouvelle.

Un premier corps à 2.700 mètres et le second à 2.200 mètres

Le premier corps est retrouvé et récupéré jeudi 25 décembre en fin de matinée à 2.700 mètres d’altitude. Mais toujours pas de trace du deuxième corps. Or le mauvais temps est annoncé et il devient dangereux pour l’hélicoptère de s’approcher de la montagne. « Mon beau-frère qui est moine cistercien a fait prier tous ses moines par l’intercession de saint Charbel du Liban dont l’ermitage se situait en haut d’une montagne et dont les frères ont dû braver la neige, un 24 décembre, afin d’aller chercher son corps. » Finalement, une éclaircie permet aux secours de poursuivre leurs recherches et de retrouver le corps de Charles, vendredi 26 décembre, 500 mètres plus bas, à 2.200 mètres d’altitude. « Cela aurait été terrible de ne pas retrouver son corps, de devoir attendre la fonte des neiges… »

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Famille Douillet
Charles et Pierre Douillet.

Vient alors le moment douloureux mais essentiel pour la famille : la reconnaissance des corps à la morgue de Chamonix. Si le corps de Pierre est très préservé, celui de Charles, abîmé par la chute, l’est beaucoup moins. « Pierre avait un visage très paisible, un visage de montagnard », se souvient la mère de famille. En raison de la chute, le corps de Charles était en partie caché par un drap. « Nous avons pu nous recueillir auprès de leurs corps. J’avais besoin de leur demander pardon pour ce que j’avais pu faire ou ne pas faire leur causant ainsi de la peine, pour mes réactions parfois mal ajustées… J’ai aussi pu leur demander la force. Celle de continuer à vivre ». Les mots sont parfois insuffisants pour décrire l’intensité d’une réalité, la douleur d’un événement. Cette douleur, Laure, aînée de la fratrie, s’en souvient très bien. « J’y suis allée avec mon mari et ma fille de quatre mois, Myriam », se remémore-t-elle. Elle se souvient surtout de cette médaille de baptême, retrouvée sur le corps de Pierre. « Il avait demandé à maman de la lui donner cinq jours auparavant alors qu’il ne la mettait jamais, sauf pour les ‘grandes occasions’ ».




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Au moment de reconnaître les corps, le commandant du PGHM de Chamonix, Jean-Baptiste Estachy, reçoit la famille afin de leurs donner les éléments dont il dispose et de répondre à leurs questions. « Ce n’était pas une coulée d’avalanche classique, mais une succession de barres rocheuses, de crevasses, de terrains glacières », leur explique-t-il. Partie à 3.200-3.300 mètres d’altitude, la coulée, peu épaisse (entre 30 et 50 centimètres) mais très large, a balayé toute la face du glacier, ne laissant aucune porte de sortie aux deux frères. Montagnards confirmés, ils étaient très bien équipés et avaient « tout ce qu’il fallait pour sortir en haute montagne ». Leur mère a voulu s’assurer auprès du commandant que ses fils n’avaient pas pris de risque. « Leur grand-père, mon père, était chasseur-alpin. Il les a dès leur plus jeune âge sensibilisé au danger de la montagne pour ceux qui font de l’alpinisme mais aussi pour les secours qui risquent leur vie », explique-t-elle. « Il était important pour moi de savoir ». « Les conditions pour partir en montagne étaient idéales », lui assure, les yeux dans les yeux, le commandant Jean-Baptiste Estachy.

Lors des obsèques de Pierre et Charles en la cathédrale Saint-Louis de Versailles le 3 janvier 2015, l’émotion est forte. La veille, une superbe veillée de prière animée par leur ancien chef scout à la 15e marine de Versailles, François-Xavier Bellamy, a touché les cœurs des centaines de jeunes présents. Mais ce jour-là, devant les deux cercueils, chaque personne présente se remémore les moments passés avec eux. Théodore de Maupeou, ami d’enfance des jumeaux, a porté l’un des cercueils. Il se souvient particulièrement des moments passés avec eux chez les scouts marins. « Ils étaient ultra-motivés, de vrais moteurs d’équipage ! », assure-t-il. « Ils ne jouaient pas avec les limites, respectaient les règles et se donnaient à 100% dans tout ». Une semaine avant le tragique accident, il les avait retrouvés au mariage d’un ami. « On s’était bien marré », confie-t-il dans un sourire. « Ils étaient très joyeux, bon esprit et adoraient danser ! Ils pouvaient facilement passer la soirée sur la piste ». Cette joie, il l’a retrouvée le soir des obsèques, chez les Douillet. « On était une quinzaine d’amis rassemblés autour d’une raclette et qu’est-ce qu’on s’est amusé ! ». Le groupe d’amis, dispersé par les études, s’est retrouvé pour vivre cette épreuve ensemble. « Nous n’avions plus l’occasion de nous retrouver tous ensemble et ce dîner a été l’occasion de nous retrouver. C’est le dernier cadeau que Pierre et Charles nous ont fait ».

Famille Douillet
Enterrement de Pierre et Charles Douillet à la cathédrale Saint-Louis de Versailles, janvier 2015.

Joyeux, bienveillants envers les autres et très complices entre eux. « Leur gémellité a toujours été un atout », reprend leur mère. « Un atout pour se dépasser et donner le meilleur d’eux-mêmes dans leur vie mais aussi pour accomplir leur mission dans le monde ». Elle se souvient particulièrement de ce jour où, après deux années de prépa, les résultats des concours sont tombés. Charles était reçu à l’école des officiers de l’armée de l’air à Salon-de-Provence tandis que Pierre n’avait pas eu Saint-Cyr, l’école des officiers de l’armée de terre. « Quand Charles a appris que son frère avait loupé son concours, il était en pleurs au téléphone pour son frère. Ça lui gâchait la joie de son succès ». À l’inverse, Pierre se réjouissait pour son frère. Finalement, malgré une deuxième tentative au concours, Pierre ne décroche pas Saint-Cyr et opte pour une école d’ingénieur à Grenoble.

À Grenoble donc, Pierre se rapproche des montagnes qu’il aime tant. « J’ai rencontré Pierre dans un foyer de la communauté du Chemin neuf puis l’année d’après on s’est mis en coloc », raconte un de ses amis, Tristan Questier. « On nous surnommait les ours de Grenoble ! », raconte-t-il en riant. Pour les deux compères, pas question de perdre une miette de ce temps si précieux. « Pierre était très carré et me poussait à mieux m’organiser dans le travail afin de profiter au maximum du week-end et des courses en montagne ». Rigoureux dans la préparation des courses, Pierre ne laissait jamais rien au hasard. « J’avais vraiment confiance à 100%. Techniquement nous avions le même niveau mais dans l’étude des courses d’alpinisme il était bien meilleur ». Il témoignait aussi d’une grande prudence. « Je ne compte même plus le nombre de fois où je lui disais que ça pouvait passer mais que nous faisions demi-tour pour ne pas prendre de risque ! Il me disait que ce n’était pas grave de rebrousser chemin, que la montagne serait toujours là demain. » En apprenant la mort de son ami et de son frère, le monde de Tristan s’est écroulé. Parce que Pierre était son coloc, il s’est occupé de vider sa chambre, de rendre leur appartement. Et c’est en montagne, toujours, qu’il s’évadait. « C’était devenu une drogue », reprend-t-il. « Mon but était de rester là-haut, au plus près de Pierre et Charles. »




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À Salon-de-Provence, Charles s’était quant à lui rapidement lié d’amitié avec ses camarades de promo. Si les cours en première année lui demandent beaucoup de travail, cela ne l’empêche pas de s’investir au sein de l’aumônerie. Il a ainsi été à l’initiative de la création d’un groupe de prières le mercredi soir à l’église de Salon-de-Provence afin de partager ensemble un temps de louanges. « Son but était de vivre sa foi en compagnie d’autres jeunes », se souvient Fanny, une amie de l’aumônerie. « Charles n’en démordait pas. Chaque mercredi, il lançait son appel vantant les mérites du ressourcement du milieu de semaine ! ». Pour tous les jeunes de l’aumônerie de Salon-de-Provence, « l’après Charles a été douloureux ». « À la messe, je le cherchais », se rappelle Fanny. « En tant que servant d’autel, il était toujours assis à la même place, les mains posées sur ses genoux, le visage lumineux, les yeux vers… Je me suis toujours dit qu’il était touché par la grâce ». À titre personnel, assure celle qui est devenue enseignante, « Charles pourtant bien plus jeune que moi, m’a fait grandir. Il m’a montré le Chemin. Sa disparition nous a soudés les uns aux autres pour toujours. Nous formons une Famille. L’aumônerie est devenue de plus en plus dynamique. Chaque matin, l’oratoire était rempli, pour se soutenir, soutenir le padre, nous unir un peu plus à notre Charles qui n’était plus ».

Avec la mort de Pierre et Charles, j’ai pris conscience que dans la crèche, la croix était déjà là.

Des grâces, des souvenirs heureux, des vies qui portent du fruit… Nombreux sont celles et ceux à en avoir témoignés au fil des jours et des mois qui ont suivi l’accident, comme en témoigne l’incroyable dynamisme de « la cordée Pierre et Charles », un groupe fondé initialement par des amis de Pierre et Charles et qui propose désormais aux jeunes des week-ends en montagne mêlant prière et randonnée. « Née du désir de partager ce qui les animait de façon simple : la montagne (et par là le dépassement de soi), Dieu (spiritualité), les amis (fraternité) », résume Alizée, une amie de Grenoble devenue ingénieur. « Alors c’est ensemble que l’on s’encorde pour s’élever mutuellement, au rythme de chacun ».

L’appareil photo de Pierre retrouvé huit mois après

Mais pour Laure, la sœur aînée, le vide laissé par ses frères n’en est que plus grand. « Très rapidement nous avons eu des retours sur des fruits laissés par mes frères, leur rayonnement », raconte-t-elle. « Mais pour moi c’était juste l’horreur. Je préférais avoir mes frères avec moi que des saints au Ciel ». Sur ce chemin de deuil il y a d’abord eu l’incroyable découverte par un accompagnateur de montagne, en août 2015, huit mois après l’accident, de l’appareil photo de Pierre. Retrouvé intact avec sa carte mémoire, il est rapidement restitué à la famille. Et les photos découvertes sur cet appareil, dont la dernière a été prise quelques minutes avant leur mort, sont une véritable ode à la Création. Une ode à la vie. « Nous étions bouleversés », souffle la mère de famille. « Pierre avait l’habitude de nous partager les photos de leurs courses à leur retour », reprend Laure. « C’était son rituel. Pour lui la course n’était vraiment terminée que lorsque nous avions vu ses photos ». Accepter de descendre au plus bas et de remonter progressivement, de se laisser consoler. Peu à peu, la souffrance, toujours présente, se fait moins absolue. Et laisse place à ce fameux « fruit » pour la famille Douillet. « J’ai réalisé que le lien d’amour qui existe entre mes frères et chaque membre de notre famille est comme un élastique », résume-t-elle. « Même s’ils sont montés au ciel, l’élastique est encore là. Mais si on s’éloigne de Dieu, qu’on est pris par la routine ou autre, il se tend et nous ramène inlassablement vers Dieu. Le fait d’avoir Pierre et Charles au Ciel nous le rend plus proche, moins nébuleux et, surtout, nous tire vers le haut ! »

Avec la mort de Pierre et Charles, j’ai pris conscience que dans la crèche, la croix était déjà là.

« Avec la mort de Pierre et Charles, j’ai pris conscience que dans la crèche, la croix était déjà là », reprend Laure. « En donnant naissance à Jésus, Marie commence à avoir peur pour son bébé. » L’angoisse, la peur, la mort et la résurrection sont déjà présentes à la naissance du Christ. Le fait de l’avoir compris, senti, a aidé la famille à mieux vivre cette période de Noël. « Six ans après on ne sait pas toujours ce qu’il faut faire en cette période : pleurer, rire, se réjouir de les savoir au Ciel. C’est bien mystérieux de se rendre compte que l’on peut ressentir tout cela en même temps ! ». Le manque de ses jumeaux, Véronique Douillet le ressent quotidiennement. Un sentiment qui ne la quittera jamais. Pourtant, il s’accompagne désormais d’un certain apaisement. « Après la mort de Pierre et Charles, un passage de la Bible m’a frappé. Il s’agit du moment où le Seigneur appelle deux hommes, deux frères, à tout quitter et à le suivre (Mt, 4, 21). À leur manière Pierre et Charles ont tout quitté : leur famille, leurs amis, leur vie terrestre… et l’ont suivi. Ils sont partis ensemble au Ciel ».


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