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Le port du masque pendant l’accouchement recommandé mais pas imposé

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Mathilde de Robien - Publié le 01/10/20

La polémique enfle sur les réseaux sociaux. Alors que des maternités imposent le port du masque à des femmes en train d’accoucher, le Collège National des Gynécologues Obstétriciens (CNGOF) a adressé des recommandations officielles.

#StopAccouchementMasqué. C’est le hashtag qui prend de l’ampleur ces derniers jours à cause de l’obligation imposée par certaines maternités d’accoucher masquée. Dans une tribune publiée le 23 septembre sur le site Auféminin, Sonia Bisch, porte-parole du collectif « Stop aux violences obstétricales et gynécologiques », évoque les difficultés éprouvées par les parturientes masquées lors de l’expulsion du nouveau-né : « Il empêche une bonne prise d’air et une poussée suffisante. Il génère du stress qui est néfaste au bon déroulement de l’accouchement et perturbe la rencontre avec son enfant », dénonce-t-elle. Elle va même jusqu’à établir un lien de cause à effet entre le port du masque et l’utilisation des forceps, puisque la naissance n’intervient pas dans les temps. Par ailleurs, de nombreuses femmes réagissent sur les réseaux sociaux en soulignant l’inconfort mais aussi cette frustration, au moment de la première rencontre avec son nouveau-né, d’être gênée par le masque, comme une barrière entre la mère et l’enfant à ses premières minutes de vie.

Face à la polémique, le Collège National des Gynécologues Obstétriciens (CNGOF) vient d’émettre des recommandations officielles. Selon eux, « pendant les efforts expulsifs, le port du masque est souhaitable car il protège les soignants et la femme elle-même ». Cependant, précisent-ils, « il ne peut être imposé. » Dans ce dernier cas, « si la patiente n’a ni masque ni visière, le masque porté par le personnel doit être un masque FFP2 de manière à apporter une protection maximale au personnel de santé ». Ils engagent également à prévenir les patientes en amont des conditions d’accouchement, pour qu’elles ne soient pas mises devant le fait accompli. « Si les professionnels comprennent l’émoi suscité, ils ont dû arbitrer entre sécurité des mères, des accompagnants et des équipes soignantes et pénibilité, pour certaines femmes, due au port du masque pendant l’accouchement. La continuité des soins assurée par des équipes épargnées par la maladie est à ce prix », justifient-ils.


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