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Covid-19 : dans le diocèse de Perpignan, les prêtres acceptent une baisse de leurs indemnités

Célébration de la messe de Pâques a la collégiale Saint-Jacques de Sallanches.
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Avec des églises fermées pendant près de trois mois au printemps, la pandémie de Covid-19 a bousculé l’équilibre financier déjà fragile de nombreux diocèses.

« Nous estimons le montant des pertes sèches à 600.000 euros », lâche Stéphanie Valdeyron, économe du diocèse de Perpignan-Elne (Pyrénées-Orientales). Plusieurs mois après la fin du confinement et même si la vie des paroisses reprend son cours progressivement, les finances de nombreux diocèses français se retrouvent dans un état très préoccupant. C’est le cas à Perpignan, où les pertes sont considérables : quêtes, intentions de messes, offrandes de cierges, baptêmes, mariages… autant de ressources dont il a fallu se priver pendant plusieurs mois.

Pour faire face à cette situation, l’évêque lui-même, Mgr Norbert Turini, a adressé un courrier à tous les prêtres du diocèse pour leur demander s’ils acceptaient de baisser leur rémunération mensuelle. « Sur la base du volontariat, la grande majorité d’entre eux a accepté », indique à Aleteia Stéphanie Valdeyron.

Sur les 25 honoraires de messes qu’ils recevaient jusqu’à présent, les prêtres du diocèse n’en perçoivent plus que 20.

En fonction des diocèses, les prêtres reçoivent chaque mois un traitement oscillant entre 500 et 700 euros, en plus des honoraires de messes. Ces honoraires correspondent aux offrandes versées par les fidèles lorsqu’ils demandent au prêtre de faire dire une messe pour une intention particulière. Tous les ans, la Conférence des évêques de France actualise le « montant des indemnités minima pour le clergé, et des offrandes de messe ». Pour l’année 2020, le montant indicatif des offrandes pour faire dire une messe est fixé à 18 euros.

« Sur les 25 honoraires de messes qu’ils recevaient jusqu’à présent, les prêtres du diocèse n’en perçoivent plus que 20, ce qui représente une baisse d’environ 100 euros par personne », explique Stéphanie Valdeyron.

Cinq salariés licenciés dans le cadre du plan de restructuration

Cette décision, qui n’a pas pour l’instant de limite dans le temps, s’ajoute à plusieurs mesures prises dans le cadre d’un vaste plan de restructuration. « Malheureusement, nous avons été obligés de licencier cinq salariés du diocèse », déplore Stéphanie Valdeyron. « Cela s’est fait dans le dialogue et dans l’accompagnement des personnes », ajoute-t-elle. L’évêché cherche également à se séparer d’une partie de ses biens immobiliers, devenus trop coûteux. Un presbytère inoccupé vient par exemple d’être racheté par une commune. Enfin, un courrier a été envoyé à tous les donateurs du diocèse au cours de l’été pour leur demander de participer au redressement des finances. « Cela va nous permettre de faire face, mais on sera loin de tout ce que l’on a perdu », regrette d’ores et déjà Stéphanie Valdeyron.