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Le procès en béatification d’Anne-Gabrielle Caron s’ouvre officiellement

© Éditions du Sacré cœur
Anne-Gabrielle Caron.
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Ce samedi 12 septembre, en l’église Saint-François de Paule de Toulon (Var), s’ouvre officiellement le procès en béatification d’Anne-Gabrielle Caron par Mgr Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon.

Ce samedi 12 septembre, le diocèse de Fréjus-Toulon ouvre officiellement le procès en béatification de la petite Anne-Gabrielle Caron. L’Église va ainsi examiner si cette Toulonnaise décédée à l’âge de 8 ans des suites d’un cancer peut être proposée comme figure de sainteté pour notre temps, en particulier pour les enfants malades et leurs familles.

L’ouverture de ce procès va permettre à l’Église de recueillir des témoignages dans le diocèse. Mgr Rey a nommé une commission d’enquête composée de deux prêtres et d’un séminariste du diocèse qui auditionneront des témoins de la vie d’Anne-Gabrielle, désormais appelée servante de Dieu. L’identité et les dépositions des témoins sont tenues secrètes et l’enquête diocésaine peut durer entre un à cinq ans. Une fois bouclée, elle part à Rome où il est vérifié qu’une pratique héroïque des vertus théologales de Foi, d’Espérance et de Charité d’Anne-Gabrielle en ressort. Ensuite, si le Pape retient la cause, Anne-Gabrielle deviendra Vénérable. Elle sera déclarée bienheureuse si un miracle est reconnu, puis sainte si un deuxième miracle survient après la béatification.

Nous allons avoir la réponse que son chemin était marqué par la grâce. C’est vertigineux, alors on dit juste Merci et Gloire à Dieu.

Interrogée par Aleteia, la maman d’Anne-Gabrielle confie être « dans l’action de grâce et un peu sonnée ». « On ne réalise pas, car on se sent trop petits pour cela. Nous avons jusqu’ici vécu la vie et la mort d’Anne-Gabrielle en se disant que nous aurions la réponse au Ciel. Et puis finalement, de notre vivant, nous allons avoir la réponse que son chemin était marqué par la grâce. C’est vertigineux, alors on dit juste Merci et Gloire à Dieu ».

Anne-Gabrielle Caron, née le 29 janvier 2002 à Toulon, a connue une enfance heureuse. Mais en février 2009, une biopsie osseuse révèle un sarcome d’Ewing, un cancer osseux très virulent. La découverte de sa maladie est un choc pour sa famille. Avec courage, Anne-Gabrielle se lance sur son propre chemin de sainteté, ayant toujours au plus profond d’elle le souci de l’autre. « C’était une petite fille de 8 ans mais avec une maturité de foi incroyable, transformée par la Grâce, elle devenait un guide, nous recevions tant d’elle », confie encore sa maman.

Victime d’une attaque cérébrale en juillet 2010, elle va connaitre une longue fin de vie de près de trois semaines. Elle appelle souvent Jésus, lui parlant comme s’il était présent. Elle rend son âme à Dieu le vendredi 23 juillet 2010, et la messe d’obsèques a lieu le 27 juillet dans la paroisse Saint-François de Paule. « Nous la savons heureuse en Dieu », dit encore joliment sa maman qui confesse encore ne pas réaliser, ni analyser, mais être juste dans l’action de grâce.

Témoin d’une vie de souffrance et de grâce, toute abandonnée à Dieu, Anne-Gabrielle va toucher bien au delà de son entourage proche. Une clairière de louvettes porte déjà son nom, et comme l’expliquaient les cheftaines auprès d’Aleteia,  » Sa vie est du « pain béni » pour des louvettes, parce qu’elle offre des points d’efforts très concrets : faire de son mieux, accepter les contrariétés, offrir ses peines, faire une bonne action quotidienne, être attentive aux autres, garder le sourire et la joie en toutes circonstances… » D’autres nombreux témoignages affluent d’un peu partout, notamment via le site internet dédié, et les grâces reçues sont nombreuses. Anne-Gabrielle, une petite fille active au Ciel.