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« La Vierge à midi » de Paul Claudel

2 min de lecture
PAUL CLAUDEL
Paul Claudel

Tourmentés et visionnaires, les poètes sont souvent les éclaireurs de Dieu, les « voyageurs ailés », comme l’écrivait Charles Baudelaire. Pour atteindre parfois des sommets de poésie qui inspirent et qui rapprochent de Dieu. Comme "La Vierge à midi" de Paul Claudel.

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Tourmentés et visionnaires, les poètes sont souvent les éclaireurs de Dieu, les « voyageurs ailés », comme l’écrivait Charles Baudelaire. Pour atteindre parfois des sommets de poésie qui inspirent et qui rapprochent de Dieu. Comme « La Vierge à midi » de Paul Claudel.

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La foi ardente et puissante de Paul Claudel est née au pied d’un pilier de Notre-Dame de Paris. Il s’y convertit lors des vêpres le 25 décembre 1886. Ce jour-là, il entend le Magnificat. « En un instant, mon coeur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher », écrit-il dans Ma conversion, publié le 13 octobre 1913. En février 1955, c’est encore l’air du Magnificat accompagnera sa dépouille.

Chez Paul Claudel, l’un des plus grands poètes et dramaturges français du XXème siècle, la foi est présente partout. Grâce à lui, nous pouvons alors renaître au soleil de midi, dans la force de cette co-naissance renouvelée que la beauté nous offre. 

Ces quelques lignes de La Vierge à midi expriment l’essentiel en très peu de mots… : 

« Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là. »

La Vierge à midi, Poèmes de Guerre, 1914-1915

Paul Claudel (1868 – 1955)