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Comment gérer les petites déceptions du premier jour de classe ?

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Mathilde de Robien - Publié le 01/09/20

Douze millions d’élèves ont repris le chemin de l’école ce mardi 1er septembre. Une journée parfois marquée par la tristesse ou la déception chez un enfant. Comment le consoler et lui rendre le sourire ?

Le premier jour de classe réserve son lot de bonnes surprises mais aussi de petites ou grandes déceptions chez un enfant : lorsque la maîtresse n’est pas celle qu’il imaginait, lorsque ses copains sont dans une autre classe ou encore lorsque son meilleur ami a déménagé pendant l’été. Autant de petites frustrations qui peuvent donner lieu à une profonde tristesse. Voici quelques pistes pour l’aider à surmonter ce sentiment.

Accueillir son émotion

La déception peut se traduire de diverses manières : pleurs, colère rentrée, sentiment d’injustice, apathie, irritabilité… Quelle qu’elle soit, cette attitude inhabituelle peut manifester une réelle tristesse. Si l’on veut créer une discussion avec son enfant, il faut savoir, en tant que parent, se montrer disponible. Non pas en niant l’expression de son émotion (« arrête de pleurer, ça ne vaut vraiment pas la peine ») mais, dans un premier temps, en accueillant ses sentiments. Très concrètement, il s’agira de mettre de côté ses propres préoccupations de parent (et son téléphone portable), de le prendre dans les bras quand il pleure, ou, pour les plus âgés, de dire que vous comprenez son désarroi, avant de vous lancer dans la recherche de solutions.

Reconnaître son besoin

Discuter avec son enfant, être présent, exercer une écoute active… Tout ceci aide à discerner quel est le besoin profond qu’il exprime à travers cette tristesse. Vous pouvez l’aider à mettre des mots sur ses sentiments : que s’est-il passé ? que ressens-tu ? en quoi est-ce difficile ? Dans le petit guide pour enfants Ciao tristesse !(Mame), les auteurs conseillent d’éviter les formules telles que : « Mais non ! », « Ce n’est pas grave » ou « ça va passer ! ». L’enjeu est plutôt de mettre le doigt sur la source de sa tristesse. Cela peut être un simple besoin d’être consolé, de demeurer proche de ses amis, d’avoir la confiance de la maîtresse…


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Proposer des solutions

Une fois le besoin identifié, il est plus facile de proposer des solutions. Dans le cas des petits amis qui sont dans une autre classe ou dans une autre école, aidons-le à réaliser qu’il ne sera pas sans les revoir, que l’on créera d’autres occasions de les rencontrer. En ce qui concerne la maîtresse ou les professeurs, apprenons-lui à voir le bon côté des choses et invitons-le à savoir s’adapter à de nouvelles méthodes de travail. Parfois, il s’agit simplement de la peur de l’inconnu, du changement. Rassurons-le en disant que nous sommes là pour l’accompagner.

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Demeurer un modèle

Enfin, demandons-nous quelle est notre part de responsabilité. Quel modèle offrons-nous à notre enfant ? N’est-ce pas notre attitude qui, indépendamment de notre volonté, le conduit à la déception ? Avons-nous exprimé des préférences pour certains professeurs ? Auquel cas nous avons peut-être préparé le terrain de la frustration. Avons-nous eu peur que notre enfant soit séparé de ses amis de longue date ? Avons-nous inculqué à notre enfant l’accueil des nouveaux élèves ? L’enthousiasme et l’ouverture aux autres nécessaires pour se faire de nouveaux amis ? Avons-nous suffisamment confiance en notre enfant et en sa capacité d’adaptation ? Lui insufflons-nous toute l’espérance que Dieu nous promet ?




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