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Vita Tour, une caravane pour sensibiliser au lien inter-générationnel

© Alliance Vita
Durant le Vita Tour, les équipes de jeunes d’Alliance Vita parcourent la France pour sensibiliser les estivants aux défis du grand âge.
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Les équipes de jeunes d’Alliance Vita parcourent la France jusqu’au 29 août prochain, allant à la rencontre des personnes âgées, mais aussi des vacanciers, afin de les sensibiliser aux défis du grand âge.

Dans ce tour de France-là, pas de contre-la-montre ni d’étape de montagne ou de maillot jaune. Ici, le maître-mot, c’est le lien inter-générationnel. Parti le 2 août, le Vita Tour, une caravane de la branche jeunes de l’association Alliance Vita, parcourra la France jusqu’au 29 août pour parler du lien inter-générationnel et le vivre. Ce projet est porté par des étudiants et de jeunes professionnels qui donnent une semaine de leur temps pour aller à la rencontre des estivants et des personnes âgées. 

« L’idée est de dire “nous avons des personnes âgées près de chez nous. Elles pourraient être nos grands-parents et elles ont quelques chose à nous apporter” », explique à Aleteia Grégoire Flichy, responsable du pôle jeunes. À bord d’un van, de petites équipes de jeunes de l’association se relaient pour arpenter au fil des jours les plages et endroits prisés des vacanciers, de Marseille à Chenonceaux en passant par Royan, Les Sables d’Olonne, Le Puy-en-Velay, Rocamadour… Le choix de ces lieux n’est pas fortuit : ce patrimoine, transmis d’année en année, témoigne du lien entre les générations. 

© Alliance Vita
Tee-shirts colorés sur le dos, les jeunes de Vita Tour sont prêts à rencontrer les vacanciers.

À chaque étape, une tente de neuf mètres carrés est posée sur la place publique, accompagnée de quatre grands chevalets avec des photos de un mètre carré qui illustrent le lien intergénérationnel, montrant ici une femme âgée, là un quadra, plus loin un petit garçon. « L’objectif est que ces photos nous interpellent, que les gens viennent voir. C’est l’occasion de discussions », poursuit Grégoire Flichy. En parallèle, certains jeunes foulent le sable pour aller arpenter directement les villégiateurs. À la fin des échanges, ceux-ci ont la possibilité de repartir avec une carte postale qui aura été personnalisée avec une photo d’eux prise grâce à un polaroïd. L’objectif est qu’ils transmettent cette carte à une personne de leur connaissance qu’ils savent être seule. « On sait combien pour une personne âgée, avoir une photo, avoir une ligne d’écriture, c’est important », insiste le responsable du pôle jeunes.

« Nous voulons montrer que le lien entre les générations est possible, qu’il est de personne à personne et que partout en France on en a besoin. »

Inès, 23 ans, vient tout juste d’obtenir son diplôme de psychologue à Lyon et effectue cette semaine son premier Vita Tour. Elle a été émue par l’accueil très chaleureux reçu sur les plages marseillaises, où les secouristes de plage sont venus les aider à monter leur stand. « La première journée sur les plages, on craignait un peu de ne pas réussir à toucher les vacanciers. Ils sont là pour se reposer et n’ont pas forcément envie d’être sollicités ». Mais la jeune femme s’est laissée surprendre. « Notre message touche beaucoup et il touche tout le monde. Nous avons même rencontré des touristes étrangers, allemands et anglais, qui ont été très intéressés et ont joué le jeu des photos. C’était très fluide et les échanges étaient constructifs. Le lien inter-générationnel semble important pour tous ».

Pendant cette aventure à travers la France, les jeunes du Vita Tour vont également visiter directement les personnes âgées dans une quinzaine d’Ehpad au total. « Nous prenons le temps d’aller à la rencontre de ces personnes. Servir le thé ou le déjeuner, c’est aller chercher une expérience de vie qu’elles ont à nous transmettre. Nous venons nous enrichir de toutes ces expériences. Nous voulons montrer que le lien entre les générations est possible, qu’il est de personne à personne à personne et que partout en France on en a besoin. Il a du sens. C’est important de prendre soin de nos aînés. La crise de Covid-19 a mis cela en évidence », note Grégoire Flichy.

© Alliance Vita
Pierre, 95, veuf, a été bouleversé par sa rencontre avec les jeunes de Vita Tour.

C’est ce qu’a expérimenté Jonathan, 22 ans, de région parisienne. Cet étudiant en ingénierie automobile en est à son deuxième Vita Tour. « Je vois la situation des personnes en situation de fragilité aujourd’hui et je trouve que nous pouvons faire mieux », note-t-il auprès d’Aleteia. À Marseille, il a fait la connaissance de Pierre, 95 ans, qui vit seul. « Il a perdu sa femme il y a un an et il nous a confié que la solitude n’était pas facile à vivre. Nous avons parlé pendant deux ou trois heures et il nous a raconté avoir passé un après-midi merveilleux. On a senti que cela le “reboostait” un peu et on va essayer de rester en lien avec lui. Je serai content à la fin de mes vacances de me dire qu’elles auront été utiles ».

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