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Deux ans après le drame, Gênes inaugure le nouveau pont de San Giorgio

PONTE GENOVA, SAN GIORGIO
MikeDotta | Shutterstock
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Moins de deux ans après l’effondrement du pont Morandi, le nouveau pont San Giorgio de Gênes a été inauguré et béni par l’évêque de la ville, ce lundi 3 août 2020. Entre émotion et prouesse technique, c’est un symbole fort pour l’Italie toute entière.

C’est une inauguration inévitablement pleine d’émotion qui a eu lieu à Gênes ce lundi 3 août 2020. Moins de deux ans après l’effondrement du pont Morandi, le nouveau pont de San Giorgio a été officiellement inauguré en présence du président de la République, Sergio Mattarella et du Premier ministre Giuseppe Conte. Après l’hymne national, le viaduc a été béni par l’évêque de Gênes, Mgr Tasca. Pour mémoire, c’est au tragique matin du 14 août 2018, que le viaduc de plus d’un kilomètre de long, s’était effondré, en plein été. L’Italie pleurait alors 43 victimes. Malgré les controverses et la douleur des familles des victimes, le pays reste tiraillé entre la douleur et la fierté du travail de reconstruction. C’est l’architecte star du pays, Renzo Piano, né à Gènes, qui a conçu le nouveau pont : 1067 mètres de long, (un peu moins que le précédent), dix-neuf travées (trois de 100 mètres et les autres de 50) et quinze mois de travail ininterrompu, une prouesse malgré les restrictions de l’urgence sanitaire actuelle.

Un pont simple, solide et économe

L’architecte Renzo Piano a confié à la presse italienne l’intense réflexion émotionnelle qui se cache derrière le projet. Plutôt que de décrire la prouesse technique, il a témoigné du sens profond de son engagement et de celui des centaines d’ouvriers et de travailleurs du chantier : « Bien que nous ne voulions pas faire de ce viaduc un symbole, la construction d’un pont est inévitablement symbolique et plus encore, elle est la source d’un grave deuil ». (…) « Travailler sur place, c’est travailler ensemble, et construire devient un geste de paix et de coexistence. Le pont est comme la coque d’un grand navire blanc qui traverse la vallée de Polcevera. Il est simple, solide et économe. C’est un pont génois. Nous savons comment le faire parce que nous avons toujours construit des navires à Gênes ». Et l’architecte de conclure, avec un proverbe italien, « qui sait comment construire des navires, sait tout faire ».