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Darmanin : « Mettre à mort un prêtre, c’est tenter d’assassiner une partie de l’âme nationale »

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Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Mgr Dominique Lebrun et Gérald Darmanin lors de la marche silencieuse en l'hommage du père Hamel, 26 juillet 2020, Saint-Étienne-du-Rouvray.
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Ministre de l’Intérieur et des Cultes, Gérald Darmanin s’est rendu ce dimanche 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rouvray afin de rendre hommage au père Hamel, assassiné il y a quatre ans par deux terroristes alors qu’il célébrait la messe.

Quatre ans après, la France n’oublie pas. C’est le message que le nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a adressé ce dimanche 26 juillet lors de son déplacement à Saint-Étienne-du-Rouvray à l’occasion du quatrième anniversaire de la mort du père Jacques Hamel, assassiné par deux djihadistes alors qu’il célébrait la messe. Accueilli par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, et par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de France et président de la Conférence des évêques de France (CEF), Gérald Darmanin a d’abord participé à la marche silencieuse du presbytère jusqu’à l’église de Saint-Étienne avant d’assister à la messe.

Gérald Darmanin : « Les Français ont souffert comme s’ils étaient tous catholiques ce jour-là, à l’annonce du supplice du père Hamel. »

À l’issue de l’office, une cérémonie républicaine s’est tenue devant la stèle de la fraternité au cours de laquelle le ministre de l’Intérieur a tenu à témoigner du sacrifice du père Jacques Hamel. « Bien que la France laïque n’accorde aucune préférence à aucune religion il faut bien le dire, et le dire avec fierté, les Français ont souffert comme s’ils étaient tous catholiques ce jour-là, à l’annonce du supplice du père Hamel », a-t-il rappelé. Cet assassinat n’a pas touché que les chrétiens, « il a touché toute la France en son cœur et en son esprit ».

« Mettre à mort un prêtre », a encore affirmé Gérald Darmanin, « au cœur de l’une des églises qui composent le long manteau des édifices spirituels qui rythment depuis bien longtemps les paysages de notre pays au point qu’ils se confondent avec elle, c’est tenter d’assassiner une partie de l’âme nationale ».

Des propos forts au cours desquels il n’a pas manqué de saluer le comportement « des membres de l’Église ». « Le chemin tracé par le père Hamel, c’est aussi celui que vous avez choisi », a-t-il assuré. « Vous n’avez pas cédé à la tentation du repli ou de la colère ou de la vengeance ». « Vous avez fait le choix de l’union et de la paix, vous avez fait triompher le goût de l’autre et le goût de la vie ».

S’il ne s’est pas rendu sur place, le nouveau Premier ministre Jean Castex a également appelé à se souvenir du sacrifice du père Hamel. « Frappée en plein cœur, la France découvrait alors Jacques Hamel, son visage et son message », a-t-il assuré sur Twitter. « Elle y puisa la force de s’unir face à la barbarie terroriste et l’obscurantisme. N’oublions jamais. »