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Homme et femme, Il les créa, sauf aux Pays-Bas

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Le sexe des Néerlandais ne sera bientôt plus mentionné sur leur carte d’identité. Sous prétexte qu’elle souffre de ne pas être reconnue, une minorité réclame que l’on change les données fondamentales de l’humanité. En finir avec Adam et Ève, le couple fondateur de l’humanité, est devenu l’urgence numéro un.

Afin de lutter contre toute discrimination en matière de genre, les Pays-Bas ont décidé, après l’Allemagne, de supprimer à compter de de 2024 ou 2025 la référence au sexe des citoyens sur la carte d’identité. Ingrid van Engelshoven, la ministre de l’Éducation, de la Culture, de la Science et de l’Émancipation a fait part de cette initiative dans une lettre adressée au Parlement début juillet. Elle souhaite de cette façon « limiter dans la mesure du possible la mention inutile du sexe », qui restera cependant mentionné sur les passeports, rendu obligatoire par l’Union européenne. Ingrid van Engelshoven estime que les Néerlandais doivent pouvoir « façonner leur propre identité et la vivre en toute liberté et sécurité ».

Née aux Etats-Unis dans les années 1970 sur des campus universitaires, la théorie du genre renvoie à un ensemble d’études visant à montrer que les notions d’homme et de femme ainsi que de masculin et de féminin sont de pures constructions culturelles forgées par la culture masculine pour installer sa domination. 

Un mouvement planétaire

Récupérée par le mouvement féministe ainsi que par les mouvements gays et transgenre, la théorie du genre est devenue le fondement d’un mouvement planétaire dont le programme à la fois intellectuel et politique se résume en cinq points :

  1. Expliquer que la notion de sexe n’existe pas, ce que l’on appelle sexe étant une construction culturelle masculine. 
  2. Le sexe ayant été ramené à un genre, supprimer la notion de genre en ne « genrant » plus les individus par le fait de les ranger dans la catégorie homme ou femme. 
  3. Le sexe et le genre ayant été supprimés, enseigner dès le plus jeune âge dans les écoles que l’humanité n’est pas homme ou femme mais homme et femme. 
  4. La différenciation sexuée ayant été supprimée, promouvoir un monde non binaire fondé sur l’idée qu’il y a cinquante nuances de sexe comme il y a cinquante nuances de gris. 
  5. Promouvoir un monde reposant sur la liberté absolue en matière d’identité, l’identité reposant désormais sur ce que l’on se sent être. 

Une grande manipulation

La théorie du genre se présente comme la mutation sociétale qui va révolutionner l’humanité en installant un monde de tolérance, de liberté et d’amour. Elle est en réalité l’un des plus grands mensonges et l’une des plus grandes manipulations de l’histoire de l’humanité. Quantité de minorités souffrent dans le monde pour toutes sortes de raisons. Réclamant de pouvoir vivre leur identité et leur culture comme tout citoyen, ces minorités ne demandent pas que l’on change radicalement les données de l’humanité. Or, ici, que voit-on ? Sous prétexte qu’elle souffre de ne pas être reconnue, une minorité réclame que l’on change pour elle les données fondamentales de l’humanité et notamment de sa reproduction. Qui plus est, elle exige que sa culture devienne la norme de l’humanité en étant inculquée dès le plus jeune âge dans les écoles. 

La mauvaise foi nous l’apprend tous les jours : plus elle a tort, plus elle ment pour démontrer qu’elle a raison. Avec la théorie du genre c’est ce qui se passe. Plus elle s’enfonce dans l’irréalité et le fantasme, plus elle échafaude une intense gesticulation idéologique afin de démontrer qu’elle a raison. 

Si la théorie du genre parlait de la vie…

La sexualité concerne le plaisir sexuel mais aussi la reproduction de la vie. Les deux ne sont pas séparables. Quand elle parle de sexualité, la théorie du genre se garde de parler de la vie en s’en tenant uniquement au plaisir sexuel et à la façon d’en user comme on l’entend. Et pour cause. La vie se reproduisant par le couple homme-femme et le couple homme-femme étant la donnée fondamentale de la reproduction de la vie, si la théorie du genre parlait de la vie, elle devrait parler du couple homme-femme comme couple fondateur. Si elle parlait de ce couple comme le couple fondateur, elle devrait avouer que tout ce qu’elle raconte à propos du sexe est faux.

Le couple homme-femme ne s’invente pas. La femme et l’homme non plus. Un homme et une femme ne se fabriquent pas.

Ce couple n’est nullement une pure construction culturelle. Les couples homosexuels qui veulent un enfant en sont l’illustration. Deux femmes qui veulent un enfant ont besoin de passer par un homme et son sperme. Deux hommes qui veulent un enfant ont besoin de passer par une femme avec ses ovules et son utérus. D’une façon générale, la famille homosexuelle ne peut pas se faire sans un homme et une femme à la base. 

Une grande violence

Le couple homme-femme ne s’invente pas. La femme et l’homme non plus. Un homme et une femme ne se fabriquent pas. Un homme peut se déguiser en femme et une femme en homme, un homme déguisé en femme sera une apparence de femme et non une femme. Une femme déguisée en homme sera une apparence d’homme et non un homme. Un homme peut se faire castrer. Il ne sera pas une femme. Il restera un homme castré. Une femme peut se faire appareiller. Elle ne sera pas une femme. Elle restera une femme appareillée.

La loi reconnaît aujourd’hui le changement de sexe. Le législateur qui a conçu cette loi a pensé lutter contre la violence faite aux transgenres. En choisissant de faire plaisir aux transgenres il a produit contre toute l’humanité « genrée » la plus grande violence qui soit. Il a proprement insulté l’homme et la femme. Faire croire que l’on n’a pas besoin de la femme pour faire une femme est une violence faite à la femme comme faire croire que l’on n’a pas besoin d’un homme pour faire un homme est une violence faite à l’homme. Le féminisme ne cesse de critiquer la femme artificielle. Il ne cesse également de critiquer l’homme artificiel. On ne peut pas à la fois refuser la femme artificielle et admettre qu’un homme castré fait une femme. On ne peut pas non plus refuser l’homme artificiel et admettre qu’une femme appareillée soit un homme. 

L’identité « comme on se sent »

La théorie du genre entend repenser la sexualité, mais derrière elle il y a un enjeu plus profond. Il concerne l’identité et défend trois idées : La première, comme le genre, la notion d’identité est une fabrication culturelle. La seconde, on doit pouvoir se donner l’identité que l’on veut. Et enfin, troisième idée, pour cela, l’identité doit désormais se ramener à cette règle simple : être comme on se sent. 

Le législateur a pris le parti de se faire le valet de la démagogie, de l’idéologie et de l’irresponsabilité. Ce n’est pas un hasard. Comme tout le monde, il est roulé dans la farine par la façon magistrale utilisée par les promoteurs de la théorie du genre afin de prendre le pouvoir.

Tous les adolescents rêvent de pouvoir être absolument libres de choisir leur identité et ainsi d’être « comme ils se sentent ». La théorie du genre qui a 14 ans d’âge mental sait parler à l’adolescent qui sommeille dans le psychisme. En parlant à cet adolescent, elle est parfaitement démagogique, rien n’étant plus bassement séducteur que de proposer au monde d’être comme il sent. Elle est parfaitement idéologique, rien ne faisant davantage le jeu d’un monde abruti par la consommation que d’être ce que l’on sent. Elle est parfaitement irresponsabilité, être comme on sent conduisant à l’autisme, au vide et à la barbarie. 

Une leçon de prise du pouvoir

Le législateur a pris le parti de se faire le valet de la démagogie, de l’idéologie et de l’irresponsabilité. Ce n’est pas un hasard. Comme tout le monde, il est roulé dans la farine par la façon magistrale utilisée par les promoteurs de la théorie du genre afin de prendre le pouvoir. Se présentant comme minorité opprimée, le lobby de la théorie du genre ne cesse d’intimider en criant à l’homophobie et à la transphobie. Exerçant sans relâche une pression auprès d’un certain nombre de juridictions internationales, à l’aide des réseaux sociaux, il finit par se faire reconnaître et protéger au niveau national. Étant ainsi reconnu, il peut dans chaque pays commencer à réorganiser la vie, la famille, la morale, les lois et la culture. Résultat : sans que les citoyens aient jamais été consultés afin de savoir si cela leur convient ou pas, les hommes et les femmes se voient interdits de s’appeler monsieur ou madame et de se dire homme ou femme. Que l’on regarde comment la théorie du genre a pris possession du monde et prend possession du monde. On a affaire à une leçon de prise de pouvoir. 

En finir avec Adam et Ève

La théorie du genre veut en finir avec Adam et Ève en qui elle voit la vision genrée par excellence qu’il convient d’éliminer. Elle n’a pas lu la Genèse. Dans le récit qui est présenté, l’homme est créé deux fois, la première comme être divin afin de faire croître le ciel et la seconde comme être humain afin de faire croître la terre. Quand l’homme est créé comme être divin, cette création se fait en trois temps. Dieu crée l’homme à son image. L’image divine de l’homme est créée. Les hommes et non plus l’homme sont créés homme et femme (Gn 1, 27).

L’homme est le contraire de la femme et la femme le contraire de l’homme. Étant contraires l’un à l’autre, l’homme et la femme sont le symbole du contraire. Le contraire étant le symbole du hors-norme, quand l’homme est créé homme et femme, cela veut dire qu’il est créé comme hors-norme. Étant créé comme hors-norme, il s’accomplit comme homme en faisant croître cet hors-norme qu’est le divin, l’inouï, la merveille, la beauté. 

Quand l’homme est créé comme être humain, il est créé avec de la terre pour faire croître la terre (Gn 2, 5). Et la femme est issue de la terre comme l’homme pour faire croître la terre avec lui (Gn 2, 18). Tout est créé à partir de la terre pour faire grandir la terre. 

Dans la théorie du genre, regardons ce qui se passe. L’homme est seul avec sa sexualité et son fantasme de liberté absolue. Il n’y a aucune plénitude pour accueillir sa sexualité.

Divin et humain à la fois

La création de l’homme dans la Bible montre que l’homme est créé comme contraire à tout et comme très concret, c’est-à-dire comme éminemment divin et comme éminemment humain. Divin et humain à la fois, il est comme le Christ, plénitude rassemblant le ciel et la terre. 

Observons ce qui est dit dans la Genèse. La création de l’homme et du couple homme-femme signifie que l’homme est d’abord créé comme être de plénitude. La sexualité peut venir. La plénitude est là pour l’accueillir et l’inspirer. Dans la théorie du genre, regardons ce qui se passe. L’homme est seul avec sa sexualité et son fantasme de liberté absolue. Il n’y a aucune plénitude pour accueillir sa sexualité. La plénitude dans une vie divine débordant de richesse ou la solitude glaciale d’un homme déraciné dans un monde vide ? Dans le Deutéronome, Dieu met l’homme à la croisée des chemins entre la vie et la mort et dit à l’homme « Choisis la vie » (Dt 30, 1). La théorie du genre a fait son choix. Elle a choisi la mort et elle est en train d’entraîner le monde dans sa chute.