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Comment connaître la joie parfaite, même dans les moments difficiles ?

Christopher Campbell/Unsplash | CC0
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La joie durable est un don qui ne s’obtient qu’en s’ouvrant à Dieu.

Faire l’expérience d’une joie durable n’est pas donné à tout le monde. Il est parfois difficile de se souvenir de la dernière fois où nous avons été réellement heureux, surtout si une épreuve difficile est venue nous secouer depuis. Néanmoins, la joie est un élément essentiel de la vie chrétienne. Mais ce n’est pas une joie que l’on crée, c’est une joie que l’on reçoit. Paul VI a consacré toute une encyclique à la joie intitulée Gaudete in Domino. Il y explique les caractéristiques de la joie chrétienne et quelles sont les dispositions dans lesquelles se mettre pour recevoir ce don. Paul VI commence par donner une définition de la joie chrétienne :

Par essence, la joie chrétienne est participation spirituelle à la joie insondable, conjointement divine et humaine, qui est au cœur de Jésus-Christ glorifié. […] La joie pascale n’est pas seulement celle d’une transfiguration possible : elle est celle de la nouvelle présence du Christ ressuscité dispensant aux siens l’Esprit-Saint pour qu’il demeure avec eux. Ainsi l’Esprit Paraclet est donné à l’Église comme principe inépuisable de sa joie d’épouse du Christ glorifié.

La joie résulte d’une communion humano-divine, et aspire à une communion toujours plus universelle. Elle ne saurait en aucune manière inciter celui qui la goûte à quelque attitude de repli sur soi. Elle donne au cœur une ouverture catholique sur le monde des hommes, en même temps qu’elle le blesse de la nostalgie des biens éternels.

Cette forme de joie réside dans le cœur de Dieu lui-même et ne peut être atteinte qu’en étant en union avec Lui. S’il est possible d’avoir de petits aperçus de cette joie sur terre, ce n’est qu’au ciel qu’elle se réalisera pleinement.

La joie chez les saints

Les saints attestent de cette joie, même au cœur d’épreuves très difficiles. Comment ne pas rappeler, image lumineuse pour notre génération, l’exemple de [saint] Maximilien Kolbe, pur disciple de saint François ? Dans les épreuves les plus tragiques qui ensanglantèrent notre époque, il s’offrit volontairement à la mort pour sauver un frère inconnu, et les témoins nous rapportent que, du lieu de souffrances qui était habituellement comme une image de l’enfer, sa paix intérieure, sa sérénité et sa joie firent en quelque sorte, pour ses malheureux compagnons comme pour lui-même, l’antichambre de la vie éternelle. Cette paix et cette joie dont les saints ont fait l’expérience tient avant tout au fait qu’ils s’abandonnent pleinement à Dieu et à sa volonté.

Sainte Thérèse de Lisieux nous indique la voie courageuse de l’abandon entre les mains de Dieu à qui elle confie sa petitesse. Ce n’est pourtant pas qu’elle ignore le sentiment de l’absence de Dieu, dont notre siècle fait à sa manière la dure expérience : « Parfois il semble au petit oiseau (auquel elle se compare) ne pas croire qu’il existe autre chose que les nuages qui l’enveloppent… C’est le moment de la joie parfaite pour le pauvre petit être faible… Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l’invisible lumière qui se dérobe à sa foi. »

Si nous voulons connaître la vraie joie dans cette vie, nous devons comprendre que celle-ci ne provient pas de nous, et qu’on ne la trouve pas en recherchant les plaisirs terrestres qui ne font que passer. Cette joie se trouve en Dieu, en Le laissant pénétrer nos âmes.

En images : les conseils des grands saints pour retrouver la joie de vivre :