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« Saint Joseph nous a permis de trouver une maison »

Marie Lucas
La statue de saint Joseph.
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Laurent et Claire, parents de deux garçons, sont aujourd’hui propriétaires d’un chalet en Chartreuse. Pour eux, nul doute, ils le doivent à saint Joseph. Aussi, pour le remercier, ils sont sur le point de lui installer une statue dans leur jardin. 

À l’automne 2009, subissant la crise économique, Laurent, le mari de Claire, a d’importants soucis d’argent. Un soir, il rentre chez lui et annonce à sa femme, tout de go: « Il faut que nous vendions et que nous déménagions ! » La famille habite près de Grenoble, dans un grand appartement. Une fois le premier choc passé, Claire se convainc que c’est peut-être mieux ainsi et finalement une belle occasion de trouver un peu de verdure pour leurs deux garçons. En effet, à 7 et 8 ans, ces derniers, pleins de vie, tournent parfois en rond. « Mais François et Adrien, arrivés d’Éthiopie à l’âge de 4 et 5 ans, habitent dans cet appartement depuis leur adoption. Il a donc fallu les rassurer sur ce déménagement qui se profile », raconte Claire. « Au bout d’une semaine, Adrien semblait prêt dans sa tête à déménager. En revanche ce n’était pas du tout le cas de François qui ne cessait d’éclater en sanglots ». Malgré cela, la famille est pressée et commence les recherches de location au début des vacances de la Toussaint. Claire visite un village qui les attire le plus : Le Sappey (dans le massif de la Chartreuse). Mais elle a beau en faire le tour, il n’y a aucune maison à louer.

« Réjouis-toi Joseph »

« Et si nous faisions une neuvaine à saint Joseph ? » Cette idée de Claire séduit Laurent, mais avant de s’investir tous ensemble dans la prière, ils voudraient que leur cadet soit davantage prêt. La maman lui propose alors de faire le dessin de la maison de ses rêves. François s’exécute avec plaisir : une cheminée sur le toit (le rêve de Claire !), trois chambres (une envie de Laurent !), des bûches de bois adossées contre le mur gauche, un balcon de profil sur le mur droit, une pente raide d’un côté, un jardin de l’autre, des arbres, une montagne à droite, des aigles, du soleil, de la neige… L’œuvre d’art est déposée dans le coin-prière familial. La neuvaine peut commencer. « N’étant pas des experts dans ce genre de dévotion, nous transformions tout simplement le « Réjouis-toi Marie » en « Réjouis-toi Joseph, comblé de grâce », raconte Claire.

Neuf jours s’écoulent et rien ne se passe. Dix jours. Le onzième, Claire dit à Laurent : « Mais que fait donc saint Joseph ? » Laurent prend alors rendez-vous de nouveau chez un agent immobilier. « Vous n’auriez pas rentré une maison ? », demande-t-il au professionnel, et ce dernier de répondre placidement : « Si, si, nous en avons une ». Aussitôt, Laurent téléphone à sa femme: « Claire, ce soir à 17 heures, nous allons visiter une maison ». « Comment ça ? » lui répond-elle. « J’ai passé une journée entière à faire le tour de ce village et je n’ai rien trouvé à louer ! Et toi, tu me dis que nous allons visiter une maison ? ». Le soir même, la famille est devant la maison-chalet. Atmosphère chaleureuse, feu de cheminée, trois chambres, petite cuisine… Tous les ingrédients sont réunis.

« Cette maison est pour nous ! », pense aussitôt Claire qui s’enquiert : « Sommes-nous les premiers à visiter ? » « Oui, oui, vous êtes les premiers, cela fait exactement une semaine que nous l’avons mise en location ». Une semaine ? Échange de regards des parents : il y a exactement huit jours, la famille terminait sa neuvaine à saint Joseph ! En rentrant à la maison, Laurent annonce solennellement à ses enfants : « Les garçons, ce soir à la prière, nous dirons Merci à saint Joseph ! » Et vous savez quoi ? La maison ressemble au dessin de François ! »

Deuxième neuvaine

Mais l’histoire ne s’arrête pas là… La famille réalise que si la vente de l’appartement de Grenoble ne se fait pas d’ici février, il faudra payer et la location de la maison, et le remboursement de l’appartement. « Oui, mais forcément saint Joseph s’en occupe ! Sinon cela ne serait pas un beau cadeau de nous donner une maison et de nous faire payer des deux côtés », se rassurent alors les parents. Novembre, décembre, janvier passent et l’appartement ne se vend pas. Février arrive. Le déménagement se fait. Cette fois, ce sont les garçons qui reviennent sur le sujet : « Alors maintenant, vous payez le chalet et l’appartement ! ». « Oui, mais saint Joseph s’en occupe », disent d’un ton moins assuré les parents. Fin février, Claire dit à Laurent : « Je réalise que le 19 mars, ce sera la Saint Joseph ! Et si nous refaisions une neuvaine pour la vente de l’appartement ? » Le 11 mars, la famille se lance à nouveau dans la prière…

Neuf jours plus tard – le 19 mars – Claire co-anime une messe magnifique en l’honneur de saint Joseph – c’est l’inauguration de la chapelle de la nouvelle maison des Petites Sœurs des Pauvres de La Tronche (cette communauté, fondée par Jeanne Jugan, est sous le patronage de saint Joseph, ndlr). Et voilà que, dans l’après-midi, Laurent lui téléphone : « Claire, quelqu’un vient de faire une proposition concrète d’achat… « .

Marie Lucas

Un saint Joseph jeune, souriant, travailleur

Neuf ans plus tard, un soir, le 1er mars, Laurent rentre du travail et Claire lui partage sa découverte du jour : « Je viens d’apprendre ce matin qu’en fait tout le mois de mars est consacré à saint Joseph, et pas seulement le 19 ! » Laurent l’informe alors : « Je n’ai pas eu le temps de t’en parler mais ce matin, j’ai signé l’acte d’achat de la maison ». « Ce matin ? » Voilà donc que le couple se retrouve désormais propriétaire de leur chalet le premier jour du mois consacré au grand saint ! « Cette fois-ci, saint Joseph, il va l’avoir sa statue ! » Car nul doute pour eux, ce dernier cadeau est une nouvelle preuve d’affection de saint Joseph. « Nous avons demandé à un ami de nous sculpter un saint Joseph que nous avons voulu jeune, souriant, travailleur« , raconte encore Claire. Nous l’installerons dans l’angle de notre chalet, à bonne hauteur, la main ouverte, accueillante et le regard bienveillant tourné vers les marcheurs qui longent notre maison sur le GR de Chartreuse ». Et de conclure : « Merci saint Joseph de veiller sur notre petite famille, sur notre maison et tous ceux qui s’y arrêtent, et sur tous ceux qui t’apercevront du chemin ! Sois notre compagnon de route et de vie ! Avec Marie, conduis-nous à Jésus ! »

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