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Thérèse Hargot : « L’abstinence sexuelle ne veut pas dire absence de sexualité »

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Pour Thérèse Hargot, essayiste et sexologue, l’amour est en danger. Il est un mode de relation en voie de disparition. Dans son dernier essai paru en février, elle avance qu’en 2030, « les couples cesseront de faire l’amour ». Comment en est-on arrivé là ? Quel remède propose-t-elle ? Entretien.

Alors que l’état d’urgence sanitaire est encore d’actualité, « l’état d’urgence sexuelle ne va pas tarder », prédit Thérèse Hargot. A en croire les prévisions statistiques, dans dix ans, les couples cesseront de faire l’amour. Ils feront peut-être « du sexe », comme on pratique le tennis ou le foot, à travers la pornographie, la prostitution ou les relations extra-conjugales, mais oublieront ce qui constitue pourtant un élément fondamental de la sexualité : l’aspect relationnel. D’où le titre de son dernier essai paru chez Albin Michel, derrière lequel on entend chanter Daniel Balavoine : Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ?

Pour la sexologue, l’antidote à cette crise profonde réside dans la maîtrise et l’utilisation des méthodes d’auto-observation du cycle féminin. Elles sont la promesse d’une sexualité épanouie, partagée, une façon de réconcilier les femmes avec leur corps, tout en redonnant aux hommes la place qui leur revient. Au-delà d’une révolution morale ou écologique, il s’agit bien d’une révolution dans la manière de penser l’amour, basé sur la communication et la confiance. Et si l’observation des méthodes naturelles de régulation des naissances engendre des périodes d’abstinence sexuelle dans le couple, cela ne signifie pas pour autant absence de sexualité. A chaque couple de réinventer une relation intime et complice, dont l’objectif est de se dire « je t’aime » : « Il existe une multitude de façons de vivre l’intimité charnelle », souligne Thérèse Hargot.

Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ?, Thérèse Hargot, Albin Michel, février 2020, 17,90 euros.