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Mariés en petit comité, ils témoignent des nombreuses grâces reçues

@Marine Claude - Photographe
Victoire et Joseph, unis devant Dieu le 30 mai 2020.
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Après avoir tranché un dilemme cornélien, Victoire et Joseph, Sybille et Thibault, dont les mariages étaient respectivement fixés aux 30 mai et 6 juin derniers, ont finalement décidé de s’unir devant Dieu aux dates initialement prévues, entourés uniquement de leurs très proches familles et témoins. Ils ont reçu des grâces de joie, de simplicité et de renoncement dont ils témoignent auprès d’Aleteia.

Ils avaient imaginé un mariage où ils seraient entourés de tous leurs amis, cousins, oncles et tantes, ils avaient tout prévu depuis un an pour recevoir un grand nombre de personnes, ils auraient dû être 100 voire 200 personnes. Ils ont finalement été… une trentaine. A les entendre, aucune déception ni frustration, mais une immense joie de s’être mariés, joie décuplée par les incertitudes vécues pendant le confinement.

« Le confinement, et même le début du déconfinement, ont été des périodes de remises en question incessantes et de craintes : crainte de ne pas pouvoir se marier, de ne pas avoir de messe, de ne pas pouvoir se déplacer à plus de 100 kilomètres alors que nous devions nous marier dans le Loiret… donc ce que je retiens de cette magnifique journée du 6 juin, c’est d’abord un immense sentiment de joie, de soulagement », raconte Sybille, boulonnaise de 28 ans, désormais mariée à Thibault, 29 ans. « Nous étions prêts tous les deux, nous avions hâte d’être mariés, nous avons choisi de donner la priorité au sacrement de mariage plutôt qu’au nombre d’invités ».

« Nous avons saisi que le mariage était avant tout devant et en présence de Dieu. »

Même cheminement chez Victoire, 23 ans, et Joseph, 30 ans, fiancés depuis un an. Malgré le regret de ne pas se marier avec plus de monde à leurs côtés, ils se sont demandés ce qu’ils voulaient vraiment. « A mesure que le confinement avançait, nous avons saisi et intégré que le mariage était avant tout devant et en présence de Dieu. On s’est rendu compte qu’on pouvait avoir une belle messe à dix personnes », ont-ils réalisé. « Le mariage n’est pas une cousinade. Ces réunions de famille sont belles et importantes, mais ce jour si particulier qu’est le mariage est celui de l’union des fiancés en face du Seigneur. » En pratique, cela n’a pas été si facile. A dix jours du mariage, ni l’église, ni le lieu de la réception, ni le traiteur n’étaient bouclés. Par un dénouement dont il ne fait nul doute qu’il était providentiel, c’est l’ami prêtre qui les accompagnait qui a aplani toutes les difficultés matérielles. La joie n’en fût que plus intense.

Une simplicité bénéfique

@AdR
Sybille et Thibault, qui se sont mariés le 6 juin 2020.

Autre expérience vécue lors de ces mariages si particuliers : la simplicité. Les deux couples sont formels : le nombre restreint d’invités a ôté une grande source de stress, tout en permettant une plus grande proximité avec chacun. « Nous avons pu profiter pleinement de chaque personne présente, nous n’avons pas eu cette impression si souvent ressentie pour un mariage que la journée est passée trop vite, j’ai même vu mes petits neveux et nièces s’amuser ! », raconte Sybille, tante attentionnée. Un sentiment de plénitude, de vivre l’instant présent partagé par Victoire et Joseph. Ces derniers témoignent volontiers de la puissance de la prière, et notamment des neuvaines faites à sainte Rita, Padre Pio et Jeanne d’Arc fêtée justement le 30 mai, qui ont fait émerger en eux cette envie de simplicité. « Nous avons beaucoup prié pendant le confinement pour cette date-là, et c’est soudain devenu très simple », confie Joseph.

Une grâce de renoncement

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14-26) nous dit Jésus dans l’Evangile. Une leçon de renoncement radical qui a fortement résonné aux oreilles de Victoire et Joseph. Car oui, ils ont bien renoncé à une image du mariage qu’ils s’étaient forgée depuis des années pour suivre le Christ et fonder leur couple sous le regard de Dieu. Pour eux, c’est l’Esprit-Saint qui leur a donné la force de renoncer à ce qui n’était pas, à leurs yeux, essentiel : « Nous avons reçu une grâce de renoncement qui nous a permis de maintenir notre mariage. Nous avons la certitude que cette grâce qu’Il nous a donnée nous a permis de vivre l’enseignement de Marie pendant les noces de Cana : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le » » (Jn 2-5).