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Réouverture des cinémas : les films de retour en salles et ceux qu’on n’attendait plus

© Alaîn Guizard - vertigo productions
Lambert Wilson et Clémence Hittin dans le film « De Gaulle » (2020).
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Après trois mois passés devant des cinémas fermés, la fin du confinement sonne le retour du grand écran. Entre ceux qui étaient fraîchement à l’affiche au début de cette période de privation et ceux qui ont misé sur une sortie discrète en VOD, place aux films à voir et à ceux qui se sont fait attendre.

Si les fauteuils en velours rouge (pour les plus chanceux des cinéphiles exemptés de s’asseoir sur du synthétique), la seconde où la salle sombre dans le noir ou encore l’impression d’être seul au monde face à une œuvre d’art (pour les plus chanceux, encore une fois) vous manquent, les portes des cinémas ouvrent à nouveau le 22 juin. À cette occasion, les films sortis avant la mi-mars reprendront le cours de leur vie sur grand écran et ceux qui ne les ont pas vus pourront rattraper leur retard. Suivront les nouveaux films, qu’on pensait ne jamais pouvoir honorer en salle.

Le biopic sur le général de Gaulle

Le film de Gabriel Le Bomin met à l’honneur la figure de l’homme libre qu’était le général de Gaulle à travers les traits d’un Lambert Wilson plutôt convaincant. Concentré sur la période précédant la défaite de la France face à l’Allemagne et le célèbre appel du 18 juin, le film s’écarte pourtant de ce sujet encore brûlant en France. L’essentiel de l’histoire se consacre en effet à rendre hommage au couple de Gaulle et à leur attention à l’égard de leur fille Anne, porteuse de trisomie 21. Beaucoup de grâce transpire de ce trio dans lequel le grand homme semble avoir puisé sa force, son courage et son sens de l’honneur. 

De Gaulle, de Gabriel Le Bomin, avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Catherine Mouchet et Clémence Hittin, 1h50. Sorti le 4 mars, à nouveau en salle dès le 22 juin.

Trois heures au cœur de l’esprit russe

Après La mort de Dante Lazarescu, le réalisateur roumain s’attaque à une longue fresque au cœur du froid de Russie, inspirée de l’ouvrage de Vladimir Soloviev : Trois entretiens sur la guerre, la morale et la religion. Nikolai, grand propriétaire terrien et homme du monde, met son domaine à la disposition de quelques amis qui y organisent des séjours. Parmi les invités, un politicien et un général de l’armée russe. Au fil des dîners et d’assemblées autour de jeux de société, tous les sujets sont abordés, jusqu’au christianisme, grâce auxquels chacun exprime sa vision du monde. Bientôt, les différences de point de vue rendent les débats très vifs. Si le film dure trois heures, on ne risque cependant pas de s’ennuyer. 

Malmkrog, de Cristi Puiu, avec Frédéric Schulz Richard, Diana Sakalauskaité, Ugo Broussot.

Autonomes, adultes et porteurs de trisomie : ils nous touchent en plein cœur 

Un documentaire donne enfin la parole aux porteurs de trisomie 21. Tour à tour, Robin, Élise, Gilles-Emmanuel ou encore Éléonore nous ouvrent les portes de leur sensibilité, celle que l’on entend si rarement. S’ils ont tenu à s’exprimer derrière la caméra de Laurent Boileau, c’est aussi pour tordre le cou aux idées reçues, raconter leur parcours et leurs rêves. Si l’on déplore actuellement la perte de sens chez les jeunes et le fléau du chômage, ce n’est pas de leur côté qu’il faut aller chercher. Ils sont jeunes, travaillent, ont leur appartement et apprennent pas à pas, comme tout le monde, le chemin complexe de la liberté. Éléonore s’est même engagée en politique à Arras, ville de tournage du film. Ce documentaire très émouvant, et surtout édifiant, trouve toujours l’équilibre de la justesse. Et cette nouvelle génération offre un beau phare aux suivantes pour grandir toujours plus en humanité. On ne l’attendait plus, sa sortie avait été limitée aux plateformes en ligne, mais il trouvera enfin le chemin des salles obscures.

J’irai décrocher la lune, de Laurent Boileau, avec Robin Sevette et Éléonore Laloux, 1h31, en salle dès le 22 juin.