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Avec sœur Jeanne-Marie, la mission passe par le soin aux plus pauvres

Congrégation des Servantes des pauvres.
Sœur Jeanne-Marie.
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N’ayant jamais soigné un malade de sa vie, sœur Jeanne-Marie est pourtant rentrée en 1995 chez les Servantes des pauvres, une congrégation consacrée aux soins des plus faibles. Sans quitter Angers, elle a le sentiment de partir chaque fois en mission quand il s’agit d’aller soigner les malades, explique-t-elle à Aleteia.

À l’appel de sa vocation il y a vingt-cinq ans, sœur Jeanne-Marie avait une idée fixe : ne pas rester cloîtrée. « Je voulais voir des gens », affirme-t-elle. Elle a donc aussitôt senti qu’une vie contemplative ne la satisfaisait pas. C’est dans ce contexte qu’elle a connu les Servantes des pauvres, une congrégation dédiée aux malades. Bien que n’ayant jamais soigné un malade, la religieuse a senti un appel irrésistible. Elle qui voulait se porter au-devant des êtres humains, a tout de suite été marquée par la dimension missionnaire de cette communauté.

Congrégation des Servantes des pauvres.
Sœur Jeanne-Marie au service des malades.

La nouvelle recrue des Servantes des pauvres ne s’est pas trompée : à peine après avoir démarré son noviciat, elle percevait la signification du mot ‘mission’. Si la première mission de tout chrétien s’incarne dans le baptême, sœur Jeanne-Marie voulait « se consacrer à Dieu, comme lors du baptême ». Dans le baptême comme dans la mission, chacun est appelé à « se mettre à part ». Un appel peut-être encore plus fort pour la vocation religieuse dans la mesure où certaines se retirent pour se mettre au service de Dieu. Missionnaire, baptisé ou religieuse, tous sont appelés à se rapprocher de l’essentiel.

Une unité de vie marquante

Les Servantes des pauvres particulièrement tournées vers la prière et le service, en sont l’exemple parfait. Cette congrégation fondée par Dom Camille Leduc après la guerre de 1870, comprend aujourd’hui plus d’une centaine de religieuses. À l’origine de l’ordre figure un geste quasi missionnaire, lorsque l’ancien père de l’abbaye de Solesmes décida d’appeler quelques religieuses à prendre soin des périphéries de la société de l’époque, incarnées par les enfants et les pauvres malades. Il les exhorte alors à appliquer la règle de saint Benoît, cette Règle de l’accueil qui met au centre des attentions l’étranger de passage.

En plus du service des malades, la congrégation des Servantes des pauvres, reconnue par l’évêché d’Angers en 1874, comporte un deuxième charisme, celui du patronage. Catéchiser les enfants par le jeu et les activités, voici leur seconde terre de mission.

Congrégation des Servantes des pauvres.
Sœur Jeanne-Marie. à droite.

« Ce temps pour Dieu et ce temps pour les malades, ne font qu’un seul temps. »

Le « fort enracinement dans la règle de saint Benoît » a profondément marqué sœur Jeanne-Marie, qui y voit une formidable « unité de vie », entre le temps consacré à Dieu et celui consacré au prochain. « C’est surtout dans l’union avec Jésus-Christ que les sœurs puiseront leur force, leur zèle et leur dévouement », a inscrit Dom Leduc dans la Règle. « Ce temps pour Dieu et ce temps pour les malades, ne font qu’un seul temps », souligne-t-elle, après un moment de réflexion.

Suivre le Christ comme « modèle et exemple », ajoute la Servante des pauvres, invite tout missionnaire à puiser sa force dans Celui qui secourt le prochain sans cesse. Témoigner du Christ lorsque les religieuses soignent, tel est leur évangélisation au quotidien. Tout missionnaire doit être capable de cultiver et renouveler le regard de la Foi, à l’instar des Servantes des pauvres, affirme sœur Jeanne-Marie.

Congrégation des Servantes des pauvres.
Congrégation des Servantes des pauvres.

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