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Un pas vers l’ouverture de la cause de béatification d’Anne-Gabrielle Caron

© Éditions du Sacré cœur
Anne-Gabrielle Caron.
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Réunis en assemblée plénière du 8 au 10 juin, les évêques de France se sont prononcés favorablement pour l’ouverture de la cause en vue d’une éventuelle béatification de trois Françaises dont Anne-Gabrielle Caron, une fillette de 8 ans emportée par un cancer et qui a vécu sa longue maladie comme une véritable ascension spirituelle.

Les saints « sont des exemples à imiter », avait rappelé le pape François en 2015 lors de l’Angélus. « Mais attention : pas seulement les saints qui ont été canonisés, mais ceux aussi, pour ainsi dire, « de la porte d’à côté », qui se sont efforcés, avec la grâce de Dieu, d’appliquer l’Évangile dans leur vie normale de tous les jours ». Et ils pourraient compter parmi eux dans les prochaines années trois nouvelles Françaises. Réunis en assemblée plénière du 8 au 10 juin, les évêques de France se sont prononcés favorablement pour l’ouverture de la cause en vue d’une éventuelle béatification d’Anne-Gabrielle Caron, Estelle Faguette et Sœur Anne Marie Antigo.

« C’était une enfant qui a vécu sa maladie à la ressemblance de la Passion du Christ. »

Anne-Gabrielle Caron a été emportée par un cancer foudroyant à l’âge de 8 ans. « C’était une enfant qui a vécu sa maladie à la ressemblance de la Passion du Christ. J’ai prié pour elle et j’ai pu voir cette petite personne qui — au cœur de sa souffrance — recevait la vie comme une offrande au Seigneur. Anne-Gabrielle était le témoin de Dieu. Elle était le signe de Dieu », avait confié Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, à Aleteia.

Souriante, épanouie, s’occupant volontiers de ses trois petits frère et sœurs et se réjouissant des activités scoutes auxquelles elle participe régulièrement, Anne-Gabrielle Caron est confrontée brutalement à la maladie et à la menace de la mort. C’est au cours de sa septième année qu’elle se plaint de plus en plus de douleurs dans une jambe. Six mois plus tard, le diagnostic tombe : Anne-Gabrielle souffre d’un cancer très rare — le sarcome d’Ewing — qui l’atteint au tibia. Mais malgré les traitements, il se propage dans tout le corps de l’enfant. Elle s’éteint dans la soirée du 23 juillet 2010, après une agonie de 30 heures au cours de laquelle elle reste consciente jusqu’au bout. « Voir Anne-Gabrielle, c’était voir Dieu », témoignera un prêtre à son enterrement.

Sœur Anne Marie Antigo et Estelle Faguette

Les deux autres Françaises sont la Vénérable sœur Anne Marie Antigo, présentée par Mgr Norbert Turini, évêque de Perpignan-Elne, comme « la « sainte de Perpignan » qui touche la foi des gens simples » et Estelle Faguette, présentée par Mgr Jérôme Beau, archevêque de Bourges, comme « une humble chrétienne transformée par sa rencontre avec la Vierge Marie ». C’est elle qui a déclaré avoir vue la Vierge Marie lors des apparitions mariales de Pellevoisin en 1876 et qui a été totalement guérie par cette dernière.

Ils ont rejoint le cortège des saints en 2019 :