Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Jeudi 26 novembre |
Saint Innocent d'Irkoutsk
home iconBelles Histoires
line break icon

À seulement 28 ans, frère Simplício est mort pour avoir voulu aider les plus pauvres

Facebook irmaostocadeassisfortaleza (Fair Use)

La rédaction d'Aleteia - Publié le 08/06/20

Au Brésil, ce jeune religieux a contracté le Covid-19 après être descendu dans la rue pour aider les personnes démunies. Il avait consacré sa vie au Christ.

Son sourire en dit long sur la lumière qui habitait son cœur. Frère Simplício voulait se mettre au service des plus pauvres, au point de donner sa vie pour eux. Ce religieux membre de la communauté Toca de Assis, une fraternité tournée vers l’adoration eucharistique et qui s’occupe tout particulièrement des personnes de la rue, est mort le 29 mai 2020 après avoir contracté le Covid-19. En mission à Fortaleza (côte est du Brésil) au moment où la crise sanitaire a commencé, frère Simplício a découvert qu’il avait contracté le virus. Au Brésil, ce dernier est particulièrement meurtrier et le pays compte officiellement plus de 35.000 morts à ce jour. Frère Simplício s’est donné au service des plus pauvres, en particulier des personnes de la rue pour lesquelles le sentiment d’être en marge de la société s’est probablement accru en cette période de pandémie. Il a illustré de sa vie cette phrase du Christ : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». (Jn 15, 13).

Le jeune Rodolfo avait choisi de s’appeler Simplício lors de ses vœux religieux en 2016. Un nom qui en dit long. Le prieur de la communauté de Rio de Janeiro, frère Francisco, raconte qu’avant de devenir inconscient, frère Simplício a envoyé un message audio à quelques amis, citant saint Vincent de Paul : « C’est un privilège de mourir pour les pauvres car ils nous ouvriront les portes du Ciel ».

Dieu et les pauvres

Le jour de sa profession religieuse, le religieux s’était remémoré deux rêves qui l’avaient habité enfant : être enfant de chœur et faire sa première communion. À l’âge de 8 ans, ils ont pu se concrétiser et il avait commencé à se consacrer de plus en plus à l’Église et aux sans-abri. Voici comment il racontait son expérience :

Le Seigneur m’avait déjà appelé au sein de ma paroisse pour montrer aux autres jeunes à quel point notre liturgie est belle. […] J’ai toujours eu une grande attirance pour l’Église. J’ai pensé à devenir prêtre car je ne savais pas qu’il était possible d’être frère ou consacré. Alors quand j’ai découvert la vie consacrée, cela m’a enchanté et au milieu de ce désir vocationnel, j’ai découvert la fraternité de la Toca de Assis. […] Quand j’ai eu 18 ans, je l’ai rejointe.

Dieu m’a demandé quelque chose de plus et ce quelque chose était de donner complètement ma vie. J’avais besoin de vivre avec Jésus, pas seulement d’aller à l’église. La fraternité de la Toca et la vie consacrée sont donc une grande réalisation de ce rêve. Vivre avec Dieu, adorer Jésus dans le Saint-Sacrement et prendre soin de ses pauvres dans les rues était mon désir initial et c’est mon désir pour toujours. Notre mission à Toca de Assis est d’adorer Jésus puis de toucher le cœur du pauvre, qui est le même.

Mgr Orani Tempesta, l’archevêque de Rio de Janeiro, a envoyé le message suivant à la communauté du jeune frère au moment de son décès : « En découvrant l’histoire de frère Simplício, je remercie Dieu pour les grands exemples que nous avons aujourd’hui. Je demande que de plus en plus de signes comme celui-ci apparaissent dans la société et dans l’Église et que nous puissions remercier Dieu pour ces hommes et ces femmes qui lui consacrent leur vie ainsi qu’à ceux qui en ont le plus besoin ». Le pape François a lui-même souligné que si le virus pouvait toucher chaque personne quelle que soit sa nationalité ou son appartenance, qu’elle soit religieuse ou sociale, ce serait les plus pauvres qui paieraient le plus lourd tribut.


GUILLERMO GOMEZ

Lire aussi :
Comment cette famille a fait face à la disparition du père, mort du covid-19

Tags:
Coronavirusmortreligieuxsacrifice
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Timothée Dhellemmes
"Ridicule", "pathétique", "humiliante"... la ...
Timothée Dhellemmes
Les messes publiques reprendront samedi... ma...
Timothée Dhellemmes
Les évêques fustigent une décision "irréalist...
La rédaction d'Aleteia
Voici la prière des JMJ de Lisbonne 2023
Mathilde de Robien
« S’il te plaît Marie » : une grande suppliqu...
christ en majesté
Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op
Le Christ-Roi, ou comment servir un roi qui s...
WEB2-EVACUATION-CAMP-MIGRANT-AFP-080_HL_NCOISSAC_1277288.jpg
Mgr Benoist de Sinety
Si toutes les vies se valent…
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement