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« Au nom du Père » : l’acteur principal de la série demande le baptême

Lars Mikkelsen
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La vie chrétienne est tout sauf un long fleuve tranquille. L’exigence chrétienne peut paraître un poids, elle est toujours une responsabilité. La série « Au nom du Père », diffusée sur Arte, nous plonge dans la vie d’une famille protestante qui, malgré ses fragilités psychologiques, tente de répondre à l’appel du Christ.

La série « Au nom du Père » raconte le destin complexe d’une famille de pasteurs dans le Danemark luthérien. La figure du père pasteur, que ses deux fils confondent avec Dieu, était omniprésente dans la première saison. Dans la seconde saison, disponible en ce moment sur Arte, ainsi qu’en VOD et en DVD, celles du fils et du frère perdu prennent le dessus. 

Quand la mort d’un fils, d’un frère, d’un mari change le cours de la vie

Dans la famille Krogh, on est pasteur de père en fils depuis de nombreuses générations. Johannes Krogh, le père, brillant, éloquent et plein de charisme, est l’un des pasteurs les plus réputés de Copenhague. Il a aussi ses zones d’ombres : un tempérament dominateur qui en fait souvent un tyran pour ses proches, un penchant pour l’alcool et les femmes qui le pousse à commettre des actes qu’il regrette.

S’inscrivant dans la lignée des pasteurs, son fils August avait pris la relève. À la fin de la première saison, sa mort à moins de 30 ans met un terme à ce mythe d’une famille de pasteurs de père en fils. La deuxième saison raconte comment une mère, un père, une épouse, un frère peuvent vivre après la mort d’un fils, d’un mari, d’un frère. Comment se reconstruire ? Comment ne pas s’enfermer dans le dégoût de la vie, la révolte contre l’existence ?

Des attitudes spirituelles qui diffèrent radicalement selon les êtres

Dans cette saison qui commence avec plus de gravité, dans la douleur du deuil, on découvre chez les protagonistes des attitudes spirituelles qui diffèrent radicalement : un athéisme révolté contre un Dieu que l’on considère, s’il existe, comme cruel ou indifférent à la souffrance, une soif de sagesse qui passe par le bouddhisme ou le spiritisme ou encore une redécouverte de la puissance de la révélation chrétienne, mettant en avant notamment Sören Kierkegaard, l’un des penseurs de la foi chrétienne les plus importants, comme l’évoquait KTO dans La Foi prise au mot.

Il est clair que certaines attitudes, comme le spiritisme et les tentatives de communiquer avec les morts, pourront gêner certains téléspectateurs chrétiens. Mais ce sont des pratiques qui mettent surtout en avant le désespoir de se trouver séparé du jour au lendemain d’un proche sans avoir pu ni se dire au revoir, ni que l’on s’aimait. 

Adam Price, le créateur de la série, explique dans un entretien qu’il a tenu à s’entourer de scénaristes et d’experts croyants et non-croyants pour que la série garde une neutralité sur le sujet et puisse parler à tous. On comprend ainsi le refus de tout prosélytisme et en même temps, la série évoque avec une grande justesse les éléments clefs de la révélation chrétienne, notamment la question du pardon. 

Un chemin vers la lumière et la paix 

Si la saison 1 finissait comme une tragédie avec la mort d’un personnage central, la saison 2, en revanche, sans tout dévoiler, met en scène le chemin des différents protagonistes vers la lumière et la paix. Le ton n’est pas naïf pour autant car ils traversent des épreuves très difficiles et parfois violentes. La série montre comment se relever dans le deuil sans chercher à mettre de côté le défunt.

Ce chemin nourri par les enseignements du Christ semble d’ailleurs avoir marqué l’acteur principal de la série, Lars Mikkelsen. Celui-ci, jouant le pasteur Johannes Krogh, s’est réellement converti au christianisme pendant le tournage et a demandé à recevoir le baptême. Adam Price expliquait ainsi il y a quelques jours à Télérama : « Il s’implique tellement dans son rôle que celui-ci finit par impacter ses réflexions les plus intimes ».