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Baptiste, garde-suisse en mission auprès du pape François

gardes suisses masques de protection
AFP
Au Vatican, les Gardes suisses portent désormais des masques de protection. (Photo d'illustration)
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Baptiste, un jeune homme habitant aujourd’hui à Rome, fait partie de la fameuse Garde Suisse qui entoure le pape François. Loin de ses montagnes helvètes, il mène une mission  singulière, consacrant son temps au service de l’Église. Dans un entretien accordé à Aleteia, il relate cet apostolat hors du commun.  

Aleteia : Pourquoi avez-vous choisi de servir deux ans au sein de la Garde Suisse ?
J’avais appris, par l’intermédiaire d’amis ex-Gardes, que la Garde Suisse avait ces derniers temps du mal à recruter : j’ai donc voulu m’engager dans ce service pour l’Église où je sentais qu’on avait besoin de moi. L’Église est un grand corps où chaque personne doit faire au mieux ce qui lui est demandé. De plus, il est évident que la fierté d’appartenir à un corps si noble m’attirait aussi. Nous, Suisses, avons la possibilité et la chance de pouvoir rendre ce service à l’Église, il serait triste, en tant que catholique, de manquer cette chance. De plus, il y a deux ans environ, au moment de ma décision, j’étais dans un moment de ma vie où je me posais beaucoup de questions sur mon avenir. J’ai donc pensé que ces deux années proche du successeur de Pierre pourraient m’aider à comprendre ce que Dieu veut de moi.

Voyez-vous votre activité comme une mission, à proprement parler ? Ou comme un apostolat ?
Je dirais plutôt que je vois ce travail comme un service rendu à l’Église et donc à Dieu. Nous serons toujours redevables devant Dieu, alors ce petit sacrifice n’est rien à côté des grâces reçues. Quand nous revêtons notre uniforme, c’est toute la Sainte Église que nous représentons. Donc, oui, l’apostolat est là aussi, mais au fond, l’apostolat c’est la mission de tous les catholiques.

Pensez-vous que vous y avez été appelé ?
« Appeler » est un bien grand mot. Non, je n’ai pas reçu une révélation de Dieu comme Jeanne d’Arc ou tant d’autres Saints, mais je peux dire que la Providence a bien fait les choses. J’ai connu la Garde lors de mon premier voyage à Rome. Par l’intermédiaire d’un ami, j’ai eu la chance de pouvoir visiter les quartiers de la Garde. Après ce premier voyage, l’idée a mûri jusqu’au jour de la décision.

Qu’est-ce-que cela fait d’être au service du Pape, et au plus près du successeur de Pierre ainsi que de l’épicentre du catholicisme ?
C’est une grande fierté de rendre ce service, auprès du « serviteur des serviteurs de Dieu ». Il est vrai que nous voyons beaucoup de choses belles et moins belles, nous côtoyons des personnes très dévouées, comme des moins vertueuses. Mais, je constate aussi qu’être à l’épicentre du catholicisme et au plus près du successeur de Pierre ne suffit pas pour comprendre le message du Christ. Tant de camarades servent l’Église, mais passent complètement à côté du message du Christ. Quel dommage ! Je me demande souvent comment ils arrivent à servir quelque chose dont ils ne semblent pas saisir le sens. Je peux dire que nous découvrons, ici, ce qu’est l’humanité, et surtout, ce que la grâce peut accomplir.