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La seule question à se poser après une rupture amoureuse

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© fizkes - shutterstock
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Qu’elle soit choisie ou subie, une rupture amoureuse ne laisse personne indemne. La cicatrisation de la blessure prend plus ou moins de temps, jusqu’au jour où renaît le désir de se « risquer » dans une nouvelle relation. Comment savoir si son cœur est prêt à s’aventurer à nouveau ?

« Il est temps de tourner la page », « de passer à autre chose », encouragent gentiment les proches de ceux qui souffrent d’un chagrin d’amour. Pourtant, seul l’intéressé est en mesure de discerner quand est le bon moment. Un juste milieu entre une nouvelle histoire un peu précipitée et un long repli sur soi. Se poser les bonnes questions peut aider à y voir plus clair et à détecter les signes qui indiquent qu’il est effectivement temps de se lancer.

« Le réflexe après une déception ou une rupture peut parfois être de « se remettre en selle », de se précipiter pour faire d’autres rencontres. Pour autant, nous ne sommes pas nécessairement pleinement disponibles intérieurement », constate Claire de Saint Lager dans son livre Comme des colonnes sculptées (Editions Emmanuel). Comme un deuil, le temps de la cicatrisation demande du temps et passe par plusieurs étapes : choc, déni, douleur, culpabilité, marchandage, tristesse, jusqu’à l’acceptation en vue de reconstruire. « Le temps nécessaire pour guérir, se relever, laisser notre cœur être façonné pour prendre une forme nouvelle avec ses brisures et sa maturité est très personnel », souligne l’essayiste. Il dépend en effet « de la façon dont nous sommes entrés en relation, dont nous l’avons habitée, des espoirs qui l’ont peuplée, des blessures qui ont été réactivées. »

« Y a-t-il en moi encore un désir de vivre et d’aimer sous les décombres de la souffrance ? »

Néanmoins, arrive un jour où le désir de renouer une relation amoureuse renaît. Et pour mesurer cette disponibilité à la relation, Claire de Saint Lager invite à se poser cette question : « Y a-t-il en moi encore un désir de vivre et d’aimer sous les décombres de la souffrance ? ». Si elle engage à ne pas se précipiter dans une autre relation, elle exhorte aussi à « accepter de se laisser bousculer lorsqu’une rencontre providentielle vient nous appeler à la vie ».

Une expérience de croissance humaine

Une rupture amoureuse, lorsqu’on arrive à prendre un peu de recul, peut ne pas être exclusivement négative. « Elle peut aussi l’être l’occasion d’une transformation profonde », précise Claire de Saint Lager. Elle apprend à se connaître soi-même, elle invite à certains changements, elle est révélatrice. En ce sens, une rupture amoureuse « est aussi une expérience de croissance humaine et spirituelle profonde ». Mère Isabelle écrit, dans ses Paroles d’accompagnement spirituel (Parole et Silence), que « la vie s’épanouit quand on a traversé la souffrance, car la souffrance ouvre notre cœur, nous rend plus humble et plus juste ». Une fécondité, en quelque sorte, d’une union qui ne s’est finalement pas faite.

Comme des colonnes sculptées, le célibat, un chemin d’espérance, Claire de Saint Lager, Editions Emmanuel, mars 2020, 17 euros.