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Les deux missions de sœur Gutierrez pendant la pandémie : soigner et évangéliser

Une église à Mbalmayo, au Cameroun.
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Sœur Ana Gutierrez accomplit sa vocation de médecin et de religieuse dans un hôpital du Cameroun. Dans un entretien à Vatican News, elle a détaillé la singularité de cet apostolat en temps de pandémie.

C’est dans l’hôpital de Bikop, petit village du Cameroun, que sœur Ana Gutierrez trouve sa vocation. Religieuse et médecin, elle est également aux premières loges dans la lutte contre l’arrivée du coronavirus. Bien qu’aucun cas ne soit encore parvenu dans le village, la servante du Sacré-Cœur de Jésus qui œuvre dans le centre hospitalier aide à mettre en place un dispositif efficace pour éviter d’éventuelles contagions. 

Mais la mission de cette sœur ne s’arrête pas là, elle a à cœur d’apporter la Bonne Nouvelle du Christ à tous. Animée par sa foi et le désir d’accomplir sa vocation, la religieuse espagnole vit en effet doublement son apostolat. Elle soigne tout d’abord les patients de cet hôpital situé en banlieue de la ville camerounaise de Mbalmayo, une tâche particulièrement exigeante car l’épidémie atteint les pays africains. Elle doit redoubler d’effort en ce temps où l’épidémie de coronavirus arrive dans les pays africains après avoir affaibli l’Europe.

La situation est d’autant plus instable que les conditions sont précaires : il faut réussir à équiper tout le personnel médical et mettre en place des mesures barrières dans l’établissement. Comme en Europe, masques, gel, gants, prise de température des patients et lavages des mains à chaque entrée dans l’hôpital sont devenus des gestes et éléments essentiels dans cette lutte préventive. Après des semaines d’efforts intensifs, « tout le personnel travaille avec des équipements nécessaires », peut alors affirmer sœur Ana.

Évangéliser tout en sensibilisant la population

L’autre mission de la servante du Sacré-Cœur est plus spirituelle, puisqu’il ne s’agit pas cette fois de soigner le corps mais plutôt l’âme. Être médecin ne lui fait pas oublier sa vocation profonde qui consiste à évangéliser son prochain. Fidèle à son vœu de religieuse, elle répond à l’appel de Dieu en évangélisant à la fois ses patients, mais également les habitants aux alentours de l’hôpital. En cette période d’épidémie, elle fait également beaucoup de prévention afin que les Camerounais prennent davantage conscience de la dangerosité du virus et de sa rapide capacité de contagion. Mais pour sœur Gutierrez, bien loin d’être incompatibles, ses deux vocations se complètent l’une l’autre. « Notre mission, comme religieuses, comme missionnaires, c’est l’évangélisation qui va de pair avec le développement et la lutte contre les malheurs qui empêchent une bonne santé de la population », explique-t-elle.

La congrégation des servantes du Sacré-Cœur, présente depuis 104 ans  en ces lieux, a réussi à être particulièrement appréciée par la population. Elle imagine d’ailleurs très difficilement rester confinée, car les mode de vie et les conditions dans lesquelles vivent certains habitants ne le leur permettent pas. « Les gens doivent sortir pour se nourrir. C’est difficile », tente d’expliquer sœur Gutierrez. « À cela s’ajoute le fait que les maisons ne sont pas adaptées au confinement ». Bien qu’une partie de la population doute de la possibilité que le virus atteigne rudement les pays africains, la religieuse espagnole fait son possible pour aider au maximum les habitants à prendre conscience de la situation, tout en continuant son apostolat évangélisateur et médical.

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