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Le père Adolfo Nicolás, un infatigable missionnaire

ADOLFO NICOLAS
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Ancien préposé général des jésuites, le père Adolfo Nicolás est retourné au Père ce 20 mai 2020 à Tokyo. Cet amoureux de l’Asie aura consacré sa vie à la mission, alternant enseignements de hautes volées et apostolats sur le terrain.

« Nous devons apprendre une nouvelle manière de regarder le monde pour parler aux gens. Aller aux frontières et observer comment vivent ceux qui sont au-delà de nos limites peut être très exigeant, mais c’est aussi très intéressant et attirant, parce qu’il y a du bon dans chaque personne. » C’est en ces termes enthousiastes que le père Adolfo Nicolás témoigne de son rapport à l’évangélisation dans une interview donnée à la Civiltà Cattolica en octobre 2016. S’il s’apprête alors à prendre sa retraite, cet Espagnol plein d’humour ne semble rien avoir perdu de sa curiosité et de son entrain pour annoncer le Christ. 

Pour le Père Nicolás, il n’y a en effet pas d’âge pour être missionnaire : à peine son successeur a-t-il été élu que le voilà embarquant à bord d’un avion à l’âge de 80 ans pour un nouveau cycle missionnaire aux Philippines. Là-bas, le jésuite rejoint un centre social, l’institut pastoral de Manille,  dans lequel il a déjà consacré six années de sa vie comme directeur, entre 1978 et 1984. Il s’éteint quatre ans plus tard terminant sa vie là où il avait reçu l’onction sacerdotale : au Japon. 

 

Car c’est d’abord au pays du soleil levant que le zèle fervent de ce prêtre espagnol s’affermit. Avant même de devenir prêtre, il demande à y être envoyé comme séminariste. Là, il se consacre à l’étude de la langue japonaise et sera ordonné à Tokyo le 17 mars 1967. D’abord simple professeur de théologie à l’université Sofia de Tokyo, puis supérieur provincial des Jésuites du Japon, il décide ensuite de consacrer pas moins de trois ans de sa vie dans une paroisse auprès des migrants philippins et asiatiques pauvres de Tokyo. Un apostolat qui ne l’empêche pas de poursuivre son enseignement à l’université. 

Il faut dire que la recette qui semble caractériser ce prêtre qui deviendra supérieur général de la Compagnie de Jésus en 2004 est la suivante : allier profondeur et universalité, communique le site des Jésuites de France. Auteur d’une thèse sur le ‘Progrès humain’, ce féru de théologie n’a jamais manqué d’exhorter les jésuites à la profondeur tant spirituelle qu’intellectuelle et à étudier pour éviter tout risque de médiocrité. « Il faut, pour aller aux frontières, des hommes ayant une foi profonde, enracinée, cultivée, des hommes capables de parler avec sagesse et de se faire écouter », estime-t-il en 2016.

Dans le même temps, il a toujours eu à cœur de pousser ses frères jésuites à la mission universelle et à user de pragmatisme pour « dépasser les limites étroites des régions, des nations, des Provinces», explique le site de la Compagnie de Jésus. Ce grand attrait pour les périphéries le rend à cet égard très proche du pape François avec qui il tisse des liens chaleureux. 

Avec le pontife argentin, l’Espagnol partage encore un amour inconditionnel pour le Japon, terre à qui il a offert une partie de sa vie. « Les Japonais – grâce aux racines du bouddhisme – vivent avec une profonde sensibilité, une ouverture à la transcendance, à la gratuité, à la beauté qui sous-tendent les expériences humaines ». 

Son regard sur le continent asiatique est tout aussi admiratif. L’Asie « possède les sources de sagesse les plus anciennes de l’humanité », pointe-t-il. « Si Dieu a été présent, à l’œuvre, (…) en quelque partie du monde, il l’a certainement été avec une efficacité particulière en Asie ». Selon l’Espagnol, la maîtrise de soi et la discipline dont ont fait preuve les fidèles asiatiques face au tsunami ou encore à la menace nucléaire ont été significatifs voire prophétiques pour le monde. En ce temps de pandémie, la disparition soudaine de ce missionnaire pourrait nous inviter à tourner le regard vers l’Extrême-Orient et à nous mettre à l’école de cette résilience.

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