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Les trois tamis, le petit exercice à faire avant de parler

SZEMRANIE
Syda Productions | Shutterstock
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Avant de prendre la parole, Socrate, philosophe grec du Vème siècle av. J.-C connu pour ses perles de sagesse et ses dialogues mis en scène par Platon, invite à se demander si ce que l’on à dire est vrai, bon et utile.

« Avec la langue, commencent toutes les guerres », alertait le pape François lors d’une messe dans une paroisse de la banlieue de Rome le 3 mars 2019. Il avait déjà condamné auparavant « le terrorisme des bavardages » et mis en garde contre « les murmures et l’envie ». Une maladie qui ne date pas d’hier. Socrate avait déjà évoqué la règle des trois tamis. Que ce soit en famille, en couple, au travail ou avec des amis, Socrate engage à passer à travers trois tamis les paroles que l’on s’apprête à prononcer en se demandant : est-ce vrai ? Est-ce bon ? Est-ce utile ? Et si cela ne l’est pas, Socrate enjoigne à se taire et à oublier. Une bonne méthode pour éviter mensonges et médisances.

Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :
– Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
– Arrête ! Interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
– Trois tamis ? dit l’autre, empli d’étonnement.
– Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
– Non, je l’ai entendu raconter, et …
– Bien, bien. Mais assurément, tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l’autre répondit : non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire …
– Hum, dit le sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire …
– Utile ? Pas précisément.
– Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier…

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