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Et si la série Downton Abbey nous disait quelque chose de l’Évangile ?

PBS ITV
Le casting original de Downton abbey.
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So chic ! Fastes, dorures et rideaux de velours, l’immense château de Highclere offre un décor impérial pour la série télévisée anglaise Downton Abbey. Respect, entraide, bienveillance et un zeste d’humour britannique : par des dialogues édifiants, cette saga familiale de l’aristocratie des années 1920 met en valeur les relations humaines des employeurs autant que des domestiques.

« Tu en es capable, j’en suis sûre… » encourage la cuisinière Mrs Patmore, à un jeune commis doutant de ses capacités à manier le rouleau à pâtisserie. Nous sommes dans les sous-sols du prestigieux manoir anglais de Downton, en 1922. En cette soirée ordinaire, le personnel aux fourneaux s’active afin de préparer le dîner pour la famille de Lord Crawley, l’élégant comte de Grantham. Sous d’immenses tableaux de famille, la nappe immaculée est ornée de magnifiques bouquets. Bienvenue dans l’aristocratie britannique du début du XXe siècle.

Pourtant, le réalisateur de la série, Julian Fellowes, a fait le choix de mettre autant en valeur les nobles maîtres que leurs domestiques. Valets, femmes de chambre et commis de cuisine obéissent tous, dans les règles de la hiérarchie, à l’imposant majordome Mr Carson, tenant le téléspectateur en haleine de la même manière que pour la famille qui les emploie.

Sortie en 2010, la saga fut un succès en Europe et aux États-Unis. Premières automobiles, droit des femmes… À travers la vie mouvementée et attachante de la famille Crawley, on découvre l’histoire d’un début de siècle en pleine mutation. Une épopée qui commence en 1912 pour s’achever, entre drames et consolations, au milieu des années folles, en 1925. Des cuisines à la majestueuse bibliothèque, employés et gens de la haute société vont et viennent, toujours dans la bienveillance et le respect mutuels, le tout agrémenté d’un humour so british.

C’est le cas d’Alfred, le jeune commis soutenu par Mrs Patmore, qui aimerait postuler dans un luxueux hôtel de Londres. Encouragé par les employés et, suprême bénédiction, par le respectable majordome, Alfred réussira et leur en saura gré. Dans le même esprit, Mrs Hugues, l’intendante austère mais juste, voit en chacun le meilleur : elle a toujours un mot bienveillant pour chacun mais n’hésite pas à recadrer les contrevenants à la bonne marche de la maisonnée, comme M. Barrow, valet du comte volontiers arrogant. « Reprenez-vous les uns les autres avec sagesse », a dit saint Paul dans une lettre aux Colossiens.

Des valeurs proches de l’enseignement évangélique ?

Sens de l’entraide évoquant le passage biblique du bon samaritain, respect des anciens à l’image de l’apôtre Jean s’effaçant devant Pierre au tombeau, joie face au bonheur d’autrui, recherche du bien et encouragements mutuels ainsi qu’ont pu vivre les premiers chrétiens… Tout en restant très humble face à de telles comparaisons, la série ne permet-elle pas d’entrevoir des valeurs proches de l’enseignement des Évangiles qui exhortent par exemple les fidèles à « aimer leurs ennemis (saint Matthieu) » ?

Des valeurs incarnées dans la réalité de relations humaines complexes, qui n’empêchent pas les petites mesquineries et les coups bas. Car il s’agit bien d’humanité et comme partout, chacun a sa personnalité dans l’histoire de Downton : l’altière Lady Mary ne peut supporter sa sœur Édith, la comtesse douairière demeure liée corps et âmes aux valeurs traditionnelles, Tom le fidèle gendre, arrondit les angles en toutes circonstances, le valet du comte soupçonneux souffre en réalité d’être mal-aimé.

La série explore à la fois la psychologie féminine, masculine, les relations de couple, la culpabilité, le ressentiment, mais aussi le courage et la compassion. Une représentation très réaliste des rapports à l’autre, qui évite de verser dans la mièvrerie des bons sentiments en donnant au contraire du crédit aux nobles attitudes. Au fil des épisodes, la série Downton Abbey fait grandir et donne des idées pour mieux aimer.

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