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Déconfinement : les mouvements scouts planchent sur la reprise des activités et les camps d’été

SCOUTS
© Sophie Grand / SGDF
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Alors que le déconfinement progressif a débuté le 11 mai, qu’en est-il de la reprise des activités scoutes, et en particulier des camps d’été, moment fort de l’année pour de nombreux jeunes ? Éléments de réponses avec les trois principaux mouvements scouts en France..

En France, avec le déconfinement progressif qui a débuté le 11 mai, les mouvements scouts s’activent et imaginent diverses solutions pour permettre la reprise des activités dans le respect des nouvelles consignes sanitaires. Qu’en est-il des sorties et des week-ends ? Les camps pourront-ils être maintenus, sachant qu’ils rassemblent habituellement jusqu’à une quarantaine de jeunes sur le même site, voire plus lorsqu’il s’agit de camps jumelés ou de rassemblements de patrouilles libres ? Le 7 mai, le ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse publiait un protocole de réouverture des accueils de mineurs : les mesures sanitaires sont drastiques avec des règles de distanciation physique, de port de masque, de lavage des mains fréquent, de limitation maximale de prêt d’objets… Les différents mouvements scouts sont en dialogue régulier avec le ministère pour penser ces questions. « Nous allons tous avoir les mêmes problématiques », souffle-t-on du côté des Scouts unitaires de France (SUF).

SCOUTS
© Bastien Boisjot / SGDF

Chez les plus jeunes (6-12 ans), qu’ils soient louveteaux, jeannettes, farfadets ou louvettes, l’heure n’est pas encore à la reprise, que ce soit chez les Scouts et Guides de France, les SUF ou les Guides et Scouts d’Europe. Un choix motivé par la pédagogie de cette tranche d’âge qui s’appuie sur des activités de grand groupe, à la différence des scouts et guides qui alternent activités de grand groupe et en petites équipes.

Chez les 12-17 ans (scouts, éclaireurs, guides, pionniers, caravelles), la réalité est différente et dépend non seulement des mouvements mais aussi des territoires. Chez les Guides et Scouts d’Europe, certaines activités reprendront au fil de l’eau à partir du 18 mai, mais elles concernent seulement les chefs et seconds de patrouille et seront limitées à dix personnes par activité, avec la présence de majeurs. Chez les SUF, les activités pourront reprendre à partir du 18 mai, mais uniquement en zone verte, et à condition qu’un encadrant majeur soit présent et que le groupe ne dépasse pas dix personnes. Un choix qui a été motivé par la volonté d’aider les équipes à préparer leurs camps. En revanche, après avoir consulté leurs délégués territoriaux, les Scouts et Guides de France ont décidé d’attendre la deuxième partie du déconfinement pour reprendre progressivement leurs activités en « présentiel » si les conditions sanitaires le permettent.

© AGSE_Joseph Drouet

Chez les aînés (à partir de 17 ans), qu’ils soient routiers, guides-aînées, compagnons, la situation est différente puisque les groupes comptent beaucoup plus de majeurs. La plupart d’entre eux pourront donc se retrouver à nouveau, à condition de respecter les consignes sanitaires en vigueur. En revanche, ceux qui avaient prévu de partir à l’étranger pendant l’été sont invités à trouver des lieux plus proches de chez eux.

« Nous plaidons pour que les camps aient lieu parce que nous estimons que les jeunes ont vraiment besoin d’activités de plein air. »

Concernant les camps d’été, les mouvements travaillent main dans la main et en dialogue avec le gouvernement. « Les Français pourront partir en vacances en juillet et en août », a annoncé le Premier ministre jeudi 14 mai en dévoilant le plan de sauvetage du tourisme du gouvernement. Une déclaration qui a rassuré les différents mouvements sur la question des distances géographiques entre la localisation d’un groupe et son lieu de camp.

Chez les Scouts et Guides de France, un groupe de travail s’est constitué et travaille précisément sur le sujet des camps depuis deux semaines. S’ils ont bien lieu, l’enjeu est de permettre à 100% des unités de partir. « Tant que l’on ne nous a pas dit que nous ne pouvions pas faire de camps, nous les maintenons et nous attendons les décisions gouvernementales. Nous plaidons pour que les camps aient lieu parce que nous estimons que les jeunes ont vraiment besoin d’activités de plein air et nous souhaitons que le ministère considère les camps comme des lieux de confinement en eux-mêmes », fait-on savoir chez les Scouts et Guides de France. Dans ce cas, l’application des gestes barrières, compliqués à mettre en place dans ce contexte, serait à observer à l’extérieur du lieu de camp. Comment en effet imposer une distance d’un mètre entre chaque personne dans une tente où dorment six jeunes ? Un protocole sanitaire, actuellement en cours de préparation avec des médecins, va être proposé au ministère.

SCOUTS
© Bastien Boisjot / SGDF

Chez les Guides et Scouts d’Europe, les camps continuent à se préparer mais les chefs sont encouragés à les décaler à la fin du mois de juillet ou au mois d’août dans la mesure du possible. Certains rassemblements, comme le camp du réseau Étoile de l’Espérance, qui rassemble près de 450 guides, ont d’ores et déjà été annulé. En revanche, le camp de l’Araignée, qui réunit quelque 500 scouts, se maintient pour l’instant dans le Morvan.

© LA TOILE SCOUTE
Rassemblement des Scouts unitaires de France - Toussaint. 2019.

Une autre question subsiste, celle de la formation des chefs. En effet, pour superviser les camps, chefs et cheftaines doivent participer en amont à des camps préparatoires au cours desquels on les forme à l’encadrement de jeunes. Un bon nombre de ces formations devait avoir lieu pendant les vacances de printemps. Les Scouts et Guides de France ont donc demandé au ministère l’adaptation des délais administratifs concernant les déclarations de camps ainsi qu’une plus grande souplesse pour la formation des chefs. En parallèle, ils travaillent sur des scénarios de renforcement de formations. Le mouvement imagine également d’autres formats, notamment des camps avec plusieurs unités sur le même lieu et le taux d’encadrement correspondant. Un quart de ses unités risque en effet de rencontrer des difficultés pour partir en camp, que ce soit parce que les chefs manquent de formation ou parce que les camps étaient prévus à l’étranger. Chez les Scouts unitaires de France, plusieurs chefs ont pu se former à distance via Skype et recevoir des équivalences qui leur permettront d’encadrer des camps cet été. Si les questions sont nombreuses, le positionnement des mouvements devrait pouvoir être plus précis à partir du 2 juin.

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