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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »

FRINEDS
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique. Aujourd’hui : « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ».

Ne jamais perdre espoir ni se décourager, même quand tout semble aller très mal !  Ce message plein d’optimisme, si fréquemment utilisé, ne date pas d’hier puisque l’on trouve son origine dans l’Ecclésiaste, l’un des livres de Sagesse de l’Ancien Testament : « Pour celui qui reste avec tous les vivants il y a de l’espoir : chien vivant vaut mieux que lion mort » (Qo 9, 4)

Bien qu’il soit relativement court (il ne comprend que 12 chapitres), l’Ecclésiaste ou Qohélet (du nom hébreu de l’auteur) n’a pas fini de révéler ses secrets et sa complexité continue de fasciner lecteurs et exégètes. Si la tradition l’attribue à Salomon, l’hypothèse est cependant peu probable car le roi le plus sage de l’Ancien Testament a vécu autour du Xème siècle av. J.-C. tandis que le livre daterait du IIIème siècle av. J.-C. Son auteur, le sage Qohélet, se place en observateur de tout ce qui se passe « sous le soleil », c’est-à-dire ici-bas, dans le monde des humains, et s’interroge sur le sens de la vie.

Malgré un regard souvent désabusé et négatif sur les hommes et la société, sa réflexion invite à aborder l’existence avec sérénité en dépit de toutes ses difficultés. Il s’agit de vivre l’instant présent et d’accueillir chaque bonheur, chaque joie simple, au moment où ils se présentent, comme un don de Dieu.

Mieux vaut mener une vie « dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité »  (1Tm 2, 2) à l’image du chien, considéré à l’époque de Qohélet comme un animal de peu d’importance, qu’une vie de faste et d’apparences comme le lion, symbole de richesse et de puissance. Reconnaître la vanité de toute chose terrestre permet d’alléger son cœur et de s’en remettre à Dieu en toute confiance. Qohélet est sûr de la justice divine car « Tout est là pour l’homme. Dieu mettra en jugement toutes les actions, tout ce qui est caché, bon ou mauvais ». (Qo 12, 13-14).

Rembrandt (1606-1669) Parabole de l’homme riche - 1627 - Huile sur bois - 31,9 x 42,5 cm Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie © bpk / Gemäldegalerie, SMB / Jörg P. Anders
Rembrandt (1606-1669) Parabole de l’homme riche - 1627 - Huile sur bois - 31,9 x 42,5 cm Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie © bpk / Gemäldegalerie, SMB / Jörg P. Anders

« C’est l’espérance qui soutient la vie »

Le pape François porte quant à lui un regard assez original sur l’expression. Lors d’une audience générale en septembre 2017, le Saint Père, évoquant le mythe du vase de Pandore dont l’ouverture déclenche de nombreux malheurs sur le monde, a rappelé que seule l’espérance reste au fond du vase.

« Ce mythe nous raconte pourquoi l’espérance est si importante pour l’humanité. Ce n’est pas vrai que « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », comme on a l’habitude de le dire. Ce serait plutôt le contraire: c’est l’espérance qui soutient la vie, qui la protège, qui la conserve et la fait croître. Si les hommes n’avaient pas cultivé l’espérance, s’ils ne s’étaient pas accrochés à cette vertu, ils ne seraient jamais sortis des cavernes, et n’auraient pas laissé de trace dans l’histoire du monde. C’est ce qui peut exister de plus divin dans le cœur de l’homme ».