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Déployer une pastorale de la visitation

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Le temps de l’épreuve qui se prolonge est celui de la conversion. L’Église a besoin de préparer l’après-pandémie en se purifiant. Quand cela est possible, l’évêque de Grenoble invite ses prêtres à célébrer l’Eucharistie à domicile et les chrétiens de son diocèse à se retrouver en fraternités locales.

Alors que les évêques de France avaient proposé au gouvernement un plan de déconfinement qui aurait permis de reprendre la célébration de l’Eucharistie dans les églises, avec des assemblées réduites, après le 11 mai, les décisions gouvernementales ont maintenu, pour les cultes, le statu quo du confinement. Nous prenons acte, après avoir manifesté notre déception et une certaine incompréhension. (Le gouvernement a depuis envisagé une reprise des messes publiques à partir du 29 mai, ndlr.)

L’Eucharistie à domicile

Maintenant, que faire ? Certainement pas attendre passivement le 2 juin. Notre mission est de faire grandir les baptisés dans la foi, l’espérance et la charité, et dans une vie au souffle de l’Esprit Saint, avec les « moyens du bord ». Nous avons à préparer les communautés à l’après-pandémie ; alors les chrétiens seront sans doute encore plus sollicités dans le don d’eux-mêmes et le partage des biens. Ne cherchons pas à revenir à nos habitudes d’avant, mais allons courageusement à la suite du Seigneur qui nous désinstalle et nous remet sur les routes d’un monde instable, au cœur d’une création dans les douleurs de l’enfantement. Nous venons d’une Église bien établie, bien installée, nous allons vers l’inconnu, comme des pauvres pèlerins que nous sommes, mais le Seigneur sait où Il nous conduit.

Si les circonstances le permettent, et en évitant les dérives claniques et les jalousies dans les communautés, les prêtres pourront célébrer l’Eucharistie à domicile.

Dès le 11 mai, j’encourage les prêtres à développer une pastorale de la visitation, en commençant par les personnes les plus isolées ; dans certaines circonstances, par exemple pour les malades, ils pourront donner la communion, mais je ne souhaite pas une distribution systématique de la communion. Si les circonstances le permettent, et en évitant les dérives claniques et les jalousies dans les communautés, les prêtres pourront célébrer l’Eucharistie à domicile. Les chrétiens peuvent eux aussi faire des visites en se faisant proches de ceux qui sont en détresse. Je les encourage à se retrouver en fraternités locales autour de la Parole de Dieu, comme je les y invite depuis plusieurs années, à condition de respecter le nombre de dix et les consignes sanitaires. Ils peuvent ainsi communier au Pain de Vie à la table de la Parole et fortifier leurs relations fraternelles ; c’est le moyen par excellence de se préparer à une vraie communion eucharistique quand elle sera possible.

Se convertir

Cette épreuve met nos cœurs à nu et nous conduit à un examen sérieux de notre lien au Christ, de notre attachement à l’Église, de la manière dont nous recevons les sacrements ; elle interroge nos faims et nos soifs ; notre capacité à nous donner à Dieu et aux autres. Elle est donc un appel à une conversion radicale, c’est pourquoi elle dure au-delà du carême. Nous aurions tellement aimé reprendre nos vieilles habitudes comme chaque année à Pâques !

N’aurions-nous pas utilisé Dieu pour satisfaire d’autres faims et d’autre soifs que celle de Dieu Lui-même ? 

C’est dans la mesure où nous acceptons de vivre cette Pâque jusqu’au bout que notre message sera audible et crédible. Depuis des années déjà, de plus en plus de nos contemporains cherchent autre chose que l’accumulation des biens de consommations ; ils ont compris, parfois à travers des expériences douloureuses, que « l’homme ne vit pas seulement de pain », pour reprendre les paroles de Jésus. Pourtant, ils ne se précipitent pas à l’église, même si le nombre des catéchumènes adultes ne cesse d’augmenter. Pourquoi la faim spirituelle de notre monde se disperse-t-elle autant, parfois dans des spiritualités de pacotilles ? Je voudrais mettre en perspective de cette question une autre question : pourquoi toutes ces révélations sordides dans l’Église catholique, ces dernières années, y compris dans des communautés porteuses d’espérance ? N’aurions-nous pas utilisé Dieu pour satisfaire d’autres faims et d’autre soifs que celle de Dieu Lui-même ? 

Au bout de l’épreuve

Des purifications importantes étaient inévitables. L’Église est secouée, Elle passe à la lessiveuse, si je peux me permettre cette expression. Elle a perdu beaucoup d’influence dans la société, non seulement à cause des anticléricaux, mais à cause de ses propres péchés. Le confinement actuel est sans doute une étape de la purification nécessaire. Les humiliations conduisent, dit-on, à l’humilité ! Il nous faut donc accepter d’aller jusqu’au bout de l’épreuve qui nous est proposée pour retrouver un peu de crédibilité et témoigner que Jésus est le Pain Vivant qui, Seul, comble vraiment la faim de l’être humain et le conduit à sa plénitude.

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