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Couple : suivez le conseil de Bourvil pour vivre l’après-confinement

Bourvil et Andréa Parisy à l'aéroport d'Amsterdam le 20 mars 1967.
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Pour la grande majorité des couples, le confinement offre du temps à deux. Et si c’était l’occasion de faire l’expérience de la tendresse, et ainsi de remplir à ras bord le réservoir affectif de son conjoint ?

« Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien… on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long »,

chantait magnifiquement Bourvil en 1963 dans son titre La Tendresse, repris de nombreuses fois depuis. Œuvre visionnaire ! Une chanson qui résonne de manière particulière en ces temps de confinement, affirmant qu’il est plus difficile de vivre sans tendresse plutôt que de « rester des semaines sans rien faire ». Une ode à la tendresse qui rejoint en tous points l’invitation de Bérengère de Charentenay, conseillère conjugale et familiale au cabinet Raphaël, à expérimenter cette forme d’affection gratuite et bienveillante pendant le confinement : « Pendant ce temps de confinement, au lieu de remplir nos placards, remplissons nos réservoirs de tendresse ! » engage-t-elle. Elle fait en ce sens référence à un concept élaboré par Gary Chapman, thérapeute américain connu pour son best-seller Les cinq langages de l’amour, mesurant le besoin de se sentir aimé à l’aide d’un réservoir affectif. En effet, selon lui, le besoin de se sentir aimé par son conjoint est au centre des désirs conjugaux. Il imagine donc une sorte de « réservoir émotionnel », qui, selon les aléas de la vie conjugale, se remplit ou se vide.

Or cultiver la tendresse contribue grandement à alimenter le réservoir affectif de son conjoint. Et le temps du confinement est le moment idéal pour le remplir à ras bord, pour faire concrètement l’expérience de tous les bienfaits que cela apporte à la relation de couple et prendre ainsi une excellente habitude pour l’après-confinement. « Apprivoiser la tendresse, ce n’est pas toujours facile », confie Bérengère de Charentenay à Aleteia. « Mais plus on l’expérimente, plus on en usera par la suite ». Concrètement, elle se vit et se partage à travers des mots, des gestes, des actes, des attentions, des silences habités, des regards… Demandons-nous, chaque jour : « Qu’est-ce que j’ai reçu aujourd’hui comme tendresse ? », pour prendre conscience que notre propre réservoir se remplit, et « Qu’est-ce que j’ai envie d’offrir aujourd’hui comme tendresse à l’autre ? », pour abonder celui de son conjoint.

Dépasser ses freins

Il peut exister des freins à donner de la tendresse. Par pudeur, par peur de l’érotisation de la relation, peur de montrer ses émotions, de se montrer faible, fragile, ou bien parce que l’on sent de la méfiance ou de la résistance chez l’autre. Cependant, la conseillère exhorte à dépasser ces peurs et de découvrir ce beau cadeau qu’est la tendresse dans le couple. Car les bienfaits de la tendresse sont innombrables. Elle permet d’accueillir le ressenti, le vécu, les émotions de l’autre. Elle fait de nous des êtres humains. Elle permet à l’autre de se sentir exister, aimé, valorisé, elle apporte de la sécurisation, elle soulage les craintes d’isolement, d’abandon. Un langage de l’amour très riche, source d’une plus grande harmonie conjugale. Il suffit d’oser, et pourquoi pas, de prier, toujours avec Bourvil :

« Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours »